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Zoom lance ses propres « Google Docs » et des avatars IA pour vos réunions

Zoom lance ses propres « Google Docs » et des avatars IA pour vos réunions
Zoom lance ses propres « Google Docs » et des avatars IA pour vos réunions

Zoom a profité d’Enterprise Connect 2026 pour dévoiler une salve de nouveautés IA qui montrent une ambition bien plus large que la simple réunion vidéo. La société va lancer ses avatars IA photoréalistes plus tard en mars, préparer AI Docs, AI Sheets et AI Slides pour le printemps 2026, étendre AI Companion 3.0 à davantage de surfaces, proposer un constructeur d’agents IA sans code et activer une traduction vocale en direct dans les réunions.

Des avatars IA enfin prêts pour Zoom Meetings

La nouveauté la plus visible concerne les avatars IA. Zoom annonce des avatars réalistes et stylisés capables de reproduire l’apparence d’un utilisateur ainsi que ses expressions, ses mouvements des lèvres et ses mouvements des yeux.

L’entreprise les présente comme une solution pour participer à des réunions même lorsqu’on n’est pas « camera-ready », et leur arrivée est prévue dès mars 2026. Zoom prévoit aussi leur usage dans Zoom Clips, où ils pourront transformer des présentations en vidéos multilingues.

Realistic and stylized avatars i

Zoom ajoute en parallèle une fonction de détection du risque de deepfake dans les réunions. Le système doit fournir des alertes en temps réel lorsqu’un audio ou une vidéo synthétique est détecté, avec un déploiement attendu en avril 2026. C’est une réponse assez logique au moment même où la plateforme introduit des avatars toujours plus crédibles.

Zoom lance aussi ses propres Docs, Sheets et Slides dopés à l’IA

L’autre annonce forte, c’est l’arrivée d’une suite bureautique maison composée de AI Docs, AI Sheets et AI Slides. Zoom parle de « AI-first canvases », c’est-à-dire d’espaces de travail capables de transformer le contexte des réunions, notes et conversations en livrables prêts à l’emploi. AI Docs doit structurer des idées et des informations éparpillées, AI Sheets doit automatiser saisie, nettoyage et analyse de données, tandis que AI Slides doit produire des présentations en quelques minutes. La disponibilité est annoncée en preview au printemps 2026.

AI Slides

Sur le fond, Zoom ne semble pas vouloir remplacer frontalement Microsoft 365 ou Google Workspace, mais plutôt injecter la création assistée directement dans son propre flux de collaboration.

C’est une manière de faire de Zoom un lieu où l’on ne se contente plus de discuter du travail, mais où l’on commence aussi à le produire. Cette lecture est une inférence à partir des descriptions officielles de Zoom sur ses nouveaux « AI-first canvases ».

AI Companion 3.0 s’étend bien au-delà du web

Zoom confirme aussi l’extension de AI Companion 3.0 à l’application Zoom Workplace, à Zoom Phone et à Workvivo. Jusqu’ici plus limité, AI Companion 3.0 devient une interface conversationnelle centrale pour récupérer des insights, lancer des workflows et exploiter le contexte issu des conversations, fichiers et applications connectées. Zoom précise d’ailleurs que ses utilisateurs actifs mensuels pour AI Companion ont plus que triplé sur un an au T4 FY26.

AI Companion tab in Zoom Workpla

La société veut clairement faire glisser AI Companion d’un rôle d’assistant de résumé vers un rôle plus opérationnel. Zoom parle d’un « system of action », autrement dit d’une IA qui ne se contente plus de synthétiser une réunion, mais peut aussi aider à déclencher la suite.

Des agents IA créés en langage naturel

Pour suivre la tendance de l’IA agentique, Zoom introduit des agents personnalisés et des workflows avec un builder no-code. L’entreprise explique qu’il sera possible de créer, personnaliser et gérer ces agents à partir de modèles prêts à l’emploi pour des équipes comme les ventes, le marketing ou l’IT. Zoom cite des usages comme la mise à jour d’un CRM, la génération de rapports ou l’exécution de tâches post-réunion. Certaines de ces fonctions sont attendues en avril 2026.

Zoom précise aussi que ces agents pourront s’appuyer sur des connecteurs tiers et des services comme Salesforce, Slack, ServiceNow, Box ou Google Drive, afin d’aller chercher des données et déclencher des actions au bon endroit. Là encore, l’idée est moins de faire un chatbot de plus que de proposer une couche d’automatisation entre les conversations et les outils métier.

Une traduction vocale en direct pour les réunions

Autre ajout important : Voice Translator. Zoom annonce une traduction audio en direct dans les réunions, avec l’objectif de permettre à chacun de parler dans sa langue préférée pendant que les autres entendent une traduction en temps réel. La bêta doit commencer à être déployée en mars 2026, avec des limitations au départ.

Si cette fonction tient ses promesses, elle pourrait devenir l’une des plus concrètes de l’annonce, notamment pour les entreprises internationales. C’est aussi un domaine où la valeur se mesure immédiatement à l’usage, bien plus qu’avec certaines promesses plus abstraites autour des agents IA. Cette remarque relève d’une analyse, pas d’une affirmation officielle de Zoom.

Zoom veut devenir une plateforme de travail complète

Pris ensemble, ces lancements montrent que Zoom poursuit sa transformation en plateforme de productivité et d’exécution, et non plus seulement en outil de visioconférence. L’entreprise unifie aussi son design sur desktop, mobile et web, ajoute une nouvelle expérience de chat avec résumés et messages clés, et ouvre en parallèle ses briques IA aux développeurs via de nouvelles Zoom AI Services pour la parole, le langage et d’autres capacités IA.

En clair, Zoom essaie de se repositionner sur le même terrain que les grands écosystèmes de travail augmentés par l’IA. La différence, c’est que la société part de la réunion comme point d’entrée, puis construit autour toute une couche de création, d’automatisation et d’assistance. Reste maintenant à voir si ces nouveautés seront assez solides pour faire de Zoom autre chose qu’un très bon outil de visioconférence.

Tags : Zoom
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.