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Intelligence Artificielle

ChatGPT for Teens : OpenAI lance une version de ChatGPT pensée pour les 13–17 ans

Mozilla enrichit Smart Window, son mode de navigation assisté par IA dans Firefox. La bêta peut désormais aller chercher des informations récentes sur le Web avec des sources, retrouver visuellement des pages consultées dans l’historique et proposer automatiquement des groupes d’onglets. Smart Window peut désormais chercher sur le Web en temps réel Jusqu’ici, Smart Window se concentrait surtout sur le contenu déjà ouvert dans Firefox : résumer une page, comparer plusieurs onglets ou rechercher dans l’historique en langage naturel. Mozilla ajoute désormais une véritable couche de recherche Web grâce à un partenariat avec Exa. Lorsqu’un utilisateur pose une question dans le chat intégré, Smart Window peut aller récupérer des informations actuelles sur Internet et afficher les liens vers les sources utilisées. C’est une évolution importante : Firefox ne se contente plus de faire travailler l’IA sur le contexte local du navigateur. Il commence à transformer Smart Window en véritable moteur de recherche conversationnel, tout en conservant la possibilité de vérifier l’origine des réponses. L’historique devient une mémoire visuelle L’une des nouveautés les plus intéressantes concerne la recherche dans l’historique. Smart Window permet déjà d’utiliser des formulations naturelles plutôt que de rechercher précisément un titre ou une URL. Mozilla va désormais plus loin en ajoutant des aperçus visuels des pages précédemment consultées. Un utilisateur peut par exemple demander : « Les chaussures de running que j’ai regardées la semaine dernière » Firefox peut alors parcourir les éléments correspondants de l’historique et afficher les pages retrouvées avec leurs images. Cette approche répond à un problème très courant : nous nous souvenons souvent de ce que nous avons vu, mais beaucoup moins du nom exact du site ou de la page. Retrouver une idée plutôt qu’une URL C’est probablement là que l’IA apporte le plus de valeur. L’historique classique d’un navigateur repose essentiellement sur des titres, des URL et des dates. Smart Window essaie au contraire de reconstruire l’intention de l’utilisateur. On ne cherche plus forcément « nike.com/product/xxx », mais « les baskets rouges que j’avais comparées vendredi ». Mozilla explique que les premiers utilisateurs de la bêta ont trouvé cette approche utile pour reprendre plus facilement un travail interrompu et conserver leur fil de pensée. Firefox veut aussi ranger automatiquement les onglets Smart Window peut désormais proposer des groupes d’onglets en fonction de ce qui est ouvert. L’IA identifie les pages liées à un même sujet et suggère de les regrouper, tout en pouvant repérer certains doublons. Pour les utilisateurs qui accumulent plusieurs dizaines d’onglets, la fonction peut rapidement devenir plus utile qu’un simple assistant conversationnel. Mozilla avait déjà introduit des suggestions de groupes basées sur une IA locale. Smart Window pousse désormais cette logique plus loin en l’intégrant directement à son environnement de navigation assistée. L’objectif est moins de générer du texte que de réduire le chaos provoqué par la navigation elle-même. Mozilla veut que l’IA organise ce que vous avez déjà vu C’est probablement ce qui distingue le plus Smart Window des nombreux navigateurs centrés sur l’intelligence artificielle. La plupart utilisent l’IA pour produire de nouveaux résultats : poser une question, effectuer une recherche, générer un résumé. Mozilla insiste davantage sur la continuité de navigation. Smart Window peut comprendre les onglets actuels, revenir dans l’historique, afficher des aperçus des pages déjà visitées et maintenant enrichir ses réponses avec des informations provenant du Web. L’IA devient donc une couche permettant de naviguer entre le passé, le présent et de nouvelles recherches plutôt qu’un chatbot simplement greffé à côté du navigateur. Smart Window reste entièrement optionnel Mozilla continue cependant de présenter Smart Window comme une fonction opt-in. Le mode reste en bêta et aucun calendrier précis n’est encore annoncé pour sa sortie définitive. C’est un choix important dans la stratégie de Firefox. Mozilla a ajouté cette année une section AI Controls dans les paramètres du navigateur. Elle permet de désactiver toutes les fonctions d’intelligence artificielle ou de sélectionner individuellement celles que l’on souhaite conserver. La philosophie affichée est donc sensiblement différente de celle de certains concurrents : l’IA doit enrichir Firefox pour ceux qui la souhaitent, sans devenir une couche obligatoire du navigateur. Plusieurs modèles au choix, y compris en local Smart Window n’impose pas non plus un fournisseur unique. Mozilla permet actuellement de choisir entre plusieurs modèles, notamment Gemini 3.1 Flash Lite de Google, oss-gpt-120b d’OpenAI ou encore Qwen3-235B-A22B-Instruct-2507 d’Alibaba. Les utilisateurs peuvent également opter pour certains modèles exécutés localement. Mozilla présente cette ouverture comme une question de souveraineté numérique. Une personne ou une organisation peut ainsi préférer un modèle local ou choisir un fournisseur établi dans une région particulière, plutôt que dépendre systématiquement du même acteur américain. Cette neutralité pourrait devenir l’un des principaux arguments de Firefox face aux navigateurs directement liés à un grand fournisseur d’IA. Mozilla promet une rétention nulle chez ses fournisseurs Cette liberté de choix s’accompagne également d’engagements sur les données. Selon Mozilla, les fournisseurs tiers utilisés par Smart Window sont soumis à des accords de zero data retention. Les prompts sont traités en mémoire, mais ne doivent pas être conservés pour entraîner les modèles, servir à la publicité ou permettre une consultation humaine générale. Mozilla indique également ne pas conserver les conversations Smart Window sur ses propres serveurs sans autorisation explicite de l’utilisateur. Ces garanties seront particulièrement importantes pour une fonction capable de travailler avec l’historique de navigation, un type de donnée autrement plus sensible qu’une simple question envoyée à un chatbot. Firefox veut éviter de devenir uniquement une interface pour les LLM La stratégie de Mozilla apparaît progressivement plus clairement. Le groupe ne veut pas construire un navigateur dont la fonction principale consiste à envoyer davantage de questions à un modèle de langage. Il veut utiliser l’IA pour améliorer des tâches historiquement propres au navigateur : retrouver une page, organiser ses onglets, comparer des informations ou reprendre une session interrompue. C’est une différence subtile, mais importante. Dans cette vision, le navigateur reste le produit principal. L’IA est un outil permettant de mieux l’utiliser. Des « parcours » de navigation et le remplissage automatique sont déjà prévus Mozilla prépare déjà les prochaines étapes. De futures versions de Smart Window doivent notamment mieux faire remonter les parcours de navigation récents, afin de retrouver un ensemble de pages consultées dans le cadre d’une même recherche ou d’un même projet. Un système de remplissage automatique de formulaires assisté par IA est également prévu. Ces deux évolutions pourraient rendre Smart Window beaucoup plus proactif. Au lieu d’attendre qu’un utilisateur lui pose une question, Firefox commencerait progressivement à comprendre la structure d’une tâche en cours et à proposer des actions adaptées. C’est précisément à ce moment que la frontière entre navigateur et agent commence à devenir moins nette. Mozilla joue la carte de l’IA choisie, pas imposée Smart Window reste encore expérimental, et son utilité réelle dépendra beaucoup de la qualité avec laquelle il comprend l’historique et les intentions des utilisateurs. Mais Mozilla semble avoir trouvé un positionnement assez différent dans la course actuelle aux navigateurs IA. Plutôt que de choisir un modèle unique et d’en faire le centre de Firefox, le groupe mise sur plusieurs fournisseurs, des options locales, des contrôles granulaires et une fonction qui reste désactivable. Le pari est presque paradoxal : faire davantage d’IA dans Firefox tout en donnant davantage de moyens de ne pas l’utiliser. Si Mozilla parvient à conserver cet équilibre, Smart Window pourrait devenir moins un navigateur qui veut penser à la place de l’utilisateur qu’un outil capable de l’aider à retrouver, organiser et comprendre ce qu’il faisait déjà sur le Web. 
Mozilla enrichit Smart Window, son mode de navigation assisté par IA dans Firefox. La bêta peut désormais aller chercher des informations récentes sur le Web avec des sources, retrouver visuellement des pages consultées dans l’historique et proposer automatiquement des groupes d’onglets. Smart Window peut désormais chercher sur le Web en temps réel Jusqu’ici, Smart Window se concentrait surtout sur le contenu déjà ouvert dans Firefox : résumer une page, comparer plusieurs onglets ou rechercher dans l’historique en langage naturel. Mozilla ajoute désormais une véritable couche de recherche Web grâce à un partenariat avec Exa. Lorsqu’un utilisateur pose une question dans le chat intégré, Smart Window peut aller récupérer des informations actuelles sur Internet et afficher les liens vers les sources utilisées. C’est une évolution importante : Firefox ne se contente plus de faire travailler l’IA sur le contexte local du navigateur. Il commence à transformer Smart Window en véritable moteur de recherche conversationnel, tout en conservant la possibilité de vérifier l’origine des réponses. L’historique devient une mémoire visuelle L’une des nouveautés les plus intéressantes concerne la recherche dans l’historique. Smart Window permet déjà d’utiliser des formulations naturelles plutôt que de rechercher précisément un titre ou une URL. Mozilla va désormais plus loin en ajoutant des aperçus visuels des pages précédemment consultées. Un utilisateur peut par exemple demander : « Les chaussures de running que j’ai regardées la semaine dernière » Firefox peut alors parcourir les éléments correspondants de l’historique et afficher les pages retrouvées avec leurs images. Cette approche répond à un problème très courant : nous nous souvenons souvent de ce que nous avons vu, mais beaucoup moins du nom exact du site ou de la page. Retrouver une idée plutôt qu’une URL C’est probablement là que l’IA apporte le plus de valeur. L’historique classique d’un navigateur repose essentiellement sur des titres, des URL et des dates. Smart Window essaie au contraire de reconstruire l’intention de l’utilisateur. On ne cherche plus forcément « nike.com/product/xxx », mais « les baskets rouges que j’avais comparées vendredi ». Mozilla explique que les premiers utilisateurs de la bêta ont trouvé cette approche utile pour reprendre plus facilement un travail interrompu et conserver leur fil de pensée. Firefox veut aussi ranger automatiquement les onglets Smart Window peut désormais proposer des groupes d’onglets en fonction de ce qui est ouvert. L’IA identifie les pages liées à un même sujet et suggère de les regrouper, tout en pouvant repérer certains doublons. Pour les utilisateurs qui accumulent plusieurs dizaines d’onglets, la fonction peut rapidement devenir plus utile qu’un simple assistant conversationnel. Mozilla avait déjà introduit des suggestions de groupes basées sur une IA locale. Smart Window pousse désormais cette logique plus loin en l’intégrant directement à son environnement de navigation assistée. L’objectif est moins de générer du texte que de réduire le chaos provoqué par la navigation elle-même. Mozilla veut que l’IA organise ce que vous avez déjà vu C’est probablement ce qui distingue le plus Smart Window des nombreux navigateurs centrés sur l’intelligence artificielle. La plupart utilisent l’IA pour produire de nouveaux résultats : poser une question, effectuer une recherche, générer un résumé. Mozilla insiste davantage sur la continuité de navigation. Smart Window peut comprendre les onglets actuels, revenir dans l’historique, afficher des aperçus des pages déjà visitées et maintenant enrichir ses réponses avec des informations provenant du Web. L’IA devient donc une couche permettant de naviguer entre le passé, le présent et de nouvelles recherches plutôt qu’un chatbot simplement greffé à côté du navigateur. Smart Window reste entièrement optionnel Mozilla continue cependant de présenter Smart Window comme une fonction opt-in. Le mode reste en bêta et aucun calendrier précis n’est encore annoncé pour sa sortie définitive. C’est un choix important dans la stratégie de Firefox. Mozilla a ajouté cette année une section AI Controls dans les paramètres du navigateur. Elle permet de désactiver toutes les fonctions d’intelligence artificielle ou de sélectionner individuellement celles que l’on souhaite conserver. La philosophie affichée est donc sensiblement différente de celle de certains concurrents : l’IA doit enrichir Firefox pour ceux qui la souhaitent, sans devenir une couche obligatoire du navigateur. Plusieurs modèles au choix, y compris en local Smart Window n’impose pas non plus un fournisseur unique. Mozilla permet actuellement de choisir entre plusieurs modèles, notamment Gemini 3.1 Flash Lite de Google, oss-gpt-120b d’OpenAI ou encore Qwen3-235B-A22B-Instruct-2507 d’Alibaba. Les utilisateurs peuvent également opter pour certains modèles exécutés localement. Mozilla présente cette ouverture comme une question de souveraineté numérique. Une personne ou une organisation peut ainsi préférer un modèle local ou choisir un fournisseur établi dans une région particulière, plutôt que dépendre systématiquement du même acteur américain. Cette neutralité pourrait devenir l’un des principaux arguments de Firefox face aux navigateurs directement liés à un grand fournisseur d’IA. Mozilla promet une rétention nulle chez ses fournisseurs Cette liberté de choix s’accompagne également d’engagements sur les données. Selon Mozilla, les fournisseurs tiers utilisés par Smart Window sont soumis à des accords de zero data retention. Les prompts sont traités en mémoire, mais ne doivent pas être conservés pour entraîner les modèles, servir à la publicité ou permettre une consultation humaine générale. Mozilla indique également ne pas conserver les conversations Smart Window sur ses propres serveurs sans autorisation explicite de l’utilisateur. Ces garanties seront particulièrement importantes pour une fonction capable de travailler avec l’historique de navigation, un type de donnée autrement plus sensible qu’une simple question envoyée à un chatbot. Firefox veut éviter de devenir uniquement une interface pour les LLM La stratégie de Mozilla apparaît progressivement plus clairement. Le groupe ne veut pas construire un navigateur dont la fonction principale consiste à envoyer davantage de questions à un modèle de langage. Il veut utiliser l’IA pour améliorer des tâches historiquement propres au navigateur : retrouver une page, organiser ses onglets, comparer des informations ou reprendre une session interrompue. C’est une différence subtile, mais importante. Dans cette vision, le navigateur reste le produit principal. L’IA est un outil permettant de mieux l’utiliser. Des « parcours » de navigation et le remplissage automatique sont déjà prévus Mozilla prépare déjà les prochaines étapes. De futures versions de Smart Window doivent notamment mieux faire remonter les parcours de navigation récents, afin de retrouver un ensemble de pages consultées dans le cadre d’une même recherche ou d’un même projet. Un système de remplissage automatique de formulaires assisté par IA est également prévu. Ces deux évolutions pourraient rendre Smart Window beaucoup plus proactif. Au lieu d’attendre qu’un utilisateur lui pose une question, Firefox commencerait progressivement à comprendre la structure d’une tâche en cours et à proposer des actions adaptées. C’est précisément à ce moment que la frontière entre navigateur et agent commence à devenir moins nette. Mozilla joue la carte de l’IA choisie, pas imposée Smart Window reste encore expérimental, et son utilité réelle dépendra beaucoup de la qualité avec laquelle il comprend l’historique et les intentions des utilisateurs. Mais Mozilla semble avoir trouvé un positionnement assez différent dans la course actuelle aux navigateurs IA. Plutôt que de choisir un modèle unique et d’en faire le centre de Firefox, le groupe mise sur plusieurs fournisseurs, des options locales, des contrôles granulaires et une fonction qui reste désactivable. Le pari est presque paradoxal : faire davantage d’IA dans Firefox tout en donnant davantage de moyens de ne pas l’utiliser. Si Mozilla parvient à conserver cet équilibre, Smart Window pourrait devenir moins un navigateur qui veut penser à la place de l’utilisateur qu’un outil capable de l’aider à retrouver, organiser et comprendre ce qu’il faisait déjà sur le Web. 

OpenAI lance ChatGPT for Teens, une nouvelle expérience destinée aux utilisateurs de 13 à 17 ans. Plutôt que de proposer une version simplifiée de ChatGPT, l’entreprise conserve les capacités principales du service tout en ajoutant des outils d’apprentissage, des protections renforcées et davantage de contrôle pour les familles.

ChatGPT for Teens devient automatique pour les moins de 18 ans

ChatGPT for Teens n’est pas une application séparée. Lorsqu’un utilisateur indique avoir entre 13 et 17 ans, ou lorsque les systèmes d’OpenAI estiment qu’un compte appartient probablement à une personne de moins de 18 ans, l’expérience pour adolescents est activée automatiquement.

OpenAI s’appuie pour cela sur plusieurs informations, notamment l’âge renseigné sur le compte et son système de prédiction de l’âge.

Celui-ci analyse différents signaux liés à l’utilisation du service, comme l’ancienneté du compte, les habitudes d’utilisation ou certains horaires de connexion. OpenAI précise que cette estimation n’est pas parfaite : un utilisateur adulte identifié à tort comme mineur peut passer par un processus de vérification d’âge.

L’objectif est de pouvoir appliquer automatiquement des règles différentes lorsque ChatGPT pense interagir avec un adolescent.

L’apprentissage devient le cœur de l’expérience

La principale différence visible concerne l’éducation. OpenAI veut éviter que ChatGPT devienne simplement une machine capable de terminer les devoirs à la place de l’élève. Le Mode étudier occupe donc une place centrale.

Plutôt que de fournir immédiatement une réponse finale, ce mode peut utiliser des questions intermédiaires, des explications progressives et des vérifications de compréhension afin d’accompagner l’utilisateur jusqu’à la solution.

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OpenAI indique avoir travaillé avec des enseignants, des chercheurs et des spécialistes de la pédagogie pour développer cette approche.

Des rappels lorsque ChatGPT détecte un raccourci scolaire

ChatGPT for Teens ajoute également des Rappels pour des devoirs faits avec responsabilité. Lorsque le système estime qu’un adolescent cherche surtout à obtenir directement la réponse à un devoir, il peut l’orienter vers le Mode étudier afin de privilégier la compréhension.

L’idée n’est pas de bloquer les devoirs scolaires.

ChatGPT doit plutôt jouer le rôle d’un tuteur capable d’expliquer une notion, de découper un problème ou de demander à l’élève de reformuler ce qu’il vient de comprendre. C’est une nuance importante alors que les établissements scolaires cherchent encore le bon équilibre entre interdiction de l’IA et utilisation pédagogique.

Quiz et visualisations complètent le Mode étudier

OpenAI ajoute également des outils de quiz permettant aux adolescents de tester leurs connaissances. ChatGPT peut ainsi générer des questions sur un chapitre, adapter progressivement leur difficulté et revenir sur les points mal maîtrisés. Les Learning Visualizations cherchent de leur côté à rendre certains concepts plus faciles à comprendre grâce à des représentations visuelles.

Ces fonctions s’inscrivent dans une logique de participation active. Plutôt que de lire passivement une explication générée par l’IA, l’élève est encouragé à répondre, expliquer et vérifier sa compréhension. OpenAI met notamment en avant des principes pédagogiques comme le rappel actif et l’auto-explication, deux méthodes couramment utilisées pour renforcer la mémorisation à long terme.

Les parents peuvent définir des « Heures d’étude »

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Une nouvelle fonction baptisée Heures d’étude permet également de programmer les périodes pendant lesquelles le Mode étudier doit être proposé par défaut. Les adolescents peuvent définir eux-mêmes ces horaires, mais les parents disposant d’un compte lié peuvent également les configurer depuis les contrôles parentaux.

Cela ne transforme pas ChatGPT en système de verrouillage. Heures d’étude ne bloque pas l’utilisation classique du service et un adolescent peut désactiver le Mode étudier pour une conversation individuelle.

L’approche consiste plutôt à créer un environnement par défaut favorisant l’apprentissage pendant les périodes consacrées aux devoirs.

Des protections supplémentaires sur les sujets sensibles

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L’autre grande différence de ChatGPT for Teens concerne la sécurité. Les comptes identifiés comme appartenant à des adolescents bénéficient automatiquement de protections supplémentaires dans plusieurs catégories sensibles. OpenAI cite notamment l’automutilation, les troubles alimentaires, la violence graphique, les activités dangereuses, certains défis viraux ainsi que les contenus sexuels ou romantiques inadaptés à cet âge.

Le comportement du modèle est également encadré. ChatGPT ne doit notamment pas développer une relation romantique avec un adolescent, encourager une dépendance émotionnelle ou prétendre posséder des sentiments ou une conscience.

Ces règles sont issues des principes spécifiques aux moins de 18 ans intégrés au Model Spec d’OpenAI.

OpenAI veut aussi limiter la dépendance à ChatGPT

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Les protections ne concernent pas uniquement les contenus explicites. OpenAI cherche également à encadrer la manière dont les adolescents interagissent avec le chatbot sur de longues périodes.

ChatGPT for Teens peut afficher plus fréquemment des rappels encourageant l’utilisateur à interrompre une session prolongée. Le système rappelle également qu’il s’agit d’une intelligence artificielle, afin d’éviter que l’interaction ne soit assimilée à une véritable relation humaine. Des avertissements supplémentaires peuvent apparaître concernant le partage de photos ou d’informations privées sensibles.

Le message est clair : plus ChatGPT devient naturel et conversationnel, plus OpenAI veut maintenir une frontière visible entre assistant numérique et personne réelle.

Certaines conversations peuvent être interrompues

Dans certaines situations jugées à risque élevé, les protections peuvent aller plus loin. ChatGPT peut intervenir directement dans la conversation et, dans certains cas, imposer une période de pause avant de permettre la poursuite de l’échange. Ces mécanismes concernent notamment certaines situations liées à l’automutilation, à la violence ou aux troubles alimentaires.

L’objectif est alors moins de continuer la conversation à tout prix que d’orienter l’adolescent vers une aide disponible hors ligne lorsque cela devient nécessaire. OpenAI développe progressivement ce système depuis plusieurs mois avec l’aide de spécialistes de la santé mentale et de la sécurité des jeunes.

Un guide pour aider les parents à utiliser l’IA avec leurs enfants

En parallèle, OpenAI publie un Parents’ Guide to Learning with ChatGPT. Le document cherche à dépasser la seule question des restrictions, et montre comment ChatGPT peut être utilisé en famille pour apprendre une langue, réviser un sujet scolaire, créer des histoires, préparer un voyage, rédiger un e-mail ou comparer différentes options.

OpenAI recommande également aux adolescents de continuer à vérifier les informations importantes et de reformuler ce qu’ils ont appris avec leurs propres mots. Enfin, le guide présente différentes fonctions existantes comme Voice Mode, Images, Memory ou Deep Research.

Il rappelle également que les Discussions temporaires ne sont pas conservés dans la mémoire de ChatGPT.

ChatGPT for Teens reste aussi un ChatGPT complet

OpenAI insiste sur un point : cette expérience n’est pas uniquement destinée aux devoirs. Les adolescents peuvent toujours utiliser ChatGPT pour créer, programmer, développer un projet, poser des questions ou résoudre des problèmes du quotidien. L’application propose même une personnalisation de l’interface avec différents thèmes, couleurs, icônes et variations vocales.

Lors de la première utilisation, un onboarding spécifique présente les fonctions disponibles ainsi que les principales protections. L’ambition est donc moins de créer un « ChatGPT junior » limité que de proposer le même assistant avec des règles et des outils adaptés à l’âge de l’utilisateur.

OpenAI mise aussi sur l’éducation à l’IA

Le lancement s’accompagne d’un partenariat avec CodeAI, destiné à aider les élèves et les enseignants à comprendre comment fonctionnent les systèmes d’intelligence artificielle. L’objectif dépasse l’utilisation de ChatGPT. En effet, OpenAI veut également apprendre aux jeunes à questionner les réponses d’une IA, à comprendre ses limites et à l’utiliser comme outil de création plutôt que comme source automatiquement fiable.

C’est probablement l’un des enjeux les plus importants. Une génération entière commence désormais à utiliser les modèles génératifs avant même son entrée dans le monde professionnel. La question n’est donc plus réellement de savoir si les adolescents vont utiliser l’IA, mais comment leur apprendre à le faire sans déléguer leur réflexion à la machine.

Une nouvelle étape dans la stratégie jeunesse d’OpenAI

ChatGPT for Teens rassemble finalement plusieurs initiatives que OpenAI développait séparément depuis 2025 : contrôles parentaux, prédiction de l’âge, plan d’action pour la sécurité des adolescents, règles spécifiques aux moins de 18 ans et mode étudier. Avec cette nouvelle expérience, ces éléments commencent à former un produit cohérent plutôt qu’une collection de dispositifs de sécurité.

Le défi sera désormais de mesurer leur efficacité réelle. Les garde-fous devront éviter les contenus réellement dangereux sans rendre ChatGPT inutilisable pour les adolescents qui posent des questions légitimes sur des sujets sensibles. Et, les outils pédagogiques devront suffisamment résister à la tentation permanente d’obtenir simplement la réponse.

ChatGPT for Teens illustre ainsi une évolution importante de l’IA grand public : le même modèle ne peut plus nécessairement offrir exactement la même expérience à tous les utilisateurs, quel que soit leur âge.

Tags : ChatGPTChatGPT for TeensOpenAI
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.