Samsung vend toujours bien ses Galaxy S. Mais pour le Galaxy S26, les signaux remontés depuis la Corée donnent l’impression d’un lancement plus nerveux que d’habitude — avec un Galaxy S26 Ultra qui capte une part des commandes rarement vue.
D’après ETNews, les précommandes du Galaxy S26 progresseraient déjà sensiblement par rapport au S25 sur la même période.
Une hausse de 15 %… et le Galaxy S26 Ultra annoncé à 70 % : record ou effet de loupe ?
Le chiffre qui fait réagir vient d’une déclaration attribuée à Lim Sung-taek, vice-président de Samsung Electronics Korea, évoquant +15 % de ventes (ou de rythme de ventes) par rapport au Galaxy S25, et un Ultra qui représenterait près de 70 % du mix — avec une allusion à un « record ».
Le point à garder en tête : on ne sait pas clairement si ces chiffres couvrent le monde entier ou uniquement la Corée du Sud, où Samsung communique et pilote souvent ses indicateurs très tôt. En outre, il est important de souligner qu’il s’agit de données rapportées, pas d’un chiffre officiel global publié par Samsung.
Cela dit, le reste du contexte colle : Samsung a fortement mis en avant le Galaxy S26 Ultra cette année, notamment via son Privacy Display (fonction « de confidentialité » intégrée et activable), très visible sur les démonstrations de MWC.
Pourquoi le Ultra domine autant cette année
Ce qui rend ce « 70 % » plausible, c’est l’alignement de trois leviers très concrets :
- Un argument différenciant immédiatement compréhensible : La Privacy Display est un bénéfice « instantané ». Ob comprend en une seconde l’intérêt (transports, open space, voyages). Samsung la positionne comme une nouveauté matérielle et paramétrable, plus flexible qu’un simple film de confidentialité.
- Un écart de perception prix/valeur qui pousse vers le haut : En France, la série Galaxy S26 démarre à 99 € (Galaxy S26), 1 269 euros (Galaxy S26+) et 1 469 € (Galaxy S26 Ultra), avec des mécaniques de précommande (crédits, gift cards, trade-in) qui rendent le Ultra « moins inaccessible » qu’il n’y paraît sur l’étiquette. Et côté promo, Samsung affiche noir sur blanc une fenêtre d’offres qui court jusqu’au 10 mars 2026 sur certains marchés, ce qui alimente l’effet « il faut se décider maintenant ».
- La logique d’achat 2026 : « autant prendre le meilleur ». Avec des cycles de renouvellement qui s’allongent, l’acheteur rationalise : s’il garde son téléphone 4 à 6 ans, il « monte » plus volontiers vers le modèle le plus durable (écran, photo, stockage, fonctions exclusives). Et Samsung a clairement scénarisé l’Ultra comme le modèle vitrine (IA embarquée, photo, stylet, écran).
Les dates qui structurent le rush :
- Annonce : 25 février 2026 lors de l’Unpacked à San Francisco.
- Précommandes : ouvertes depuis l’annonce, et l’on retrouve des mentions d’offres limitées courant jusqu’au 10 mars 2026 sur plusieurs pages locales.
- Sortie : 11 mars 2026.
Ce calendrier explique aussi l’intensité : une fenêtre courte, des bonus de précommande, et une saison commerciale où les opérateurs aiment frapper fort sur le modèle le plus « premium » (donc le plus rentable… et le plus vendeur en vitrine).
Samsung récolte ce qu’il a semé — la « Ultra-isation » du Galaxy S
Depuis plusieurs générations, Samsung pousse une idée simple : le modèle Ultra n’est plus un « plus », c’est le centre de gravité. Cette année, le récit est encore plus clair : si vous voulez la nouveauté la plus tangible (Privacy Display) et l’expérience la plus complète, c’est l’Ultra.
Reste la suite : si la dynamique est réellement mondiale, Samsung pourrait conforter sa stratégie (plus de ressources, plus d’exclusivités Ultra). Si elle est surtout coréenne — et donc influencée par un mix local, des promos spécifiques et un effet MWC — on pourrait voir un rééquilibrage au fil des semaines, quand les marchés se normalisent.
Une chose est sûre : le Galaxy S26 semble démarrer avec une énergie rare… et l’Ultra, lui, ressemble déjà à la star commerciale de 2026.



