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Cowork : Anthropic lance un agent IA sur Mac pour manipuler vos fichiers, sans passer par Claude Code

Cowork : Anthropic lance un agent IA sur Mac pour manipuler vos fichiers, sans passer par Claude Code
Cowork : Anthropic lance un agent IA sur Mac pour manipuler vos fichiers, sans passer par Claude Code

Anthropic accélère sur un terrain devenu brûlant : l’agent IA vraiment utile, celui qui ne se contente pas de discuter, mais qui agit. Ce lundi 12 janvier, l’entreprise a dévoilé Cowork, une nouvelle fonction intégrée à l’app Claude sur macOS, pensée comme une version plus « grand public » de Claude Code — moins intimidante, plus orientée tâches du quotidien, mais avec la même promesse : déléguer des actions en chaîne.

Ce que Cowork change : Claude devient un collègue, pas un chatbot

Le principe est volontairement simple : vous donnez à Claude l’accès à un dossier de votre Mac. À partir de là, Cowork peut lire, créer, modifier des fichiers dans cet espace — et vous tenir au courant de ses actions, tout en vous laissant « déposer » de nouvelles tâches au fil de l’eau.

Anthropic donne des exemples très « bureau » :

  • réorganiser un dossier Downloads (tri + renommage),
  • générer un tableur de dépenses depuis un lot de captures ou de tickets,
  • produire un premier draft de rapport à partir de notes éparses.

L’autre pièce du puzzle, c’est l’écosystème : Cowork s’appuie sur les connecteurs déjà existants (Notion, Asana, PayPal, etc.) et peut s’appuyer sur une intégration Chrome pour des tâches liées au navigateur.

Une « research preview » très premium

Cowork est lancé en research preview et, pour l’instant, c’est un club très fermé :

  • uniquement sur macOS via l’app Claude,
  • uniquement pour les abonnés Claude Max, facturé 100 à 200 dollars/mois selon l’usage,
  • les autres peuvent passer par une liste d’attente.

Ce choix dit beaucoup : Anthropic préfère tester Cowork auprès d’utilisateurs intensifs (et tolérants aux angles morts) plutôt que d’ouvrir trop vite un outil qui peut toucher aux fichiers locaux.

Pourquoi maintenant : surfer sur Claude Code… et élargir la base

Cowork est inspiré par le fait que Claude Code est déjà utilisé au-delà du code — comme un agent « généraliste » par des power users. Cowork reprend cette idée, mais l’emballe dans une interface sans terminal, plus rassurante pour des usages non techniques.

Et techniquement, Cowork s’inscrit dans la continuité de la stratégie « Skills / Agent SDK » d’Anthropic :

  • Agent Skills (octobre 2025) : des dossiers contenant instructions, scripts et ressources pour rendre Claude plus fiable sur des tâches répétées.
  • Claude Agent SDK : la couche outillage pour construire des agents plus puissants — et sur laquelle Cowork s’appuie indirectement via Claude Code.

En clair, Anthropic industrialise une idée : le dossier comme périmètre, l’agent comme exécutant, les skills comme procédures.

« Agent » veut dire « peut casser des choses »

Anthropic le dit explicitement : Cowork peut réaliser des actions « potentiellement destructrices » si vos instructions sont floues (ex. suppression ou modifications indésirables). L’entreprise met aussi en avant le risque d’injection de prompt, notamment quand l’agent s’appuie sur du contenu externe (web, docs, etc.).

C’est la grande tension de l’Agentic AI : plus vous voulez de l’autonomie, plus vous devez accepter un nouveau type de risque.

La bataille se déplace vers l’exécution

Avec Cowork, Anthropic se place sur le même axe que toute l’industrie : passer de « répondre » à « faire ». Mais, son angle est malin : plutôt que de vendre une révolution, Cowork se positionne comme un outil de travail qui réduit la friction du « copier-coller + mise en forme + recontextualisation ».

La question qui décidera du succès est simple : est-ce que Cowork deviendra un réflexe, comme « demander à un collègue de gérer ça », ou est-ce qu’il restera un gadget premium pour enthousiastes de l’automatisation ?

Tags : AnthropicClaudeClaude CodeClaude Cowork
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.