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PS6 : Sony envisagerait un lancement en 2028 ou 2029, l’IA créant une tension mondiale sur la mémoire

PS6 : Sony envisagerait un lancement en 2028 ou 2029, l’IA créant une tension mondiale sur la mémoire
PS6 : Sony envisagerait un lancement en 2028 ou 2029, l’IA créant une tension mondiale sur la mémoire

On s’était habitué à un rythme presque mécanique : une génération PlayStation, puis la suivante environ sept ans plus tard. Mais si l’on en croit plusieurs sources concordantes, Sony pourrait casser ce cycle.

En cause, non pas un manque de jeux ou d’ambition, mais un effet domino venu d’ailleurs : l’explosion des data centers IA, et la bataille mondiale pour la mémoire.

PS6 : Une fenêtre 2028–2029 sur la table

D’après un rapport de Bloomberg, Sony envisagerait de repousser l’arrivée de sa prochaine PlayStation, alias PS6, à 2028, voire 2029, alors qu’un scénario « classique » aurait plutôt pointé vers 2027 (PS5 lancée en novembre 2020). Il s’agit d’un décalage directement lié à la tension sur les composants mémoire, à un niveau qui commence à affecter les plans de toute l’industrie hardware.

Et ce n’est pas un ballon d’essai isolé : la même rumeur circulait déjà ces derniers mois, reprise aujourd’hui.

Le cœur du problème tient en trois lettres : HBM (High-Bandwidth Memory) — la mémoire très haut débit utilisée par les accélérateurs IA. Les hyperscalers et géants tech multiplient les achats de GPU/ASIC pour entraîner et faire tourner des modèles, et chaque génération réclame plus de mémoire.

Conséquence, les fabricants réorientent une partie de leurs capacités vers ces puces à forte valeur ajoutée, au détriment de la mémoire plus « standard » (DRAM) qui se retrouve sous pression côté prix et volumes. Dans le même mouvement, Samsung a récemment communiqué sur l’expédition de ses HBM4, signe que la course à la mémoire IA s’accélère encore.

Des signaux côté chaîne d’approvisionnement indiquent aussi des hausses de prix et phénomènes de sur-réservation/hoarding qui pèsent déjà sur l’électronique grand public. 

Une décision défensive… pour éviter un « PS5 bis »

On comprend vite l’équation côté Sony : Lancer une console quand la mémoire coûte cher, c’est risquer un prix public plus élevé, et lancer une console quand l’offre est contrainte, c’est risquer des stocks limités — et revivre le traumatisme des débuts de la PS5 (pénuries, scalping, disponibilité erratique). Dans ce contexte, attendre peut devenir un choix stratégique : lisser les coûts, sécuriser les volumes, et arriver avec une machine mieux positionnée, plutôt que de forcer un lancement « dans le mur » des composants.

Si la PS6 se décale vers 2028/2029, la PS5 pourrait bénéficier d’une longévité plus confortable. Pour les studios, c’est potentiellement une bonne nouvelle : plus de temps pour exploiter le hardware, étaler les gros projets, et éviter une transition trop rapide vers une nouvelle base installée.

Mais, l’enjeu n’est pas que technique : un cycle prolongé rebat aussi les cartes côté concurrence et services (abonnements, cloud, PC, cross-gen). En clair, la « prochaine ère PlayStation » pourrait moins dépendre d’une date de sortie que de la manière dont Sony maintient l’élan d’ici là.

Pour l’instant, Sony n’a rien confirmé. Mais si ces signaux se vérifient, l’IA n’est plus seulement un sujet logiciel : elle est en train de reprogrammer le calendrier du hardware.

Tags : PlayStation 6PS6Sony
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.