vivo ne cherche même plus à faire semblant : avec le futur vivo X300 Ultra, la marque parle photographie avant de parler smartphone. Lors de sa Blueprint Imaging Technology Communication Conference, le constructeur a détaillé une architecture photo co-développée avec Zeiss et pensée comme un système, pas comme une addition de capteurs.
Résultat : un vivo X300 Ultra qui ressemble davantage à une alternative « compact expert » qu’à un flagship classique.
Une config « 3 +2 » : trois capteurs majeurs, deux étages de « vrai » travail optique
Le constructeur évoque une configuration dite « 3 +2 », combinant trois capteurs principaux à des optimisations optiques et logicielles. Une approche hybride qui mêle hardware massif et traitement computationnel avancé — désormais indispensable pour rivaliser avec les appareils dédiés.
Le vivo X300 Ultra aligne des composants rarement vus à cette échelle dans l’univers mobile.
Ultra grand-angle : capteur géant et stabilisation avancée
Le module ultra grand-angle repose sur un capteur Sony LYTIA 818 au format 1/1,28 pouce — une taille inhabituelle pour ce type de focale. Vivo y ajoute la technologie VCS bionic spectrum, le traitement optique Zeiss T* et une stabilisation certifiée CIPA 6.0.
Résultat attendu : des clichés larges exploitables, même en basse lumière, là où les ultra grand-angles restent traditionnellement en retrait.
Capteur principal : l’entrée dans l’ère des 200 mégapixels de nouvelle génération
Au cœur du dispositif, vivo introduit le Sony LYTIA 901, un capteur de 200 mégapixels inédit sur smartphone. Au-delà de la définition brute, la marque met en avant une nouvelle optique réduisant les reflets, un traitement HDR amélioré et une réduction du bruit plus fine. L’objectif n’est pas seulement la netteté, mais une meilleure gestion des scènes complexes — contre-jours, lumières mixtes, textures fines.
Téléobjectif périscopique : la pièce maîtresse
C’est sans doute ici que vivo frappe le plus fort. Le téléobjectif repose sur un capteur 200 MP basé sur le HP0 de Samsung, intégré dans un module périscopique avancé.
Les points clés :
- Stabilisation CIPA 7.0, proche d’un système à nacelle (gimbal)
- Téléconvertisseur G2 permettant d’atteindre jusqu’à 400 mm
- Zoom longue portée pensé pour des usages quasi photographiques (portrait compressé, animalier, détails urbains)
On ne parle plus ici de zoom gadget, mais d’un outil créatif à part entière.

Une stratégie claire : rapprocher le smartphone de l’appareil photo
Avec le vivo X300 Ultra, la marque chinoise s’inscrit dans une tendance lourde du marché : transformer le smartphone en alternative crédible aux appareils photo compacts, voire hybrides dans certains cas. Face à des acteurs comme Apple, Samsung ou encore Xiaomi, Vivo choisit une approche radicale : pousser le hardware au maximum, plutôt que de s’appuyer uniquement sur le traitement logiciel.
Ce positionnement présente plusieurs enjeux : se différencier dans un marché saturé, séduire les créateurs de contenu mobile et renforcer l’image premium de la marque à l’international.
Mais, la vraie question reste l’usage : ces capacités seront-elles exploitées au quotidien, ou resteront-elles des démonstrations technologiques ?
Vers une nouvelle catégorie d’objets hybrides ?
Le Vivo X300 Ultra ne se contente pas d’ajouter des mégapixels. Il esquisse une évolution plus profonde : celle d’un smartphone qui devient un outil photographique modulaire, presque professionnel.
Si les promesses se confirment en conditions réelles, Vivo pourrait bien redéfinir les attentes autour de la photo mobile — et forcer ses concurrents à accélérer.
Une chose est sûre : la frontière entre smartphone et appareil photo n’a jamais été aussi mince.






