À quelques semaines de la présentation attendue du premier iPhone pliable, une nouvelle fuite prétend montrer une partie de son véritable hardware interne. Des images et une courte vidéo diffusées sur X exhibent une carte mère physique qui intégrerait le A20 Pro, la future puce haut de gamme d’Apple.
La prudence reste toutefois indispensable. L’image la plus détaillée a été nettoyée par IA, aucune référence Apple clairement identifiable n’apparaît sur les composants et, surtout, aucune source reconnue n’a encore authentifié le matériel.
Une carte mère présentée comme celle du futur iPhone pliable
La fuite provient du compte X @LusiRoy7, qui a publié une courte vidéo montrant une carte électronique physique ainsi qu’une image composite présentant ses deux faces. Le composant principal visible serait le A20 Pro, la puce attendue sur les futurs iPhone haut de gamme d’Apple.
Si l’information est exacte, il s’agirait de l’un des premiers aperçus physiques revendiqués de composants internes destinés au futur iPhone pliable, souvent désigné dans les rumeurs comme iPhone Fold ou iPhone Ultra.
Le timing rend naturellement la fuite intéressante : Apple est largement attendu sur ce nouveau format en septembre 2026, aux côtés des iPhone 18 Pro. Mais, rien ne permet encore d’affirmer que la carte appartient réellement au produit final.
@tim_cook iPhone fold hardware good I hope next year updated pic.twitter.com/BWgwewLVxy
— Lusi Roy (@LusiRoy7) August 24, 2026
SoC et mémoire seraient placés côte à côte
L’aspect technique le plus intéressant concerne la disposition supposée de la puce et de la mémoire. Sur les images, le die du SoC et la DRAM apparaissent installés côte à côte, plutôt qu’empilés verticalement. Ils seraient reliés par un dépôt de couches de redistribution, ou RDL, une fine couche d’interconnexions permettant de redistribuer les signaux électriques directement au niveau du package.
Cette approche peut éviter l’utilisation d’un interposer silicium supplémentaire dans certaines architectures de packaging avancé.
Dans un smartphone pliable, l’intérêt potentiel est double. Une disposition horizontale peut aider à maintenir l’épaisseur du module sous contrôle tout en offrant davantage de liberté pour gérer la dissipation thermique. Deux contraintes particulièrement importantes dans un appareil dont chaque millimètre compte une fois refermé.
Une architecture qui pourrait aider Apple à gérer la chaleur
Les smartphones pliables imposent des compromis thermiques inhabituels. Le châssis est divisé en deux parties, la batterie doit partager l’espace avec la charnière et les composants sont répartis dans des volumes extrêmement réduits. Une puce haut de gamme comme le A20 Pro doit pourtant maintenir des performances élevées sans provoquer de surchauffe excessive.
Si le packaging visible sur la fuite est authentique, Apple pourrait chercher à mieux séparer certaines sources de chaleur tout en conservant un ensemble très fin. Ce serait cohérent avec les précédentes rumeurs autour de l’iPhone pliable, qui évoquent notamment un travail poussé sur la dissipation thermique et sur la conception de la charnière.
Cela reste toutefois une interprétation de la disposition supposée des composants, pas une caractéristique confirmée par Apple.
Le composant montré semble avoir été décapsulé
Autre détail visible : le gros composant attribué au A20 Pro ne ressemble pas aux précédentes images de packages complets. Son capot supérieur semble avoir été retiré, laissant davantage apparaître la structure interne. Cela pourrait simplement signifier que la pièce a été décapsulée pour inspection ou analyse. Des images antérieures prétendant montrer le A20 Pro présentaient au contraire un package métallique beaucoup plus classique.
Cette différence n’est donc pas nécessairement incohérente, mais elle complique encore davantage l’identification du composant. Sans numéros de série vérifiables ou marquages industriels clairement lisibles, il est impossible de confirmer l’origine de la pièce à partir des images seules.
Le nettoyage par IA affaiblit la valeur probante de l’image
La principale réserve vient de l’image composite publiée avec la vidéo. Celle-ci a été nettoyée à l’aide d’outils d’intelligence artificielle afin d’améliorer la lisibilité de certains détails. Or, ce type de traitement pose un problème évident lorsqu’il s’agit d’analyser du hardware.
Les modèles d’amélioration d’image peuvent reconstruire des textures absentes, modifier des caractères ou même générer des inscriptions plausibles mais inexistantes dans la source originale. Les éventuels marquages visibles sur cette version ne doivent donc pas être considérés comme fiables.
Pour authentifier une carte mère, les références imprimées, numéros de composants et gravures sont précisément parmi les éléments les plus importants.
Ici, ils sont aussi parmi les plus difficiles à exploiter.
Aucun logo Apple ni numéro identifiable
La vidéo originale n’apporte pas non plus de preuve définitive. Aucun logo Apple clairement visible, aucune référence modèle et aucun marquage caractéristique ne permettent de relier directement la carte à Cupertino. Les blindages métalliques ne semblent pas non plus afficher de gravures immédiatement exploitables.
Cela ne signifie pas nécessairement que le matériel est faux. Les prototypes et pièces de préproduction peuvent utiliser des marquages différents, être volontairement anonymisés ou provenir d’étapes intermédiaires de fabrication.
Mais, en l’absence de corroboration extérieure, la fuite doit rester classée dans la catégorie des informations non confirmées.
Les sources habituelles n’ont pas encore validé la fuite
Autre élément important : les principaux leakers généralement considérés comme fiables autour d’Apple n’ont pas, à ce stade, authentifié les images. C’est une différence notable avec certaines fuites industrielles où plusieurs sources indépendantes finissent rapidement par identifier la chaîne d’approvisionnement ou confirmer certains composants.
Ici, la publication repose essentiellement sur une seule source.
Le niveau de confiance doit donc rester nettement inférieur à celui des informations déjà rapportées depuis plusieurs mois sur l’écran, la charnière ou le calendrier du futur iPhone pliable.
L’iPhone pliable reste attendu en septembre
Indépendamment de cette fuite particulière, plusieurs sources continuent d’indiquer qu’Apple prépare bien son premier iPhone pliable pour septembre 2026. L’appareil adopterait un format livre avec un écran externe d’environ 5,5 pouces et une dalle interne proche de 7,8 pouces. La présentation est attendue aux côtés des iPhone 18 Pro. Certaines informations évoquent même une annonce autour des 8 ou 9 septembre, même si Apple n’a pas encore officialisé la date de son événement.
Le lancement effectif pourrait toutefois être décalé selon les disponibilités de production, un scénario déjà observé par le passé avec certaines nouvelles catégories de produits Apple.
Un tarif supérieur à 2 000 dollars reste probable
Le futur pliable devrait également établir un nouveau record tarifaire pour l’iPhone. Les estimations les plus persistantes placent son prix au-dessus des 2 000 dollars, avec certaines projections allant encore plus haut. Cela positionnerait immédiatement l’appareil au sommet de la gamme Apple. Un tel tarif s’expliquerait par la combinaison d’un écran pliable, d’une charnière complexe, d’un châssis extrêmement fin et d’un silicium de nouvelle génération.
Le produit serait donc moins pensé comme un remplacement immédiat de l’iPhone traditionnel que comme une nouvelle catégorie ultra-premium.
Le A20 reste l’un des éléments les plus surveillés
La question du processeur reste encore relativement floue. Certaines rumeurs évoquent un A20 Pro, tandis que d’autres sources parlent plus simplement d’une puce A20 de nouvelle génération. Ce qui semble plus largement attendu, en revanche, est le passage à une architecture 2 nm.
Apple vient précisément d’inaugurer cette finesse de gravure avec sa puce M6 sur Mac, ce qui rend plausible son extension rapide à l’iPhone. Sur un pliable, les gains d’efficacité énergétique liés au 2 nm pourraient être particulièrement précieux.
L’espace interne disponible pour les batteries est limité et la gestion thermique plus complexe que sur un smartphone monobloc.



