À Las Vegas, pour le CES 2026, Acer ne se contente plus d’ajouter « AI » à ses fiches techniques : la marque déroule une stratégie complète, où chaque famille — Swift, Predator, Nitro, Aspire — incarne une manière différente de vivre le PC à l’ère Copilot+.
Le résultat ressemble à un catalogue très large… mais tenu par une même obsession : embarquer plus de calcul local, plus d’assistance « on-device », et des interfaces qui collent aux usages.
Une offensive « AI PC » à plusieurs vitesses (et quelques nuances côté processeurs)
Acer met en avant les nouveaux Intel Core Ultra Series 3 (Panther Lake) sur une bonne partie de ses annonces CES 2026, avec un discours centré sur l’efficacité et l’IA embarquée.
Mais attention : selon les marchés et les déclinaisons, tout n’est pas uniformément Intel. La Swift Go 16 AI existe aussi en version AMD Ryzen AI sur le site d’Acer (au moins sur certaines pages locales), preuve que la segmentation « AI » dépasse désormais la seule bataille des puces.
Dans la galaxie Swift, Acer pousse des fonctions maison (PurifiedVoice, PurifiedView, “User Sensing”/détection de présence, raccourcis My Key) regroupées sous Acer Intelligence Space.
Swift 16 AI : le trackpad devient outil créatif

C’est la machine vitrine : Swift 16 AI (SF16-71T), avec un écran OLED 3K 120 Hz et surtout ce pavé tactile haptique géant compatible stylet MPP 2.5, qu’Acer présente comme « le plus grand au monde ».
L’idée est limpide : réduire la dépendance aux tablettes externes et ramener le geste (croquis, retouche, timeline) sur une zone toujours accessible.
Swift Edge AI 14/16 : la mobilité premium

Les Swift Edge AI misent sur un châssis très fin, une certification MIL-STD-810H selon les configurations, et des dalles OLED jusqu’à 3K/120 Hz. Le message : un ultraportable qui conserve une vraie ambition d’affichage, avec des trackpads « multi-control » orientés médias/visioconf.
Swift Go AI 14/16 : le « mainstream » premium (et la variante AMD à surveiller)

La gamme Go conserve l’idée d’un PC polyvalent, avec options OLED, caméras IR et Wi-Fi 7 selon modèles. Mais, c’est aussi là que la stratégie devient plus « souple » : la Swift Go 16 AI peut basculer sur AMD Ryzen AI selon les pages/territoires, ce qui nuance le storytelling « tout Intel Series 3″.
Predator & Nitro : l’IA au service du gaming… et des GPU RTX 50
Sur le terrain gaming, Acer aligne des machines qui combinent CPU « AI-ready » et NVIDIA GeForce RTX 50 Laptop (jusqu’à RTX 5070 selon modèles), avec Copilot+ en toile de fond.
- Predator Helios Neo 16S AI : vitrine « premium » plus fine, OLED et RTX 5070, avec une page officielle Acer qui confirme l’orientation Copilot+ PC.
- Nitro V 16 AI/Nitro V 16S AI : plus accessibles, et Acer (via certaines reprises) met en avant une valeur marketing très agressive sur le V 16S (« jusqu’à 798 AI TOPS ») — un chiffre à lire comme un indicateur de positionnement, plus que comme une promesse directement comparable d’une marque à l’autre.
Aspire AI : l’IA « grand public », pour le quotidien (et les volumes)
Enfin, Acer décline l’IA dans le segment le plus stratégique en volume : Aspire 14 AI et Aspire 16 AI, annoncés comme des portables polyvalents avec options OLED selon configurations et un design orienté usage quotidien/études.

Acer ne vend plus une « gamme AI ». Il vend une grille de lecture :
- Créer en mobilité : Swift 16 AI et son trackpad-stylet, une idée d’interface avant d’être une course aux TOPS.
- Bouger léger : Edge AI, OLED + finesse, avec une promesse « premium nomade ».
- Jouer/produire : Predator & Nitro, où l’IA devient un accélérateur de productivité autant qu’un argument de performance, dopé par RTX 50.
- Toucher le large public : Aspire AI, là où Acer peut vraiment installer Copilot+ comme norme de PC « du quotidien ».
La question qui reste — et qui décidera du succès — tient en deux mots : prix et clarté. Les prix sont annoncés « plus près du lancement », et les calendriers d’arrivée s’étalent de Q1 à Q3 2026 selon les familles et régions.
Dans un marché saturé d’acronymes IA, la marque qui gagnera sera probablement celle qui saura expliquer, simplement, ce que l’IA change vraiment dans la vie de ses utilisateurs.



