Sur le salon du CES 2026, Eureka joue une partition très 2026 : plus d’automatisation, plus de puissance, mais sans basculer dans les tarifs à quatre chiffres. Avec les Eureka Z50, E10 Evo Plus et FloorShine 890, la marque veut prouver que les fonctions longtemps réservées aux robots vedettes — anti-enchevêtrement, station autonome, navigation plus « intelligente » — peuvent descendre d’un cran… et toucher un public plus large.
Eureka Z50 : le robot « combo » qui veut enfin régler le problème du tapis mouillé
C’est la tête d’affiche. Le Eureka Z50 est un robot aspirateur + lavage annoncé à un prix « tentatif » autour de 800 dollars, donc sous la barre psychologique des 1 000 dollars pour une machine qui promet une vraie expérience mains libres.
Sa particularité : un rouleau de lavage qui se nettoie en continu pendant le passage, en recevant de l’eau propre depuis un réservoir embarqué, tandis qu’un racleur récupère l’eau sale et les résidus dans une chambre séparée.

Et surtout, Eureka ajoute un mécanisme de « Smart Roller Cover » : au lieu de simplement relever la serpillière, le robot range et isole le rouleau derrière un bouclier pour éviter l’humidité résiduelle sur les tapis — un point noir récurrent des robots laveurs.
Sur le reste, la fiche coche les attentes modernes :
- 20 000 Pa d’aspiration annoncés
- brosses anti-enchevêtrement pensées pour les cheveux/poils
- navigation mêlant LiDAR et capteurs « AI » (obstacles)
- station « tout-en-un » avec lavage/séchage et nettoyage du bac, et lavage à l’eau chauffée selon certaines fiches.
La sortie est annoncée courant 2026, sans date précise.
E10 Evo Plus : l’attaque à 299 dollars (avec station), le vrai coup de pression
L’autre annonce est presque plus agressive : Eureka E10 Evo Plus à 299 dollars, avec une base auto-vidante. Eureka promet 10 000 Pa, une navigation LiDAR et des brosses anti-tangle, avec une station capable de stocker des débris jusqu’à 45 jours avant vidage.

Petit point important : l’E10 Evo Plus n’est pas présenté comme un « vrai » robot laveur haut de gamme. Il embarque bien un pad de lavage léger (une lingette humide) mais sans mécanisme de levée pour gérer automatiquement les tapis comme les modèles plus coûteux.
Là encore, lancement en 2026, date non communiquée.
FloorShine 890 : le balai vapeur qui joue la carte « hygiène + finition »
Troisième pièce du trio : FloorShine 890, un balai pensé pour les sols durs qui combine aspiration et nettoyage vapeur. Les informations disponibles évoquent :
- 24 000 Pa d’aspiration
- vapeur pouvant monter à 160 °C et lavage à l’eau chauffée (jusqu’à 90 °C)
- un séchage à air chaud annoncé autour de 75 °C dans certaines fiches.
Le prix n’est pas communiqué à ce stade, et la disponibilité est étalée sur 2026.

La « premiumisation » par le bas, nouvelle guerre des robots
Ce que raconte Eureka, en creux, c’est l’évolution du marché : le robot aspirateur n’est plus un gadget, c’est un appareil ménager central — et la bataille se déplace vers la qualité du lavage, la gestion des cheveux, et la vraie autonomie (station qui lave, sèche, vide, nettoie).
Reste une inconnue qui décidera de tout : la tenue dans le temps (brosses, station, entretien) et la cohérence logicielle (cartographie, détection, fiabilité). Sur ce terrain, 2026 ne pardonnera plus les promesses floues.


