Après avoir simplifié les rendez-vous par e-mail avec Aidez-moi à planifier dans Gmail, Google applique la même logique directement là où tout se décide : Google Agenda.
Avec Gemini, l’application peut désormais proposer des créneaux pertinents en fonction des disponibilités de chacun — et même suggérer un nouveau créneau quand une réunion se fait recaler en chaîne.
De Gmail à Google Agenda : la même promesse, mais au bon endroit
Aidez-moi à planifier a posé une idée simple : arrêter les échanges « mardi 15 h ? non, jeudi ? » en laissant l’IA proposer quelques créneaux compatibles, puis créer l’événement une fois l’option choisie.
Google Agenda reprend le flambeau avec une approche plus « agenda-first » : quand vous créez un événement, Horaires suggérés analyse les calendriers des invités (si vous y avez accès), leurs horaires de travail et les conflits potentiels, puis met en avant les meilleurs créneaux.
Comment ça marche, concrètement :
- Création d’événements (web/desktop) : vous cliquez sur Horaires suggérés et Gemini propose des slots.
- Replanification : si plusieurs invités déclinent, un bandeau peut apparaître en haut de l’événement avec une alternative « qui marche pour tout le monde », modifiable en un clic.
L’intérêt n’est pas tant « l’IA fait un truc de plus », mais le fait que Google Agenda devient un outil d’arbitrage, pas seulement un registre.
Disponibilité : pour qui, et avec quelles limites
Google annonce un déploiement progressif (démarrage « aujourd’hui ») pour les utilisateurs Workspace Business Standard/Plus, Workspace Enterprise Standard/Plus et l’extension Google AI Pro for Education.
Côté limites, la page d’aide précise que Horaires suggérés n’apparaît pas dans l’app Google Agenda sur Android/iOS/iPadOS (au lancement), pour des événements > 8 heures, s’il y a trop de participants, ou si la plage de dates est dans le passé.
Google ne vend pas une feature, il vend une habitude
Ce mouvement est très « Google Workspace 2026 » : faire de Gemini une couche d’orchestration au-dessus des actions routinières. Chaque clic économisé renforce l’argument central de Workspace « avec Gemini » : moins de coordination, plus d’exécution.
Et surtout, ça prépare un basculement silencieux : si l’IA devient l’interface naturelle pour négocier le temps (le vrai goulet d’étranglement des organisations), le calendrier n’est plus un outil — c’est un centre de décision.


