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Project Toscana : Google prépare un « Face ID » infaillible pour Pixel et Chromebook

Project Toscana : Google prépare un « Face ID » infaillible pour Pixel et Chromebook
Project Toscana : Google prépare un « Face ID » infaillible pour Pixel et Chromebook

Google serait en train de corriger l’un de ses angles morts historiques : la Reconnaissance faciale des Pixel, encore trop dépendant de la lumière. D’après Android Authority, qui révèle l’existence d’un projet interne baptisé « Project Toscana », la firme testerait une reconnaissance faciale « avancée » à la fois sur Pixel et sur Chromebooks — avec un niveau de fiabilité qui rappellerait, selon leur source, la rapidité du Face ID d’Apple.

Une Reconnaissance faciale qui marche (vraiment) dans le noir

Le constat est simple : les récents Pixel disposent d’une reconnaissance faciale surtout « confort », utile en pleine lumière, mais moins crédible dès que l’éclairage se complique. Le Project Toscana viserait justement à rendre la reconnaissance robuste en conditions difficiles, au point d’avoir été testée sur un Pixel à simple poinçon et sur deux Chromebooks (avec des caméras externes) dans des environnements lumineux variés.

Ce détail (Chromebooks) est loin d’être anecdotique : Google semble vouloir une brique biométrique commune entre Android et ChromeOS — un mouvement cohérent avec sa stratégie d’écosystème.

Le mystère du poinçon : comment obtenir une « équivalence du Face ID » sans l’arsenal Face ID ?

C’est là que l’histoire devient fascinante. Apple s’appuie sur un système matériel dédié (projection de points infrarouges + caméra IR) pour produire une carte de profondeur du visage, ce qui explique aussi l’espace requis en façade.

Or, dans le récit d’Android Authority, la démo du Project Toscana fonctionnerait sur un Pixel à caméra frontale unique, sans mention explicite d’un module IR visible.

Deux explications plausibles (et compatibles entre elles) ressortent des indices :

  1. Du matériel « invisible » ou discret : un émetteur IR (ou un capteur/filtre NIR) intégré de façon moins apparente, éventuellement sous verre/écran — une piste évoquée depuis longtemps pour un retour d’une reconnaissance faciale plus « dure » chez Google.
  2. Un combo computationnel plus musclé : vérifications de présence, ISP plus avancé, sécurisation via enclave/TEE, et une exploitation plus intelligente du signal caméra — ce qui collerait avec les rumeurs autour d’une future génération Pixel (souvent citée comme Pixel 11) visant une solution « à la Face ID ».

À ce stade, impossible de trancher : la fuite ne confirme ni capteur ToF, ni projecteur IR dédié, ni « matériel caché ». Mais, le fait que Google teste aussi sur Chromebook suggère une ambition : authentification forte, pas juste un déverrouillage « pratique ».

Pourquoi Google fait ça maintenant ?

Parce que l’usage a changé. Entre paiements, passkeys, et protection des comptes, la biométrie n’est plus un petit truc : c’est une porte d’entrée de sécurité. Et sur Android, l’écart de perception avec Face ID reste tenace, notamment quand la lumière tombe ou quand les conditions ne sont pas « studio ».

En visant Pixel et Chromebook, Google pourrait aussi ouvrir un scénario très concret : déverrouiller son téléphone et son laptop avec la même logique, et standardiser des API/attestations biométriques plus solides pour les apps.

Si Google réussit, ce ne sera pas juste une revanche technique sur Apple : ce sera un signal que l’Android premium est prêt à traiter la biométrie comme Apple le fait depuis des années — non pas comme une option, mais comme une fondation.

Tags : GoogleProject Toscana
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.