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Quick Share x AirDrop : Google généralise le partage avec l’iPhone sur tous les Android

Quick Share x AirDrop : Google généralise le partage avec l’iPhone sur tous les Android
Quick Share x AirDrop : Google généralise le partage avec l’iPhone sur tous les Android

Après un premier coup d’éclat réservé aux Pixel 10 fin 2025, Google s’apprête à transformer l’essai : l’interopérabilité Quick Share ↔ AirDrop va s’étendre à « beaucoup plus » d’appareils Android dès cette année.

Une petite phrase lâchée en briefing qui, en réalité, ressemble à une bascule stratégique : rendre le partage de fichiers moins tribal, plus universel — et, au passage, réduire un frein majeur au switch iPhone → Android.

De l’expérimentation Pixel 10 à la généralisation Android

Eric Kay, vice-président de l’ingénierie Android, l’a confirmé à la presse : Google a passé « beaucoup de temps et d’énergie » pour assurer la compatibilité non seulement avec iPhone, mais aussi avec iPad et Mac — et, maintenant que c’est « prouvé », l’équipe travaille avec des partenaires pour l’étendre au reste de l’écosystème Android, avec des annonces « très bientôt ».

Jusqu’ici, les Pixel 10 étaient les seuls Android capables d’utiliser Quick Share (ex-Nearby Share) pour initier une session AirDrop avec un appareil Apple.

Quick Share : Ce que ça change concrètement (et ce que ça ne change pas)

L’enjeu n’est pas de « faire comme AirDrop », mais de parler AirDrop sans application tierce. Dans la pratique, le dispositif reste conçu pour être pair-à-pair et nécessite côté Apple des réglages de visibilité (souvent le mode « Tout le monde pendant 10 minutes » dans AirDrop) afin d’autoriser la découverte.

Autrement dit : Google ne « remplace » pas AirDrop, il s’interface avec lui via Quick Share, pour que l’utilisateur n’ait plus l’impression de franchir une frontière technologique à chaque photo envoyée.

Qui seront les premiers fabricants concernés ?

Google ne donne pas encore de liste officielle, mais deux signaux publics pèsent déjà : Nothing et Qualcomm avaient teasé dès novembre l’arrivée de la compatibilité.
Certaines sources évoquent aussi l’hypothèse d’un déploiement chez des marques très visibles (Samsung est souvent cité dans les spéculations), mais à ce stade, rien n’est confirmé par Google.

Ce qu’on peut lire entre les lignes : si Qualcomm est dans la boucle, l’objectif est probablement d’éviter une fragmentation « modèle par modèle » et de rendre la fonctionnalité industrialisable via la plateforme (chipset/stack système), pas seulement via des optimisations Pixel.

Le vrai plan de Google : faciliter le switch depuis iOS, pas seulement le partage de fichiers

L’autre volet mentionné par Eric Kay vise un sujet encore plus sensible : la migration iPhone → Android. Google dit travailler à améliorer les transferts pour éviter données incomplètes, messages manquants et frictions de configuration — et indique que des tests ont été repérés dans Android Canary 2512 sur Pixel.

Là, la portée est énorme : si le partage de fichiers casse une barrière du quotidien, la migration de données casse la barrière psychologique. Et c’est exactement le type d’amélioration qui, à l’échelle, peut faire bouger des parts de marché.

Une offensive « interop » qui rebat les cartes du premium

Ce mouvement s’inscrit dans une tendance plus large : l’interopérabilité devient un argument premium en soi. Apple a longtemps profité d’un « effet écosystème » (AirDrop, iMessage, etc.). En rendant Quick Share compatible AirDrop au-delà des Pixel, Google réduit l’avantage d’enfermement — sans attendre une hypothétique ouverture côté Apple.

Le timing est tout sauf innocent : 2026 s’annonce déjà chargée en lancements Android haut de gamme. Si Google veut que ces appareils se vendent à des utilisateurs iPhone, il faut que le passage de frontière soit indolore : envoyer un fichier, récupérer ses données, conserver ses conversations, repartir vite. Quick Share ↔ AirDrop n’est pas un gadget : c’est une brique de reconquête.

Tags : AirDropAndroidGoogleQuick Share
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.