Après une série de teasers, Mangmi vient de publier la fiche technique intégrale de sa nouvelle console Android, la Pocket Max, via son compte officiel sur X. Et, le positionnement devient limpide : une machine pensée pour l’émulation et le streaming local/cloud, avec un écran ambitieux et une approche « hardware toy » grâce à des commandes modulaires… mais sans encore dévoiler le prix ni la date de sortie.
Le marché des consoles Android « rétro/émulation/cloud » vit sa meilleure vie : Ayaneo multiplie les éditions limitées, de nouveaux entrants arrivent, et la bataille se déplace de la puissance brute vers l’expérience (écran, thermals, ergonomie, contrôles).
Mangmi, qui s’était déjà fait remarquer avec une première machine plus accessible, tente ici un saut plus « premium » — sans viser le très haut de gamme à la Steam Deck, mais en cochant des cases qui comptent vraiment pour jouer longtemps.
Mangmi Pocket Max : Un cœur de « flagship 2019 »
La Pocket Max s’appuie sur un Snapdragon 865 (Adreno 650), accompagné de 8 Go de LPDDR4X et 128 Go de stockage UFS 3.1. Ce n’est pas la puce la plus récente, mais c’est un choix très cohérent pour une console Android : elle reste suffisamment costaud pour les usages emulation (PS2/GC selon les communautés) et surtout elle est bien connue, bien « tunable », et mieux maîtrisée côté thermique qu’un SoC plus récent mal refroidi.
L’écran est la pièce maîtresse : 7 pouces AMOLED, 1920×1080, 144 Hz, avec prise en charge HDR, contraste annoncé à 100 000:1 et une couverture couleur mise en avant par Mangmi (155% sRGB). Le constructeur mentionne aussi une façade en verre qui dépasse la seule zone d’affichage, pour un rendu plus « objet ».
En clair : si vous cherchez une machine qui donne envie de jouer et de consommer du contenu (streaming, remote play), Mangmi mise tout sur la sensation « écran premium ».

Contrôles : joysticks RGB, triggers Hall, modules ABXY/D-pad détachables
L’autre signature de la Pocket Max, c’est son côté « modulaire » :
- Joysticks RGB asymétriques (TMR selon les sources)
- Triggers à effet Hall
- Gyroscope 6 axes
- Modules ABXY et D-pad détachables magnétiquement
- Deux boutons arrière reprogrammables
Cette approche n’est pas anodine : Mangmi semble vouloir séduire les joueurs qui aiment ajuster leur layout (émulation, jeux de baston, streaming) plutôt que d’imposer une ergonomie unique.
Android 13, refroidissement actif, USB-C vidéo : la console « prête à vivre »
La Pocket Max tourne sous Android 13 et embarque un ventilateur (refroidissement actif). Côté connectivité : Wi-Fi 6, Bluetooth 5.1, sortie vidéo via USB 3,1 Type-C, plus jack 3,5 mm et microSD. Ce combo (USB-C vidéo + cooling actif) est souvent ce qui sépare un produit « sympa » d’une machine qu’on utilise vraiment : dock improvisé, écran externe, longues sessions sans throttling agressif.
Sous le capot, la console est dotée d’une batterie de 8 000 mAh et une charge de 27 W. Elle mesure 254,87 × 101,06 × 17,45 mm, pour un poids de 450 g. Elle est disponible dans les coloris suivants : Noir, Blanc, et Retro GB.

Le poids (450 g) rappelle une réalité : on est sur une console 7 pouces avec refroidissement actif, pas sur un petit « pocket » minimaliste. Le nom « Pocket Max » dit d’ailleurs tout : c’est la version grand format.
Un pari intelligent… tant que le prix reste « agressif »
Sur le papier, Mangmi coche des cases très séduisantes : AMOLED 144 Hz, SoC éprouvé, contrôles différenciants, ventilateur, USB-C vidéo. Le seul point qui manque — et qui décidera du destin commercial — c’est le prix.
Et, c’est là que la comparaison devient intéressante. Ayaneo, par exemple, occupe déjà le terrain « collector/premium compact » avec sa Pocket DMG et ses éditions limitées. Mangmi ne gagnera pas sur le même imaginaire : il doit gagner sur le ratio écran/performance/autonomie/prix.
Si la Pocket Max arrive avec un tarif trop proche des marques établies, la conversation change. Mais si Mangmi la place sensiblement plus bas, elle peut devenir la console Android grand écran « la plus intéressante » de 2026.



