Copilot n’essaie plus seulement d’être « le chat IA de Microsoft ». Avec une salve de nouveautés centrées sur la mémoire, l’organisation des conversations et une mise à niveau macOS/iPhone, l’assistant prend une trajectoire plus ambitieuse : devenir un compagnon persistant, moins frictionnel, plus proche d’un outil de travail que d’une boîte de dialogue jetable.
Copilot : une mémoire plus « utilisable », mais (enfin) contrôlable
Le point le plus structurant, c’est ce mode de mémoire avancée en test : Copilot peut retenir des préférences et des informations récurrentes au lieu de repartir à zéro à chaque session.
Microsoft insiste toutefois sur un élément clé : la gouvernance côté utilisateur. L’idée n’est pas que Copilot « sache des choses », mais que vous puissiez voir ce qu’il retient, éditer/supprimer et désactiver la mémoire si vous le souhaitez — avec une logique de transparence déjà décrite par Microsoft dans ses communications sur Copilot Memory.
À noter : le déploiement serait progressif, avec les États-Unis mis en avant comme point de départ pour certaines fonctions avancées — ce qui explique pourquoi deux comptes Copilot peuvent donner l’impression de ne pas vivre la même époque.
Les chats épinglés : petit détail, gros effet
C’est typiquement le genre de fonction « banale » qui change tout à l’usage : épingler des conversations pour garder en haut vos fils importants (brief en cours, checklist, draft d’article, plan de projet). Microsoft a confirmé ce point à Windows Latest.
On voit bien la philosophie : moins de temps à retrouver le bon contexte, plus de temps à produire.
Des entrées plus longues : Copilot accepte enfin le « vrai monde »
Autre friction qui saute : la limite de longueur. Copilot supporterait désormais au moins 10 240 caractères pour les gros blocs (notes de réunion, mails interminables, brouillons, cahiers des charges). Et si vous collez un pavé trop massif, Copilot peut le convertir en fichier texte automatiquement — une manière propre de préserver la source sans polluer le fil.
Dans la même veine, Windows Latest évoque des fonctions autour du résumé de conversations de groupe et de la sauvegarde sous forme de page/artefact — utile pour transformer un chat chaotique en livrable lisible (itinéraire, synthèse, plan d’action).
macOS et iPhone : la « parité » devient un sujet stratégique
Le succès surprise, c’est clairement l’axe Apple. Sur macOS, Copilot reçoit une mise à jour destinée à réduire les écarts fonctionnels, avec notamment des capacités d’export (PDF, Word, PowerPoint, Excel) et un ensemble d’outils supplémentaires pour rapprocher l’expérience de celle sur Windows.
Côté iPhone, l’arrivée d’un widget (deux tailles) est un signal simple : Microsoft veut que Copilot devienne un point d’entrée — pas une app qu’on ouvre « quand on y pense ».
En toile de fond, Microsoft avait déjà commencé à muscler Copilot sur Mac ces derniers mois (app native, raccourcis, fonctions de productivité), mais la direction se clarifie : Copilot doit être cohérent partout, sinon il perd la bataille de l’habitude.
Ce que ça raconte (vraiment) de la stratégie Microsoft
Derrière la liste de fonctionnalités, il y a une thèse : l’IA utile n’est pas seulement « plus intelligente » — elle est mieux intégrée, mieux organisée, plus persistante.
La mémoire pousse Copilot vers une logique d’assistant qui suit votre style et vos routines, les chats épinglés et la gestion des gros inputs transforment Copilot en outil de flux, pas en gadget, et la montée en puissance sur macOS/iOS est une réponse directe à la réalité du marché : les usages pros sont hybrides, et la moindre rupture d’expérience coûte cher.
Copilot ne cherche plus seulement à « répondre ». Il cherche à rester.



