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Ecovacs au CES 2026 : Des robots pour la piscine, les vitres et même un chien de compagnie

Ecovacs au CES 2026 : Des robots pour la piscine, les vitres et même un chien de compagnie
Ecovacs au CES 2026 : Des robots pour la piscine, les vitres et même un chien de compagnie

À Las Vegas, lors du CES 2026, Ecovacs ne se contente plus de peaufiner ses aspirateurs robots : la marque déroule une vision plus vaste, presque obsessionnelle, d’une maison (et d’un jardin) où chaque corvée a son automate. Quitte à surprendre, avec un chien robot censé vous tenir compagnie.

Une annonce qui dit beaucoup plus qu’un simple « refresh »

La vedette côté sols, c’est le Deebot X12 OmniCyclone, présenté comme le successeur direct du X11… lancé à l’IFA en septembre 2025, soit à peine trois mois plus tôt. Sur le papier, Ecovacs conserve l’ADN « flagship » (dock multifonction, approche très automatisée), mais ajoute trois briques très concrètes : prétraitement des taches, rouleau serpillière plus long et surtout un cache intelligent pour éviter de humidifier les tapis.

01 X12

Dans le même mouvement, la marque rafraîchit le milieu de gamme avec le T90 Pro Omni (héritier du T80 Omni), en important une idée « de flagship » : PowerBoost Charging, un mécanisme de recharge opportuniste lors des retours à la base pour accélérer la fin du cycle.

Mais l’histoire du CES 2026 pour Ecovacs se joue aussi ailleurs : Ultramarine, premier robot nettoyeur de piscine, mises à jour GOAT pour la tonte, et Winbot W3 Omni pour les vitres. Le tout s’inscrit dans une ambition revendiquée de « whole-home robotics ecosystem » (écosystème robotique pour toute la maison).

X12 1

X12, T90 Pro, Ultramarine, Winbot : les détails qui comptent

Sur le X12 OmniCyclone, Ecovacs reste avare en chiffres (pas de prix, pas de date à ce stade), mais précise une approche « taches d’abord » avec une techno de prétraitement baptisée FocusJet Pre-Dissolving. La marque met aussi en avant une recharge améliorée (PowerBoost Charging Plus) pour limiter le « temps mort » des grandes surfaces. En toile de fond, le X11 avait déjà installé les marqueurs de la gamme (station sans sac/logique de charge rapide PowerBoost, etc.).

Le T90 Pro Omni, lui, promet une version plus abordable de cette philosophie, avec PowerBoost Charging et un système anti-emmêlement renforcé pour les cheveux/poils, sans basculer dans le tarif « ultra-premium » du haut de gamme.

Côté piscine, Ultramarine est présenté comme une réponse aux frustrations classiques (couverture incomplète, contrôle compliqué, performance inégale) et vise un nettoyage « sols, parois et ligne d’eau », pilotable via application.

Ecovacs détaille déjà une partie de la plate-forme sur sa page CES : navigation SmartNavi 2.0 (fusion multi-capteurs) et, pour la variante Ultramarine P1, une aspiration annoncée à 4800 GPH. Dans les médias, le constat reste le même : peu de specs publiques pour l’instant, même si les visuels donnent un aperçu de la mécanique et du design.

Enfin, le Winbot W3 Omni attaque un irritant très concret : les câbles. Il dispose d’un cordon 2-en-1 combinant alimentation et sécurité, une propulsion anti-patinage (Win-Drive 2.0), une navigation WIN-SLAM 4.0, et un réservoir porté à 60 ml avec pulvérisation à trois buses.

Ecovacs insiste aussi sur la station et le nettoyage des patins, avec un discours « zéro effort » très assumé.

Ecovacs veut dépasser la « guerre des aspirateurs »

Le message derrière cette rafale de produits est limpide : le robot aspirateur devient une catégorie mature, où les différences se jouent au millimètre (brosse anti-nœuds, gestion des tapis, auto-nettoyage, recharge plus maligne). Pour continuer à dominer l’attention — et justifier des cycles de lancement de plus en plus rapides — Ecovacs élargit le terrain : pelouse, vitres, piscine, et même… l’affect.

C’est là qu’arrive LilMilo, chien robot « compagnon ». Selon les descriptions publiées, il s’appuie sur une IA et des biométries pour apprendre, reconnaître les voix, s’adapter aux habitudes et « développer » une personnalité.

Stratégiquement, c’est un pari : déplacer Ecovacs du « smart cleaning » vers une robotique de service plus large, parfois décrite comme de « l’embodied intelligence » dans sa communication.

Reste le nerf de la guerre : la confiance. Un compagnon qui écoute et apprend, même « pour de bonnes raisons », soulève mécaniquement des questions de données, de traitement, et de contrôle utilisateur — exactement le type de friction qui peut freiner l’adoption si l’expérience (et la transparence) ne sont pas irréprochables. Pour l’instant, Ecovacs n’a pas donné de détails de prix ou de disponibilité pour ces nouveautés.

Vers une maison saturée de robots… ou enfin cohérente ?

Au CES 2026, Ecovacs raconte une trajectoire : moins un fabricant d’aspirateurs robots qu’un architecte de « stations », de capteurs, et de routines autonomes, du carrelage à la baie vitrée — jusqu’au bassin. Si la marque réussit à rendre tout cela simple à vivre (et simple à accepter), elle pourrait imposer un standard : non pas un robot, mais un foyer orchestré par des robots.

Tags : CES 2026Ecovacs
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.