Dans les fichiers d’une récente mise à jour de Call of Duty, des analystes disent avoir trouvé ce que Nintendo attend depuis dix ans : des références explicites à une « famille de plateforme » Nintendo dans l’infrastructure du jeu.
Rien n’est confirmé par Microsoft, Activision ou Nintendo.
L’alerte vient d’une analyse connue sous le pseudo Reality, qui affirme avoir repéré l’entrée « NINTENDO » au milieu des plateformes habituelles (Sony, Microsoft, Steam, etc.) dans plusieurs sections techniques du code (notamment PlatformFamily). Video Games Chronicle rapporte ces éléments et parle d’une arrivée « imminente » sur Switch 2 — potentiellement aussi sur Switch, même si c’est loin d’être acquis.
Ce n’est pas une « preuve » marketing, mais plutôt le signe qu’on est entré dans une phase concrète d’intégration, celle où l’on prépare les tuyaux avant d’ouvrir le robinet.
Yeah it’s looking like Nintendo x COD is imminent, whenever the next round of Nintendo announcements are, expect that pic.twitter.com/ojiEUQnHDM
— Reality (@realityuk) January 11, 2026
Microsoft s’est engagée contractuellement… et le calendrier commence à peser
Rappel utile : Microsoft a annoncé en février 2023 un accord de dix ans avec Nintendo pour amener Call of Duty sur les plateformes Nintendo, avec parité de contenu et sortie « day one » comme sur Xbox.
Cet engagement a longtemps ressemblé à une promesse « post-acquisition » faite aux régulateurs. Mais plus on avance, plus il devient une obligation à exécuter — et un actif stratégique à rentabiliser.
Un autre élément alimente la lecture « ça approche » : des propos attribués à Jez Corden (Windows Central), selon lesquels la première version Switch de Call of Duty serait « presque terminée » et prévue « dans quelques mois ».
Switch 2 plutôt que Switch : une évidence technique… mais pas une certitude
Tout le monde pointe la Switch 2 pour une raison simple : Call of Duty moderne, ce n’est plus un disque de 20 Go et une campagne solo « compacte ». C’est une plateforme (HQ), des assets lourds, des modes multiples, et parfois des téléchargements qui font grimacer même sur consoles de salon. VGC note d’ailleurs que la question Switch 1 vs Switch 2 reste ouverte.
Le dernier épisode Call of Duty sorti sur une console Nintendo remonte à l’ère Wii U, autant dire une autre époque. Et, c’est précisément ce retour — au-delà du titre exact — qui compte : pour Nintendo, c’est un signal « AAA tiers » ; pour Microsoft, c’est un symbole « multi-plateformes assumé ».
Dans ce genre de dossier, le « quand » se joue souvent au calendrier des vitrines. Certains médias évoquent une annonce possible autour d’un événement Xbox Developer Direct de janvier (Microsoft y a déjà installé l’habitude des révélations structurantes).
Et côté Nintendo, l’hypothèse d’un Nintendo Direct ou d’une communication dédiée Switch 2 reste plausible : quand un mastodonte revient, Nintendo aime l’orchestrer.
La Switch 2 gagne en crédibilité, Microsoft gagne en distribution
Pour Nintendo, c’est une pièce majeure : Call of Duty n’est pas seulement un jeu, c’est une preuve de puissance perçue, un argument d’écosystème, un aimant à « core gamers » qui regardent parfois la Switch de loin.
Pour Microsoft/Activision, c’est une extension de terrain : plus de joueurs, plus de microtransactions, plus de Warzone potentiel, et un message limpide — Call of Duty devient une franchise « omniprésente », pas un levier d’exclusivité.
Reste la question qui fâche : quelle version ? Portage natif complet, édition ajustée, ou compromis (résolution, framerate, contenus) ? L’accord parle de parité, mais la réalité matérielle impose souvent ses propres astérisques.



