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Maison connectée

OpenAI préparerait son premier appareil « ChatGPT » : une enceinte connectée avec caméra plutôt qu’un wearable

OpenAI préparerait son premier appareil « ChatGPT » : une enceinte connectée avec caméra plutôt qu’un wearable
OpenAI préparerait son premier appareil « ChatGPT » : une enceinte connectée avec caméra plutôt qu’un wearable

OpenAI avance enfin à visage découvert sur le matériel — mais pas forcément sous la forme que les fuites laissaient imaginer. Alors que l’idée d’un wearable « derrière l’oreille » façon assistant permanent circulait depuis des semaines, un nouveau rapport décrit un tout autre point d’entrée : une enceinte connectée équipée d’une caméra, pensée pour « voir » ce qui l’entoure et comprendre son contexte… jusqu’aux objets posés sur une table.

OpenAI : Une « enceinte » à 200–300 dollars, capable d’identifier objets et conversations

Selon The Information, OpenAI travaillerait sur une enceinte connectée intégrant une caméra. Le prix envisagé serait compris entre 200 et 300 dollars, avec des fonctions qui vont au-delà du vocal : reconnaissance d’éléments « à proximité » (objets sur une table) et compréhension de conversations dans l’environnement.

Le même rapport ajoute un volet très sensible : la caméra servirait aussi à une authentification biométrique, à la manière de Face ID, pour valider des achats.

Le projet mobiliserait plus de 200 personnes, signe qu’il ne s’agit pas d’un simple prototype de laboratoire.

Un calendrier qui se précise… mais pas dans le sens « fin 2026 » attendu

C’est là que le feuilleton devient intéressant : le discours public d’OpenAI et le calendrier industriel ne racontent pas tout à fait la même histoire. D’un côté, Chris Lehane (chief global affairs officer) a indiqué que OpenAI était sur la bonne trajectoire pour dévoiler un appareil au second semestre 2026. De l’autre, le rapport relayé par Reuters évoque un produit qui ne serait pas expédié avant début 2027 (au plus tôt).

Autrement dit, nous pourrions assister à une annonce en 2026, et une disponibilité plus tard — une stratégie classique quand on veut installer un récit, sécuriser des partenaires et tester la réception avant la production de masse.

Et le wearable « Sweetpea » alors ?

Le nouveau rapport ne mentionne pas l’appareil « audio » précédemment leaké, souvent décrit comme un wearable façon écouteur posé derrière l’oreille (connu sous le nom de code Sweetpea dans certaines fuites). À ce stade, il faut le traiter pour ce qu’il est : un bruit de couloir crédible, mais non confirmé — qui peut coexister avec un speaker (OpenAI travaillerait sur plusieurs formats en parallèle).

Lunettes connectées, lampe… OpenAI testerait plusieurs « formes » d’IA ambiante

Le rapport évoque aussi des pistes plus futuristes : lunettes connectées et même lampe intelligente. Mais, les lunettes ne seraient pas prêtes pour une production de masse avant 2028. Autrement dit, OpenAI semble explorer un portefeuille d’objets « IA ambiante », où ChatGPT quitte l’écran pour devenir un compagnon de contexte.

Une enceinte connectée avec caméra, en 2026, n’est pas une idée neuve. Ce qui change, c’est la promesse d’un modèle multimodal capable d’interpréter des scènes et d’agir. Mais, cette promesse porte un coût immédiat : la confiance. Une caméra « toujours là » fait remonter les questions de vie privée à la surface, surtout si l’appareil peut interpréter des conversations environnantes. La biométrie pour valider des achats suppose une sécurité irréprochable et une transparence totale sur le traitement des données. Et face aux habitudes Alexa/Google/Apple, OpenAI devra prouver pourquoi « un ChatGPT dans le salon » est plus utile qu’un assistant vocal déjà présent — sans devenir intrusif.

S’il est bien conçu, cette enceinte pourrait être le premier objet grand public où l’IA ne sert pas seulement à répondre, mais à anticiper. S’il est mal calibré, il rejoindra la pile des produits « intelligents » que l’on finit par débrancher.

Tags : ChatGPTOpenAI
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.