DJI pousse encore un cran plus loin la logique du gimbal « assistant ». Avec le DJI RS 5, officiellement lancé aujourd’hui, la marque apporte à sa 5e génération un atout devenu central à l’ère Reels/TikTok : un module de tracking intelligent, déjà aperçu sur le RS 4 Mini, mais désormais pensé pour des setups plus ambitieux.
La nouveauté la plus structurante, c’est le RS Enhanced Intelligent Tracking Module : depuis l’écran de la nacelle, il peut verrouiller un sujet (personne, véhicule, animal…) et, selon DJI, maintenir le suivi d’un humain jusqu’à dix mètres, avec la capacité de réacquérir le sujet même s’il sort du cadre, y compris en environnement chargé.
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L’intérêt est moins « gadget » qu’il n’y paraît : DJI vise clairement les tournages solos (créateurs, interviews, walk-and-talk, évènementiel), où l’on n’a pas de pointeur, pas de cadreur, parfois pas même le luxe de refaire une prise.

Vertical natif, verrouillage auto, poignée « briefcase » : la grammaire du tournage moderne
DJI soigne aussi l’ergonomie, avec une philosophie simple : moins d’accessoires, moins de friction :
- Passage au vertical natif sans accessoires additionnels, un vrai point clé pour le contenu social.
- Verrous d’axes automatisés (2e gen) : la nacelle se déverrouille au démarrage et se verrouille à l’arrêt/veille.
- Nouvelle poignée « briefcase » pour les angles bas/hauts tout en gardant la main sur les réglages.
- Un indicateur lié à l’axe Z est aussi mis en avant dans les présentations, avec l’idée d’aider l’opérateur à adapter son pas plutôt que de « tout demander » aux moteurs.

Le DJI RS 5 affiche un poids total annoncé de 1,46 kg (avec plaques de fixation et poignée batterie), un chiffre qui le place dans une zone intéressante : assez costaud pour du « commercial » léger, sans basculer dans le gimbal-cage qui décourage dès qu’il faut sortir tourner vite.
Autonomie : 14 heures standard, jusqu’à 30 heures avec la grosse poignée
DJI continue de traiter l’autonomie comme une fonctionnalité, pas comme une ligne de spécification.
- Jusqu’à 14 h avec la poignée BG33, et DJI met en avant une charge complète en 1 heure (avec chargeur PD adapté).
- Jusqu’à 30 h avec la poignée BG70 haute capacité.
Et côté compatibilité, le déclenchement Bluetooth s’étend officiellement à Panasonic et Fujifilm, en plus de Sony/Canon/Nikon.

Prix et disponibilité : l’Europe servie
Le DJI RS 5 est annoncé disponible immédiatement via revendeurs agréés et la boutique DJI, avec deux offres principales :
- DJI RS 5 (standard) : 569 euros
- DJI RS 5 Combo : 719 euros, ajoutant notamment le module de tracking et la poignée briefcase, plus des accessoires de câblage et transport.

Le DJI RS 5 est moins une révolution qu’un alignement stratégique : DJI constate que la stabilisation pure est devenue un acquis, et que la bataille se déplace vers l’assistance (tracking, cadrage, vertical natif, workflows plus rapides). C’est exactement ce qui a rendu le module du RS 4 Mini si parlant : l’idée qu’un gimbal puisse remplacer — parfois — un opérateur supplémentaire.
Reste une question de fond : le tracking « hors caméra » (par module) devient-il la nouvelle norme des nacelles pro ? DJI parie que oui — parce que la création s’est « socialisée », et que la production doit suivre le rythme.



