À mesure que les smartphones grignotent le terrain des caméras compactes, DJI n’a plus le luxe du simple rafraîchissement annuel. Si la Osmo Pocket 4 arrive comme le suggèrent plusieurs fuites, l’ambition est claire : reprendre l’avantage là où les créateurs souffrent vraiment — qualité vidéo en conditions difficiles, cadrage vertical natif, contrôles plus rapides, et (enfin) une solution crédible à la question du zoom.
Mais avant de s’emballer : tout ce qui suit reste au stade de rumeurs. Les sources s’appuient sur des documents et « leaks » plus ou moins solides, et DJI n’a rien officialisé.
Deux modèles en préparation : Osmo Pocket 4 « standard » et une Osmo Pocket 4 Pro plus ambitieuse
Plusieurs sites et fuites convergent vers une stratégie à deux variantes : une version standard, et une Osmo Pocket 4 Pro qui introduirait un changement majeur de philosophie (notamment via une approche « double capteur/double optique »).
La version Pro est régulièrement associée à une configuration à deux caméras (l’idée la plus crédible : deux focales distinctes — grand-angle + télé/zoom — plutôt qu’un simple « capteur bonus »).
Des contenus « leak » vont jusqu’à évoquer une Pocket 4P (nomenclature) dans des mentions liées à des documents FCC — à prendre avec prudence, mais cela explique pourquoi le thème « Pro » revient avec insistance.
Pourquoi DJI ferait ça ? Parce que la Pocket 3 a prouvé qu’il existe deux usages :
- ceux qui veulent une caméra « toujours sur soi » ultra simple,
- ceux qui veulent une mini-caméra « ciné » de poche, mais butent sur les limites (zoom, recadrage, polyvalence).
6K, 1 pouce, 10-bit : la Osmo Pocket 4 viserait le vrai confort de post-prod
La rumeur la plus « bankable » côté direction produit, c’est la montée en gamme vidéo : le 6K revient souvent dans les fuites — surtout comme levier de recadrage (vertical/horizontal) et de stabilisation sans sacrifier le détail.
Et, c’est cohérent avec la trajectoire DJI : la Osmo Pocket 3 a déjà fait un saut déterminant avec un capteur 1 pouce et le 4K/120 fps, tout en mettant en avant le profil D-Log M en 10 bits.
Si DJI conserve cette base (1 pouce) mais pousse la lecture capteur, le traitement et les profils couleur, le bénéfice est immédiat pour les créateurs :
- marge de recadrage pour Shorts/TikTok/Reels sans que l’image « s’effondre »
- look plus propre en basse lumière (moins de bruit, plus de tenue des couleurs)
- étalonnage plus souple (10-bit/log) pour ceux qui travaillent vite mais propre
À noter : certaines rumeurs parlent aussi d’une « touche Hasselblad ». C’est séduisant sur le papier, mais moins vérifiable à ce stade (et souvent utilisé comme raccourci marketing par les sites de rumeurs).
Le vrai sujet : le vertical natif, ou comment DJI veut coller aux usages 2026
DJI a déjà compris le signal avec l’écran rotatif de la Pocket 3 : la création n’est plus « horizontal d’abord ». Là où la Osmo Pocket 4 pourrait franchir un cap, c’est en allant au-delà du simple confort de cadrage et en proposant du vertical natif plus « propre » (moins de crop, moins de compromis), surtout si le 6K est bien de la partie.
En clair : DJI chercherait à transformer une contrainte (le vertical) en workflow naturel, plutôt qu’en mode bricolage.
Stabilisation et tracking : l’évolution attendue, mais pas la plus décisive
Les fuites parlent d’une stabilisation renforcée et d’un tracking plus robuste. C’est presque inévitable : c’est l’ADN DJI, et c’est aussi là que la Osmo Pocket gagne ses points « wow » en magasin.
Cela dit, le vrai enjeu en 2026 n’est pas « stabiliser mieux » — c’est stabiliser + cadrer + s’adapter aux scènes réelles : marche, foule, faible lumière, contre-jour, changement d’orientation, et surtout moins d’interactions tactiles quand on filme.
Timing et prix : beaucoup de bruit, peu de certitudes
Sur le calendrier, on voit passer plusieurs scénarios : début 2026, parfois avril. La seule chose raisonnable à en tirer : la machine à rumeurs s’accélère, et l’on commence à voir des mentions de type certification/FCC dans certains relais.
Côté prix, même logique : certains parlent d’un ticket autour de 550–650 dollars pour la version standard et d’un palier supérieur pour la Pro. À ce stade, ce sont des estimations de positionnement, pas des informations fiables.
Le marché est clair : Insta360, Sony ZV, et une concurrence qui tente d’attraper le créneau « qualité + simplicité ». DJI, lui, a un avantage : le gimbal et la maîtrise du mouvement.
Si la Osmo Pocket 4 tient trois promesses — 6K utile, vertical pensé comme un format natif, Pro variant avec vraie polyvalence optique — alors DJI ne sort pas juste une caméra : il sort un workflow.
Et c’est souvent ça, la différence entre un gadget sympa… et un outil qui finit dans le sac tous les jours.



