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Samsung déclare la guerre aux fuites avec sa nouvelle messagerie « Secure Chat »

Samsung déclare la guerre aux fuites avec sa nouvelle messagerie « Secure Chat »
Samsung déclare la guerre aux fuites avec sa nouvelle messagerie « Secure Chat »

Dans l’industrie du smartphone, les fuites sont devenues une sorte de bande-annonce permanente : spécifications, invitations, visuels, parfois même les scripts marketing… tout finit par sortir, souvent des mois avant l’annonce officielle. Les fans adorent, les constructeurs beaucoup moins — car à force, l’effet « révélation » d’un lancement finit par ressembler à une simple formalité.

Cette semaine, Samsung semble avoir décidé de reprendre la main. Selon The Korea Herald, Samsung déploie un mode « secure chat » sur ses outils de messagerie internes, une réponse directe aux leaks récurrents de discussions et de consignes internes.

Secure Chat : Une messagerie interne pensée comme un coffre-fort

Le principe est simple : une fois un salon marqué « secure », les fonctions qui rendent une fuite triviale disparaissent. Le mode sécurisé empêcherait :

  • le copier-coller,
  • le transfert de messages,
  • la capture d’écran,
  • et la sauvegarde des échanges vers un PC personnel.

Le détail le plus important n’est pas la liste des restrictions, mais la manière : d’après la même source, ces contraintes seraient appliquées au niveau du système, et non laissées à la discipline des employés. Autrement dit, Samsung cherche moins à « rappeler les règles » qu’à rendre la fuite techniquement plus compliquée.

Pourquoi maintenant ? Parce que le cycle des leaks s’est emballé

Le timing n’a rien d’anodin. À l’approche d’un lancement Galaxy majeur, les fuites passent souvent de « spéculations » à « inventaire complet » : composants, coloris, variantes, prix, supports marketing — et parfois des informations issues de discussions internes qui alimentent ensuite l’écosystème des leakers.

Samsung veut justement éviter que des éléments de réunions ou d’instructions internes se retrouvent quasi en temps réel sur des plateformes anonymes, puis disséqués publiquement.

Même avec un « secure chat », l’équation reste imparfaite. D’abord parce qu’un mode anti-capture d’écran ne résout pas tout : une photo prise avec un autre téléphone reste le contournement le plus évident — et les sources disponibles notent que ce point n’est pas clarifié.

Ensuite, parce qu’une part énorme des fuites ne vient pas uniquement de l’interne : la supply chain (fournisseurs, sous-traitants, logistique, distribution) est souvent une passoire structurelle. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles « tuer » les leaks est presque impossible : on peut réduire la pression d’un côté, elle ressort de l’autre.

Une mesure défensive… qui dit aussi quelque chose du marché

Ce verrouillage raconte deux choses :

  1. Samsung considère désormais les leaks non plus comme un bruit de fond, mais comme un risque opérationnel (stratégie, négociations, planning, instructions). Le fait de verrouiller au niveau système plutôt que par politique interne suggère que le groupe veut limiter le facteur humain… en le contournant.
  2. L’industrie a changé. Les lancements n’opposent plus seulement des fiches techniques ; ils opposent des narratifs, de l’attention, de la mise en scène. Et quand tout est connu d’avance, la valeur d’un événement se dégonfle. Dans ce contexte, « faire taire » une partie des fuites, c’est aussi tenter de reprendre le contrôle du tempo.

Reste à voir si cette digue tiendra. Si elle fonctionne, le Galaxy S27 pourrait être l’un des premiers cycles récents où l’on ne connaît pas tout avant l’heure. Et ce serait presque… un événement.

Tags : Samsung
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.