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OpenAI recrute le créateur de OpenClaw : Sam Altman accélère sur les agents personnels et le multi-agent

OpenAI recrute le créateur de OpenClaw : Sam Altman accélère sur les agents personnels et le multi-agent
OpenAI recrute le créateur de OpenClaw : Sam Altman accélère sur les agents personnels et le multi-agent

Le message est tombé directement sur X, signé Sam Altman : Peter Steinberger, développeur solo à l’origine de Moltbot, devenu Clawdbot, puis OpenClaw, rejoint OpenAI pour « piloter la prochaine génération d’agents personnels ».

Altman insiste : « the future is going to be extremely multi-agent » — et cette capacité d’agents à collaborer deviendra rapidement centrale dans les produits OpenAI.

Derrière l’annonce, un mouvement plus profond se dessine : OpenAI ne veut plus seulement être « le meilleur modèle », mais l’OS des agents.

Un créateur viral, un projet qui reste open source… mais sous fondation

Selon Reuters, Steinberger rejoint OpenAI, tandis que OpenClaw continuera d’exister en open source, transféré dans une fondation indépendante soutenue par OpenAI.

C’est une formule hybride : OpenAI récupère le talent et l’impulsion « builder », tout en évitant l’accusation classique d’absorber puis d’étouffer un projet communautaire.

OpenClaw n’est pas qu’un « agent de plus ». C’est l’un des premiers projets à avoir rendu l’agentique désirable pour le grand public : une interface de type chat, des actions sur l’ordinateur, une promesse d’automatisation concrète (messages, tâches, apps), et surtout une approche « maker » qui a fait boule de neige.

Les chiffres cités dans plusieurs couvertures — plus de 100 000 stars GitHub et une traction fulgurante — ont installé OpenClaw comme le produit qui a « rendu réel » ce que beaucoup décrivaient encore comme une démo.

Et, Steinberger lui-même revendique un choix très clair : ne pas rejouer la construction d’une entreprise. Il veut livrer l’impact, pas gérer l’infrastructure, les RH et les levées de fonds.

L’agentique explose… et la sécurité suit (de très près)

Le succès d’OpenClaw a aussi mis en lumière un talon d’Achille structurel : l’écosystème d’extensions/skills. Des médias spécialisés ont rapporté la découverte de centaines de « skills » malveillants publiés sur ClawHub — typiquement le genre d’attaque supply chain qui profite d’une ruée communautaire et d’un contrôle encore immature.

C’est le point que tout le monde va surveiller maintenant : quand un agent peut agir sur des fichiers, des sessions et des comptes, le magasin d’extensions devient une zone à haut risque. Et si OpenAI veut faire du multi-agent un « core product », il lui faut un modèle de permissions, de vérification et d’audit plus robuste que la première vague agentique.

OpenAI veut passer du « chat intelligent » au « réseau d’agents »

Altman ne parle pas d’un agent plus bavard. Il parle d’agents qui interagissent entre eux. C’est une bascule de produit majeure :

  • Un agent = un copilote.
  • Plusieurs agents = une organisation : planification, délégation, vérification croisée, exécution parallèle.

C’est aussi un pari sur la prochaine interface : moins de « prompt », plus de workflows. Un agent rédige, un autre cherche, un troisième exécute, un quatrième vérifie. Et l’utilisateur ne voit plus une conversation : il voit un résultat.

Steinberger arrive précisément avec cette culture : l’agent qui agit, pas seulement le modèle qui répond.

OpenAI vient de recruter un symbole de l’agentique « utile ». Reste à voir si l’entreprise saura industrialiser cette promesse sans industrialiser ses risques.

Tags : OpenAIOpenClawSam Altman
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.