fermer
Google

Google Flow : L’IA vidéo Veo 3.1 débarque dans Google Workspace pour tous les pros !

Google Flow : L’IA vidéo Veo 3.1 débarque dans Google Workspace pour tous les pros !
Google Flow : L’IA vidéo Veo 3.1 débarque dans Google Workspace pour tous les pros !

Google ouvre un nouveau chapitre pour la création vidéo assistée par IA : Flow, son outil de « filmmaking » génératif, sort du club des abonnés Pro/Ultra pour débarquer dans Google Workspace.

Une bascule qui dit beaucoup de l’époque : l’IA vidéo n’est plus seulement un jouet de créateurs, elle devient un outil de production pour les entreprises, les écoles et les grandes organisations.

Une extension logique : de l’abonnement premium à l’outil de travail

Jusqu’ici, Flow était surtout associé aux offres grand public « AI Pro » et « AI Ultra ». Désormais, les clients Workspace Business, Enterprise et Education peuvent aussi y accéder — une montée en gamme qui ressemble à une évidence stratégique : si Google veut imposer sa stack IA, elle doit le rendre disponible là où se trouvent les budgets et les usages récurrents.

Concrètement, Flow s’appuie sur Veo 3.1, le modèle de génération vidéo de Google DeepMind, pour produire des clips de 8 secondes à partir d’un prompt texte ou d’images. On peut ensuite assembler ces segments pour construire des séquences plus longues, avec des contrôles de mise en scène (lumière, angle « caméra », insertion/suppression d’objets).

Veo 3.1 : l’upgrade qui vise TikTok… et les slides corporate

L’ajout qui change tout, ce n’est pas un effet spectaculaire : c’est le support natif de la vidéo verticale (9 h 16). Dit autrement, Google retire une friction majeure pour les équipes des réseaux sociaux et communication, qui vivent dans le format Shorts/Reels/TikTok.

Autre signal fort : la couche « production » progresse. Veo 3.1 met en avant des mécanismes de cohérence à partir d’images de référence (personnages, décors, textures) et la possibilité d’upscaler vers des rendus plus élevés. Même si tout n’est pas « cinéma » par défaut, l’objectif est clair : des assets utilisables, plus rapidement, avec moins de bricolage.

db9b1854 e04e 4305 ac84 71176e586fa4

Audio, images et « Nano Banana Pro » : Flow devient une chaîne de fabrication

Google a aussi renforcé l’audio dans Flow : génération de son à partir d’images de référence, transitions, extension de clips… La vidéo « muette » n’est plus une fatalité, et c’est un point clé pour les usages pro (démo produit, formation, modules RH, contenus éducatifs).

Et puis, il y a ce nom impossible à oublier : Nano Banana Pro, l’outil d’image générative que Google intègre à Flow pour créer des personnages ou des éléments visuels servant de point de départ aux clips. C’est important, parce que dans les workflows réels, le goulot d’étranglement n’est pas « faire une vidéo », c’est tenir une identité visuelle d’une scène à l’autre.

Ce que Google veut vraiment gagner avec Flow dans Workspace

Cette ouverture à Workspace n’est pas qu’un élargissement d’accès, c’est une requalification du produit.

Pour l’entreprise, Flow devient un accélérateur de contenus « fonctionnels » : vidéos internes, onboarding, support, pitch, micro-campagnes. L’IA ne remplace pas un studio, elle remplace surtout des délais et des allers-retours. Pour l’éducation, c’est potentiellement explosif : capsules pédagogiques, explications visuelles, supports de cours « animés ». Mais c’est aussi là que la gouvernance (sources, droits, transparence) va compter.

Et pour Google, c’est une bataille de plateforme. En mettant Flow dans l’écosystème Workspace, l’entreprise cherche à rendre la création IA aussi naturelle que Docs ou Slides, et à verrouiller un usage quotidien.

La contrepartie ? La même que partout : provenance et droits. Plus l’IA vidéo s’installe dans des organisations, plus les questions d’IP, de conformité, de filigrane et de validation interne deviennent centrales. Google avance vite, mais les entreprises avancent rarement sans garde-fous.

Tags : FlowGoogleGoogle FlowGoogle WorkspaceVeo 3.1
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.