Sur le terrain des mini action cams, la tendance est claire : séparer la caméra de son écran pour gagner en liberté de montage. Dreame pousse cette logique plus loin avec la Leaptic Cube, un modèle compact dévoilé à CES 2026 qui reprend l’idée du « module caméra + écran détachable », mais y ajoute un argument rare dans cette catégorie : la 8K.
DJI (Osmo Nano) et Insta360 (GO Ultra) ont déjà popularisé des caméras minuscules, pensées pour être portées ou fixées partout, avec un dock/écran qui sert à cadrer sans sortir le smartphone.
Dreame s’inscrit dans cette même famille… mais cherche à se distinguer par le haut : plus de pixels, plus de marge en post-prod, et une approche très « flexibilité » plutôt que « bloc tout-en-un ».
Dreame Leaptic Cube : caméra minuscule, écran détachable, et contrôle à distance
Le cœur du produit, c’est la séparation caméra avec l’écran. La Leaptic Cube utilise un écran 2,27 pouces qui peut se fixer face avant ou arrière (utile pour se filmer), et Dreame annonce une transmission sans fil permettant de garder un aperçu live à distance.
Dans la vraie vie, c’est un gain immédiat : vous placez la caméra dans un endroit « impossible » (casque, guidon, angle serré), et vous gardez l’écran là où vos yeux peuvent réellement cadrer.

8K à 30 fps, capteur 1/1,3 pouce et 155°
Sur la fiche, Dreame aligne des spécifications qui sonnent très premium avec un capteur de 1/1,3 pouce, un objectif grand-angle à 155° (valeur revendiquée par la marque), une résolution 8K jusqu’à 30 fps, et des options plus « créateurs » comme le 10-bit et un mode P-Log (profil log), plus confortable en étalonnage.
Et surtout, Dreame joue une carte stratégique : DJI Osmo Nano et Insta360 GO Ultra culminent à 4K, là où la Leaptic Cube promet de la 8K.

La 8K : utile… même si vous publiez en 4K
La 8K est rarement « nécessaire » pour livrer sur YouTube/Instagram, mais elle peut être utile pour recadrer sans détruire la netteté, stabiliser plus agressivement (avec moins de perte visible), et sortir plusieurs plans d’un seul rush (plan large + plan serré).
Le capteur : Dreame et DJI jouent dans la même taille
DJI annonce aussi un capteur 1/1,3 pouce sur la Osmo Nano. Dreame se place donc sur un terrain comparable en théorie côté collecte de lumière, mais la qualité finale dépendra énormément du traitement, de l’optique et de la stabilisation.
La Insta360 GO Ultra reste un champion du « hands-free » très léger, mais sa proposition centrale demeure la 4K (jusqu’à 4K60) et son écosystème. Dreame, lui, arrive en « outsider » en poussant la définition au-dessus de la mêlée.
Le côté « caméra qui décide pour vous »

La Leaptic Cube mise sur une stabilisation électronique (Dreame parle de GyroSteady AI) avec des modes de nivellement d’horizon, et ajoute des briques IA : tracking/auto-framing, traitements « scène » (faible lumière, feux d’artifice…), et même un assistant vocal baptisé Moko via l’app mobile.
C’est cohérent : une caméra minuscule est souvent utilisée « à l’instinct ». Plus elle automatise proprement, plus elle est utilisable sans passer sa vie dans les réglages.
Autonomie et stockage : Dreame vise la pratique

Dreame annonce environ 90 minutes par module, et un système d’extension via accessoires. On retrouve notamment un dock batterie externe magnétique qui pousserait jusqu’à 220 minutes dans certains scénarios.
Côté stockage, la marque mentionne des configurations internes 64/128 Go et une extension jusqu’à 1 To (microSD), un point important pour la 8K, très gourmande en débit.
Prix et disponibilité : le point d’interrogation
Dreame n’a pas encore communiqué officiellement de prix ni de date de commercialisation. Et, c’est là que se jouera le match : si la Leaptic Cube arrive trop haut, elle se retrouvera face à des caméras déjà établies (GoPro, DJI, Insta360) et à leurs écosystèmes d’accessoires.



