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PS6 : Le chiffre secret de 30 Go qui va tout changer pour vos jeux

PS6 : Le chiffre secret de 30 Go qui va tout changer pour vos jeux
PS6 : Le chiffre secret de 30 Go qui va tout changer pour vos jeux

Un simple nombre suffit parfois à faire basculer l’imaginaire de nouvelle génération. Cette semaine, la rumeur autour de la PlayStation 6 se cristallise autour d’un chiffre étonnamment précis : 30 Go de mémoire GDDR7. Pas 32, pas 24. Trente.

Une capacité qui, si elle se confirmait, parlerait moins de « course à la puissance » que d’une ambition plus concrète : réduire les compromis qui plombent les jeux modernes (textures, streaming d’assets, ray tracing, mondes ouverts).

Et l’histoire devient encore plus intéressante quand on regarde l’autre pièce du puzzle : une PlayStation portable évoquée dans la même fuite, avec 24 Go de LPDDR5X. Deux machines, deux mémoires différentes, mais un message commun : Sony chercherait un socle de développement plus confortable, du salon à la mobilité.

30 Go sur PS6 : un saut net, mais surtout une marge de manœuvre

La fuite est attribuée au leaker KeplerL2, repris par plusieurs médias anglophones. Elle avance une PS6 équipée de 30 Go de GDDR7, une progression notable face au pool unifié de 16 Go de GDDR6 de la PS5.

Pourquoi c’est (potentiellement) important ? Parce que sur console, la RAM n’est pas qu’un « chiffre » : c’est l’espace où cohabitent textures, géométrie, systèmes de streaming, caches, données CPU/GPU… et les ambitions graphiques de 2026-2028 ont tendance à dévorer tout ça.

Plus de mémoire, c’est souvent moins d’agressivité dans le streaming d’assets, moins de textures « baveuses » à distance, des mondes ouverts plus stables quand on traverse vite une zone, et des marges pour des fonctionnalités lourdes (RT plus ambitieux, IA, systèmes physiques).

Mais, un détail déciderait de tout… et il manque encore : la part réservée au système. Si l’OS s’octroie davantage de RAM, le gain côté jeux peut se réduire fortement — c’est la variable invisible qui transforme un « gros chiffre » en vrai progrès (ou non).

Un chemin technique inhabituel : 3 Go par module, bus 160-bit, 640 Go/s

Ce qui rend la rumeur crédible… et étrange à la fois, ce sont ses détails techniques. KeplerL 2 évoque une configuration basée sur des modules GDDR7 de 3 Go en « clamshell », avec dix canaux mémoire 16-bit, pour aboutir à un bus 160-bit.

Le leak avance aussi une vitesse de 32 Gb/s et une bande passante d’environ 640 Go/s — un chiffre qui compterait directement pour le confort de streaming des données (textures, géométrie, etc.).

Pourquoi 30 Go, donc ? Parce que 3 Go par module ouvre une arithmétique différente des configurations « classiques » grand public (souvent alignées sur 16/32/64). Si Sony vise un équilibre coût/consommation/PCB, ce genre de choix atypique devient… plausible. Mais tant que d’autres sources indépendantes ne recoupent pas ces mêmes briques (3 Go, 160-bit, 640 Go/s), ça reste une hypothèse.

La console portable à 24 Go : la rumeur qui change la lecture

L’autre moitié de la fuite, c’est donc une PlayStation portable créditée de 24 Go, mais en LPDDR5X (plus adapté aux contraintes énergétiques d’un appareil mobile que la GDDR).

Et là, l’implication est intéressante : 24 Go en portable à côté de 30 Go en salon, c’est un écart réduit, presque un « air de famille » dans les budgets mémoire. Dit autrement : Sony pourrait vouloir donner aux studios une base commune — assez large — puis laisser la puissance brute (GPU/CPU, fréquence, enveloppe thermique) faire la différence entre les versions.

La fuite laisse aussi entendre que ce dispositif portable pourrait viser une forme de compatibilité « style PS5 » (capable de faire tourner des jeux PS5 dans certaines conditions), même si les limites de puissance et de consommation resteraient déterminantes. Plus de mémoire peut réduire les coupes les plus visibles, mais elle ne remplace pas le compute.

Sony prépare peut-être une next-gen plus « propre » que spectaculaire

On a connu des générations où le saut se lisait en une phrase : « la 3D », « la HD », « le SSD ». La prochaine pourrait être plus subtile : moins de concessions, plus de constance. Et la mémoire est souvent la clé de cette promesse.

Si la PS6 vise réellement 30 Go de GDDR7, cela suggère que Sony a identifié le goulet d’étranglement des années à venir : non pas seulement la puissance de calcul, mais la capacité à nourrir cette puissance en données, sans saccades ni compromis visuels trop apparents.

Reste l’évidence : Sony n’a rien confirmé, ni sur le calendrier, ni sur l’existence d’une console portable next-gen, ni sur la PS6 elle-même. Plusieurs articles évoquent une fenêtre « 2027 » au conditionnel, mais on est encore très loin d’un signal officiel.

La cohérence des recoupements sera le vrai test. En attendant, pour quiconque achète aujourd’hui : aucune raison rationnelle de « patienter » uniquement pour ça. Les signaux qui comptent viendront plutôt d’indices industriels (devkits, fuites supply chain solides) et — surtout — de la première communication officielle de Sony.

Tags : PlayStation 6PS6Sony
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.