Samsung veut faire monter la pression avant son Unpacked du 25 février 2026. Parmi les arguments mis en avant : une ouverture plus large sur le Galaxy S26 Ultra, censée améliorer la photo et la vidéo en basse lumière.
Sauf qu’un détail vient gripper la mécanique marketing : la marque a ajouté un disclaimer indiquant que le contenu de la vidéo a été généré/assisté par des outils IA. De quoi transformer une démo « caméra » en simple teaser… et rouvrir un débat devenu explosif : qu’est-ce qu’une preuve, quand l’image est « améliorée » avant même que le produit n’existe ?
Une promesse simple : plus d’ouverture, plus de lumière, meilleures nuits
Sur le plan technique, l’idée est parfaitement logique : une ouverture plus large laisse entrer davantage de lumière, ce qui aide à réduire le bruit, limiter le flou de bougé et gagner en détail en intérieur ou de nuit (photos comme vidéos). Samsung s’appuie sur cette promesse dans ses teasers « night performance », en suggérant un saut visible sur les scènes sombres.
Sauf qu’ici, ce n’est pas tant la promesse qui pose problème… c’est la démonstration.
No spotlight needed. Can your phone do that? 🔆 Get ready for the next level of Nightography with #GalaxyAI to light up any occasion.
Reserve now: https://t.co/dTlilFNoHy pic.twitter.com/hTRTenNLjL
— Samsung Mobile US (@SamsungMobileUS) February 12, 2026
Le « petit » disclaimer qui change tout
Dans la vidéo publiée par Samsung pour illustrer les performances nocturnes, un avertissement précise que le contenu a été créé avec l’assistance d’outils IA. C’est suffisamment ambigu pour semer le doute :
- Est-ce que la vidéo est une reconstitution (type CGI/IA) basée sur des résultats de labo ?
- Est-ce un vrai plan « capturé » puis retouché, stabilisé, débruité, recomposé ?
Dans les deux cas, le spectateur ne peut plus distinguer ce qui vient du capteur et ce qui vient d’une pipeline de génération/retouche. Et c’est là que l’effet est destructeur : même si le Galaxy S26 Ultra est excellent, le teaser n’est plus une preuve.
Le problème n’est pas l’IA… c’est le statut de la preuve
Samsung (comme ses rivaux) utilise déjà énormément d’IA dans la photo computationnelle. Personne ne demande un RAW brut à chaque pub. Mais, il y a une frontière entre l’IA « dans l’appareil » (HDR, fusion multi-images, débruitage) — c’est le produit, et l’IA « dans le marketing » (scènes générées, performances simulées) — c’est un storyboard.
Le Galaxy S26 Ultra arrive dans une année où Samsung doit donner des raisons de payer plus cher. Or, si la « grande mise à niveau de la caméra » devient une zone grise, la marque se retrouve à devoir vendre le reste du package. Et justement, le reste est solide avec une montée en charge évoquée à 60 W filaire et 25 W sans fil selon les fuites et previews, et surtout le Privacy Display (anti-regards), que Samsung a commencé à pousser très fort — et qui ressemble à un vrai différenciateur matériel/logiciel.
Mais sur la caméra, l’IA dans les teasers fait tâche, parce qu’un flagship se juge sur des preuves simples : un extrait vidéo brut, une scène difficile, une comparaison claire. Ici, Samsung a choisi le cinéma.
Le Galaxy S6 Ultra peut être excellent… mais Samsung s’auto-sabote
Cette histoire ne dit pas que la caméra du Galaxy S26 Ultra sera mauvaise. Elle dit autre chose plus gênant : Samsung n’a pas voulu (ou pas pu) montrer du concret. Et quand une marque s’appuie sur l’IA pour “illustrer” un gain photo, elle invite mécaniquement le public à penser que le gain n’est pas si évident.
La bonne nouvelle, c’est qu’on sera vite fixés : l’Unpacked du 25 février arrive, et les premiers tests indépendants aussi. Là, l’IA n’aura plus le droit de jouer les chefs opérateurs.



