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Test de la Microsoft Surface Pro 6 : une formidable machine 2-en-1

Test de la Microsoft Surface Pro 6 : une formidable machine 2-en-1

La Surface Pro 6 est le dernier appareil hybride 2-en-1 de Microsoft, prêt à concurrencer la gamme d’iPad Pro d’Apple, et les ordinateurs portables tels que la gamme Yoga de Lenovo. Destinés aux personnes qui ont besoin de travailler en déplacement, les ordinateurs portables 2-en-1 Surface Pro sont légers, mais promettent une puissance de traitement suffisante pour gérer les bases de l’informatique, et des batteries suffisamment grandes pour travailler une journée entière.

La dernière gamme de Surface Pro comprend les processeurs Intel Kaby Lake Refresh, qui offrent une puissance de traitement quadricoeur moins énergivore, ainsi que la prise en charge du stylet Surface Pen de Microsoft. Vous pouvez ainsi prendre des notes à la main et dessiner à la volée sans trop de difficulté.

La gamme Surface Pro fait généralement partie des familles de machines les plus fiables, produisant des appareils minces, attrayants et rapides. Néanmoins, la Surface Pro 6 est fonctionnellement identique à la Surface Pro de l’année dernière.

Alors, vaut-elle la peine d’être mise à niveau ? Nous allons voir dans la suite de cet article si cette Surface Pro 6 doit s’installer sur votre bureau.

Surface Pro 6 : caractéristiques

Les spécifications de la Surface Pro 6 diffèrent légèrement en fonction de l’une des deux options de processeur que vous choisissez.

  • Dimensions : 292 x 201 x 8,5 mm
  • Poids : 775g (i5) / 792g (i7)
  • Processeur : Intel 8e génération Core i5-8250U / i7-8650U
  • Mémoire vive (RAM) : 8 Go / 16 Go de RAM
  • Graphique : Intel UHD Graphics 620
  • Stockage : 128 Go, 256 Go, 512 Go, 1 To
  • Écran : PixelSense de 12,3 pouces au ratio 3:2, d’une résolution de 2 736 x 1 824 pixels (267 ppp)
  • Connectivité : Wi-Fi ca (IEEE 802.11 a/b/g/n/ac), Bluetooth 4.1
  • Ports : USB 3.0, Mini DisplayPort, Surface Connect, prise casque 3,5 mm, lecteur de carte microSDXC
  • Caméra frontale : 5 mégapixels offrant un support vidéo full HD (1080p) et Windows Hello
  • Caméra arrière : 8 mégapixels offrant un vidéo full HD 1080p et autofocus
  • Autres : deux microphones, haut-parleurs stéréo de 1,6 W avec Dolby Audio Premium

Surface Pro 6 : la vidéo

Surface Pro 6 : design

Lorsque je mentionne que la Surface Pro 6 est presque identique à la Surface Pro 5, ce n’est pas anodin. En effet, elle a le même châssis que le modèle de l’année dernière. Microsoft a peut-être remplacé certains composants internes, mais elle les a simplement incrusté dans un châssis existant.

Cela signifie que non seulement vous pouvez dire adieu à tout espoir que Microsoft ajoute le port USB-C, mais la Surface Pro 6 a exactement les mêmes dimensions que sa prédécesseure. La Pro 6 pèse 770 g ou 784 g, selon que vous optiez pour le modèle doté d’un processeur Intel Core i5 ou Core i7.

Elle est plutôt très légère, mais rappelez-vous que le clavier Type Cover ajoute 310 g, ce qui pousse le total à un peu plus de 1 kg. C’est analogue avec l’épaisseur ; la machine elle-même est plutôt mince à 8,5 mm, mais avec le Type Cover, l’épaisseur passe à 13,5 mm.

Parfaite en déplacement

Rassurez-vous, cette machine 2-en-1 est toujours suffisamment portable pour être emporté lors de tous vos déplacements. Et, cette Surface Pro 6 est plus légère que la plupart des ordinateurs portables et hybrides.

D’autres détails, tels que la béquille entièrement réglable et le support magnétique du Surface Pen, sont également identiques sur le plan fonctionnel au modèle de l’année dernière. La seule différence extérieure est que la Surface Pro 6 est maintenant disponible en noir, pour la première fois depuis la Surface Pro 2 en 2013. Bien qu’il s’agisse d’un changement relativement mineur, il faut bien admettre que la finition noir mat est superbe. Et la Surface Pro lancée cette année est la meilleure entrée de la gamme à ce jour.

Surface Pro 6 : écran

Comme pour le design, l’écran de la Surface Pro 6 n’a guère été amélioré par rapport au modèle précédent. Les spécifications techniques sont encore pratiquement identiques. Ainsi, on retrouve un écran de 12,3 pouces avec une résolution de 2 736 x 1 824 pixels, et un format d’image 3:2.

Il convient de souligner que cet écran est toujours excellent, et reste très agréable pour un montage photo et vidéo aux couleurs fidèles. Le streaming vidéo et les pages Web paraissent claires et nettes, aucune couleur ne semble trop délavée. Le contraste est également correct, les zones sombres des images n’ayant pas l’air terne et gris, comme sur les ordinateurs portables équipés d’un écran de petite taille.

Néanmoins, la couverture en verre trempé a tendance à refléter la lumière du soleil, ce qui nuit à la visibilité. Mais c’est quelque chose que vous rencontrerez sur n’importe quel appareil doté d’une dalle en verre.

Surface Pro 6 : clavier et trackpad

Le Type Cover de la Surface Pro 6 mesure 295 x 217 x 5mm et dispose d’une disposition AZERTY, comprenant des touches de fonction et un trackpad. Je suis un grand fan du clavier Type Cover qui accompagne le Surface Pro 6, mais cela ne devrait pas nous surprendre – c’est le même qui a accompagné la Surface Pro 5, que j’ai également adoré. Il reste lisse et réactif, avec une action de frappe nette.

Le trackpad est quant à lui très précis et réactif, vous permettant de faire défiler facilement de longs articles et d’obtenir un aperçu rapide des processus en cours avec un simple glissement à trois doigts. Il n’y a pas de boutons à côté du trackpad, mais il prend en charge les clics gauche et droit.

Le plus gros reproche concernant le Type Cover est identique à celui des dernières années. Malheureusement, Microsoft insiste toujours pour le vendre comme supplément, augmentant le prix de la Surface Pro.

Toujours un accessoire à part

Microsoft peut affirmer que de nombreux clients n’ont pas besoin du clavier Type Cover, mais je reste extrêmement sceptiques à ce sujet. Sans le clavier, la Surface Pro perd une grande partie de sa polyvalence, vous laissant avec un peu plus qu’une tablette Windows très chère et très puissante. Ce serait une excellente chose du Microsoft pouvait l’inclure directement dans le packaging.

Même sans ce Type Cover, la béquille de la Surface Pro 6 est suffisamment large et stable pour que, si la tablette est posée sur votre bureau et que vous utilisez un clavier Bluetooth, elle ne basculera pas.

Surface Pro 6 : spécifications

Le seul domaine dans lequel la Surface Pro 6 a été mise à niveau par rapport à sa prédécesseure est celui du matériel. Ce n’est pas totalement étonnant étant donné que c’est un secteur où une actualisation annuelle est à peu près essentielle. Microsoft a surélevé l’option de base, supprimant ainsi l’option Core m3 de 4 Go. Certes le ticket d’entrée est plus cher, mais heureusement, les acheteurs soucieux de leur budget peuvent désormais bénéficier de l’excellente Surface Go à un prix plus abordable.

La nouvelle Surface Pro 6 est livrée avec un processeur Core i5-8350U ou un Core i7-8650U (processeurs quadricœurs, contrairement aux modèles double-cœur de l’année dernière), associés à 8 Go ou 16 Go de mémoire vive (RAM) et un SSD d’une capacité de 128 Go à 1 To. Le modèle que j’ai reçu est l’option dotée du processeur Core i5 avec 8 Go de RAM, et elle s’est avérée particulièrement intéressante lors de mes différents benchmarks.

Les scores de 4 019 et 12 647 points pour les tests mono et multi-coeurs de Geekbench indiquent que les performances sont à peu près équivalentes à celles que l’on peut attendre d’un ordinateur portable avec ces spécifications.

Lors de mon utilisation quotidienne j’ai rencontré aucun ralentissement peu importe les tâches effectuées. J’ai même pu utiliser la Surface Pro 6 avec la populaire suite Adobe, et notamment Premiere pour le montage vidéo.

Surface Pro 6 : ports et fonctionnalités

Comme prévu, la Surface Pro 6 intègre un lecteur de carte micro SD, qui sera très utile pour étendre le stockage au-delà de l’allocation initiale. Il existe également une authentification biométrique à l’aide de la reconnaissance faciale de Windows Hello, qui reste l’une des fonctionnalités les plus intéressantes de Windows.

Sans surprise, le support pour le Surface Dial et Surface Pen est inclus. Les deux appareils fonctionnent parfaitement et ils sont faciles et intuitifs à utiliser – bien que le rendu va dépendre en grande partie de votre talent créatif.

Malheureusement, la Surface Pro 6 utilise toujours les mêmes ports que son prédécesseur : un mini DisplayPort pour la vidéo externe et un port USB 3.0 pour les périphériques. Malheureusement, cela ne suffit pas. Le manque d’un port USB-C est, à ce jour, une triste omission pour la Surface Pro 6.

Pas d’USB-C

En effet, aujourd’hui l’USB-C est clairement un élément essentiel. Les périphériques USB-C nous permettent de brancher un câble et d’avoir un accès immédiat à un écran externe, une souris, un clavier, un câble ethernet et une source d’alimentation. Lorsqu’il est temps d’assister à une réunion, il suffit de débrancher un câble et de glisser l’appareil dans le sac.

En se tenant à l’écart de l’USB-C, la Surface Pro 6 s’est rendu moins flexible, moins mobile et moins pratique que d’autres appareils. En fait, il est moins polyvalent que la Surface Go, la Surface abordable et bon marché de Microsoft, car ce périphérique moins cher utilise l’USB-C pour le chargement et la connectivité.

Surface Pro 6 : autonomie

L’autonomie de la batterie a été l’un des points forts de la Surface Pro de l’année dernière, qui a réussi à combiner un niveau de performance plutôt impressionnant de plus de 11 heures lors de mes tests. L’autonomie de la Surface Pro 6 est moindre, mais reste quand même aux alentours de 9 heures.

Ce qui est d’autant plus frustrant, c’est que Microsoft n’a toujours pas ajouté de connectivité USB-C à son appareil le plus connu. Vous devez donc recharger avec l’adaptateur propriétaire de Microsoft. Plusieurs fois, j’ai été pris au piège avec une batterie faible, et j’avais oublié le chargeur propriétaire.

L’autonomie de la batterie de la Surface Pro 6 est en partie due au fait que le modèle testé utilise un processeur Core i5, qui consomme moins d’énergie que la puce Core i7. Cela vous permettra probablement de travailler une journée avec la Surface. Mais je vous conseille de ne pas quitter votre domicile sans le bloc d’alimentation.

Il vous faudra 1 heure de recharge pour bénéficier de 60 % de charge. En règle générale, il faut environ 2 heures pour charger complètement la Surface Pro 6.

Surface Pro 6 : verdict

Je suis tout aussi amoureux de la Surface Pro 6 que de sa prédécesseure. Cela tient en partie au fait qu’il s’agit effectivement du même périphérique à bien des égards. Le périphérique possède le même châssis, ce qui signifie qu’il n’y a pas de réel gain de portabilité ni de prise en charge de la connectivité USB-C , qui reste le plus gros talon d’Achille de la Surface Pro.

D’autre part, même si elle n’a pas beaucoup évolué par rapport à la Surface Pro 5, le nouveau modèle est toujours un excellent hybride et le meilleur périphérique Windows 2-en-1. Il reste l’un des ordinateurs portables les plus portables. En outre, elle va avoir suffisamment de puissance pour vous aider à effectuer toute une gamme de tâches exigeantes, et la nouvelle finition noire est absolument magnifique. Si vous avez besoin d’un ordinateur portable léger et portable et que vous aimez l’idée de pouvoir également vous détendre à la fin de la journée et regarder une série TV à la maison ou sur le trajet de retour, la Surface Pro 6 a un attrait évident.

L’utilisation de la Surface Pro 6 en tant qu’appareil de travail professionnel sera limitée par le manque de ports, et il faudra prendre ceci en compte.

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Design 9
Écran 9
Performances 8.5
Logiciel 8.5
Autonomie 9
Prix 8

Résumé

8.7 Très bon La Surface Pro 6 de Microsoft est une machine 2-en-1 légère et portable dotée d'un écran décent, idéal pour le travail de bureautique et le streaming.

Mots-clé : MicrosoftSurface ProSurface Pro 6Windows 10
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.