Depuis quelques jours, une rumeur tourne en boucle sur Reddit, Hacker News et X : Microsoft aurait rebaptisé « Microsoft Office » en Microsoft 365 Copilot.
L’histoire est suffisamment plausible — Microsoft colle « Copilot » partout — pour devenir virale. Problème : c’est faux. Et pourtant, si tout le monde s’y est laissé prendre, c’est aussi parce que Microsoft entretient elle-même l’ambiguïté.
D’où vient la confusion : Office.com, ce piège parfaitement « Microsoft »
Le malentendu part d’un endroit très concret : Office.com. Le site affiche un message du type « L’application Microsoft 365 Copilot (anciennement Office) », ce qui ressemble, pour un utilisateur normal, à un renommage global d’Office. Or, Microsoft parle ici… de l’app « hub », l’application passerelle qui regroupe accès à Word, Excel, PowerPoint et Copilot, pas de la suite bureautique elle-même.

Le vrai pivot date de ce mois-ci : Microsoft a rebaptisé l’application « Microsoft 365″ (anciennement « Office ») en « Microsoft 365 Copilot » sur Web, mobile et desktop. Autrement dit, Microsoft a renommé le conteneur, pas les apps historiques.
Microsoft insiste : aucun renommage récent de Word, Excel, PowerPoint. Et la suite (et l’abonnement) s’appelle toujours Microsoft 365 — ce qui n’empêche pas la marque de vendre en parallèle un Office 2024 « à l’ancienne », sans logique cloud identique.
Copilot partout, clarté nulle part
Ce mini-psychodrame dit quelque chose de plus large : Microsoft n’est plus en train de « rajouter de l’IA » à Office, il est en train de rebâtir son identité produit autour de Copilot. Le problème, c’est la mécanique : quand vous renommez le hub, gardez l’abonnement en Microsoft 365, maintenez Office comme produit perpétuel, et continuez d’utiliser Office.com comme porte d’entrée… vous fabriquez un écosystème où la vérité technique est correcte, mais l’expérience de marque est incompréhensible.
Pour les pros (IT, achats, formation), ce n’est pas anecdotique : chaque flou se transforme en tickets support, en incompréhension sur les licences, et en résistance au changement. Pour le grand public, c’est encore plus simple : si même les utilisateurs « tech-savvy » se font piéger, c’est que le naming est devenu un produit à part entière — et pas forcément le meilleur.



