fermer
Couverture CES 2026
Smartphones

iPhone 21 : Apple ne passerait pas au capteur 200 mégapixels avant 2028

iPhone 21 : Apple ne passerait pas au capteur 200 mégapixels avant 2028
iPhone 21 : Apple ne passerait pas au capteur 200 mégapixels avant 2028

Apple regarde depuis longtemps la course aux mégapixels comme on observe une mode depuis le bord du trottoir : sans se presser, et sans jamais laisser croire qu’elle est en retard. Sauf qu’en 2026, le 200 mégapixels s’est banalisé côté Android — et la pression symbolique monte.

Une nouvelle note d’analystes relance l’idée d’un iPhone qui passerait enfin ce cap… mais pas tout de suite.

D’après une note à des investisseurs de Morgan Stanley relayée par AppleInsider, Apple n’introduirait un capteur 200 mégapixels sur iPhone qu’en 2028 — vraisemblablement sur une génération qui pourrait s’appeler iPhone 21 si la nomenclature suit sa logique actuelle.

En parallèle, le bruit de couloir le plus « opérationnel » du moment tempère l’emballement : Digital Chat Station affirme qu’un 200 mégapixels ne fait pas partie des prototypes actifs — et que les tests Pro continuent autour d’un module 48 mégapixels, avec des évolutions optiques plutôt qu’un changement de catégorie.

iPhone : Pourquoi 200 mégapixels ne se résume pas à un chiffre ?

Aujourd’hui, Apple s’est installé dans un triptyque 48 mégapixels sur ses iPhone Pro (grand-angle, ultra grand-angle, télé), une base qui privilégie le traitement d’image, la cohérence colorimétrique et la latitude en faible lumière plutôt que la démonstration « spec sheet ».

Le passage au 200 mégapixels, s’il se confirme, ouvrirait surtout deux portes :

  • Plus de marge pour le recadrage (zoom « dans le capteur ») sans trop dégrader le détail — utile en photo comme en vidéo.
    Un nouveau compromis optique/traitement : plus de pixels, c’est aussi plus de données, plus de chaleur potentielle, plus de contraintes sur l’optique (piqué, aberrations) et sur la chaîne ISP.

Autre point important du rapport Morgan Stanley : l’hypothèse d’un capteur fourni par Samsung, ce qui marquerait un geste stratégique (diversification de la supply chain, et pas uniquement quête du « plus gros chiffre »).

Enfin, Apple explorerait aussi une autre piste plus « qualitative » que spectaculaire : le multispectral, pour améliorer la précision des couleurs en scènes compliquées. Ce n’est pas de la science-fiction : DxOMark attribue justement une partie des progrès colorimétriques du Huawei Pura 80 Ultra à l’intégration d’un capteur multispectral.

La stratégie Apple, ou l’art d’arriver « tard » pour arriver « propre »

S’il y a un fil rouge, c’est celui-ci : Apple préfère changer de catégorie quand l’écosystème est prêt, pas quand la concurrence a posé un jalon marketing.

Le 200 mégapixels sur iPhone n’a de sens, dans cette logique, que si Apple peut garantir une expérience photo/vidéo stable (pas seulement en plein jour, mais en intérieur, en mouvement, en HDR complexe), une cohérence entre modules (éviter l’effet « trois caméras, trois rendus »), et un gain visible pour l’utilisateur — typiquement sur le zoom, la vidéo, ou des usages de capture plus avancés.

Ce que ça changerait sur le marché

Si 2028 est le bon horizon, le sujet n’est pas « Apple en retard », mais plutôt : à quel point le 200 mégapixels sera encore un argument différenciant d’ici là. Les constructeurs Android avancent déjà vers d’autres terrains (modules périscopiques plus ambitieux, astuces optiques, capteurs spécialisés). Apple, lui, pourrait transformer le 200 mégapixels en brique au service d’une promesse plus large : zoom plus propre, vidéo plus flexible, rendu plus constant.

Reste une vérité simple : quand Apple bouge, ce n’est pas pour gagner une bataille de fiches techniques — c’est pour redéfinir ce que le grand public considère comme « normal ». En 2028, le vrai test ne sera pas le chiffre. Ce sera l’évidence du résultat.

Tags : AppleiPhone 21
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.