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Exynos 1680 : La nouvelle puce de Samsung qui apporte l’IA locale au Galaxy A57

Exynos 1680 : La nouvelle puce de Samsung qui apporte l'IA locale au Galaxy A57
Exynos 1680 : La nouvelle puce de Samsung qui apporte l'IA locale au Galaxy A57

Samsung a levé le voile sur le Exynos 1680, sa nouvelle plateforme mobile destinée à prendre la relève de le Exynos 1580. Et le positionnement est assez limpide : il ne s’agit pas de courir après les puces ultra-premium, mais d’améliorer ce qui compte vraiment sur un smartphone de milieu de gamme en 2026 — la fluidité perçue, l’IA locale, la stabilité graphique et la réactivité générale.

En d’autres termes, Samsung veut moins impressionner sur un benchmark que rendre ses prochains Galaxy A plus convaincants au quotidien.

Exynos 1680 : Une architecture CPU plus intelligente qu’elle n’en a l’air

Le Exynos 1680 est gravé en 4 nm EUV et adopte une configuration octa-core 1+4+3. Samsung met en avant un changement structurel simple, mais révélateur : l’un des cœurs « little » de la génération précédente est remplacé par un cœur « middle », ce qui fait passer la puce d’une logique plus conservatrice à un équilibre un peu plus offensif entre puissance et efficacité.

La société explique explicitement que cette évolution vise à améliorer le multitâche et la continuité des performances sous charge.

Dans la fiche technique officielle, Samsung détaille un Cortex-A720 principal à 2,9 GHz, accompagné de quatre Cortex-A720 à 2,6 GHz et de trois Cortex-A520 à 1,95 GHz. Sur le papier, ce n’est pas une révolution. Mais dans cette catégorie de produit, ce type d’ajustement compte souvent davantage qu’une hausse brutale de fréquence : il peut rendre les transitions plus propres, les apps plus constantes et les tâches simultanées moins heurtées.

Le GPU Xclipse 550 confirme la montée en gamme graphique

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Côté graphismes, Samsung poursuit sa collaboration technologique avec AMD. Le Exynos 1680 embarque un Xclipse 550 basé sur l’architecture RDNA 3, avec une progression annoncée d’environ 15 à 16 % selon les sources reprises à partir des éléments Samsung. La puce prend aussi en charge les écrans full HD+ jusqu’à 144 Hz, ce qui devient un argument de plus en plus crédible sur le milieu de gamme supérieur.

Il ne faut pas surinterpréter ce gain. On ne parle pas d’un bond spectaculaire qui transformerait un Galaxy A en machine de jeu extrême. En revanche, cela peut suffire à stabiliser davantage les jeux populaires, lisser certaines animations et rendre l’expérience plus homogène, surtout si Samsung soigne bien le tuning thermique et logiciel sur les appareils qui l’embarqueront.

Là encore, c’est une interprétation raisonnable à partir des chiffres officiels.

L’IA embarquée devient l’axe central du discours

Samsung présente clairement le Exynos 1680 comme une puce pensée pour une expérience on-device AI plus fluide. Son NPU monte à 19,6 TOPS, soit une hausse d’environ 33 % par rapport au Exynos 1580 selon les reprises spécialisées fondées sur la documentation Samsung. La marque insiste aussi sur un moteur vectoriel dédié, censé améliorer la réactivité des fonctions d’IA exécutées localement sur le smartphone.

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Concrètement, cela renforce surtout les usages déjà visibles dans One UI : traitement photo, optimisation de scène, sélection intelligente, effacement d’objets, transcription ou autres fonctions d’assistance locale. Le vrai signal ici, c’est que Samsung traite désormais l’IA comme une exigence de gamme, plus seulement comme un privilège des Galaxy S.

Mémoire, stockage, photo : des choix plus ambitieux pour la catégorie

Le Exynos 1680 prend en charge la LPDDR5X et le stockage UFS 4.1, deux standards que l’on associait plus facilement à des appareils plus chers il y a encore peu. Samsung indique aussi une compatibilité avec des capteurs photo jusqu’à 200 mégapixels et l’enregistrement 4K à 60 fps, avec prise en charge du HDR 10 bits dans plusieurs reprises techniques du lancement.

Sur la connectivité, la plateforme couvre la 5G, le Wi-Fi 6E, le Bluetooth 6.1 et les principaux systèmes GNSS. Là aussi, Samsung cherche moins à surprendre qu’à mettre à niveau son milieu de gamme sur des briques qui deviennent structurantes pour l’expérience globale.

Le Galaxy A57 sera son vrai test public

Alors que Samsung vient d’officialiser son Galaxy A57 dans sa nouvelle gamme A 2026, les spécifications montrent que ce dernier embarque le nouveau processeur !

C’est là que tout se jouera réellement. Une puce peut paraître bien née sur la fiche technique et décevoir ensuite sur le terrain si l’optimisation thermique, la caméra computationnelle ou la gestion mémoire ne suivent pas. À l’inverse, le Exynos 1680 pourrait devenir une très bonne surprise s’il permet au Galaxy A57 d’être simplement plus stable, plus vif et plus constant que son prédécesseur.

Samsung cherche moins la démonstration que la crédibilité

Le Exynos 1680 raconte quelque chose de très actuel sur le smartphone milieu de gamme. La bataille ne se joue plus uniquement sur la puissance brute, mais sur la qualité d’ensemble : démarrage des apps, tenue dans le temps, IA utile, photo correcte, connectivité moderne, stockage rapide. Samsung semble l’avoir compris. Avec cette puce, la marque ne promet pas une rupture ; elle essaie de corriger les irritants historiques de ses appareils intermédiaires.

En somme, le Exynos 1680 n’est peut-être pas un chipset « excitant » au sens spectaculaire du terme. Mais il pourrait être plus important que ça : la puce qui aide enfin Samsung à rendre son milieu de gamme plus mature, plus homogène et plus crédible au quotidien.

Tags : Exynos 1680Galaxy A57Samsung
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.