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OpenAI lance l’app Codex sur macOS : un « command center » pour piloter des agents de développement en parallèle

OpenAI lance l’app Codex sur macOS : un « command center » pour piloter des agents de développement en parallèle
OpenAI lance l’app Codex sur macOS : un « command center » pour piloter des agents de développement en parallèle

Pendant une décennie, l’IDE a été le cockpit. En 2026, OpenAI veut en faire une salle de contrôle. Avec sa nouvelle application Codex pour macOS, la promesse n’est plus de « vous aider à écrire du code », mais de vous permettre de diriger plusieurs agents à la fois — comme on managerait une petite équipe, thread après thread.

Annoncée hier, l’app Codex arrive comme une réponse à un changement d’usage que l’éditeur assume frontalement : les modèles savent désormais porter des tâches plus longues « de bout en bout », et le vrai défi devient la supervision — comment assigner, suivre, relancer, corriger, sans se perdre dans le bruit.

Codex, déjà lancé en 2025, décrivait des cycles d’exécution typiques allant d’1 à 30 minutes selon la complexité. L’app macOS s’inscrit dans cette logique : laisser l’agent travailler, puis revenir avec des modifications vérifiables et discutables.

Ce que l’app Codex change : multi-agents, worktrees, Git intégré

Le cœur du produit, c’est une interface pensée pour multitâcher :

  • Threads par projets : chaque agent tourne dans un fil séparé, organisé par repo/projet, afin de basculer d’une tâche à l’autre sans « perdre » le contexte.
  • Worktrees intégrés : plusieurs agents peuvent travailler sur un même dépôt sans se marcher dessus, chaque thread ayant sa copie isolée.
  • Panneau de diff + commentaires : vous relisez, commentez le diff, et pouvez même ouvrir dans votre éditeur pour ajuster à la main.
  • Outils Git dans l’app : staging, revert par chunks, commits, push et création de PR sont accessibles sans quitter l’interface (terminal intégré pour le reste).

À noter : l’app est disponible sur macOS (Apple Silicon), et une version Windows est annoncée « à venir ».

Skills et Automations : au-delà du code, vers le « travail qui shippe »

OpenAI insiste sur deux briques qui font basculer Codex vers quelque chose de plus « agentique ».

Skills

Les Skills empaquettent instructions + ressources + scripts, pour que Codex puisse reproduire des workflows (outillage, conventions d’équipe, tâches documentaires) de façon plus fiable. Et surtout, elles sont partageables entre l’app, le CLI et l’extension IDE.

OpenAI illustre l’idée avec une démonstration : un jeu de course construit en combinant une skill de génération d’images (GPT Image) et une skill de dev web, sur un run « long » de plusieurs millions de tokens.

Automations

Les Automations permettent de programmer Codex sur un calendrier (routines, maintenance, rapports), avec une file de revue à la fin. OpenAI cite des usages internes très concrets : triage quotidien d’issues, synthèse d’échecs CI, briefs de release, checks de bugs.

Et la suite est déjà posée : OpenAI veut ajouter des déclencheurs cloud pour que Codex puisse tourner « en continu », pas seulement quand votre machine est ouverte.

Sécurité : sandboxing par défaut, permissions à la carte

Quand un agent touche au dépôt, exécute des scripts et interagit avec votre environnement, la sécurité cesse d’être un bonus. L’app reprend une approche « sécurisé par défaut » :

  • Sandbox système (configurable), annoncé comme natif et open source.
  • Par défaut, l’agent est limité à éditer les fichiers du dossier/branche de travail, utilise une web search en mode cache, et demande permission pour les actions sensibles (comme l’accès réseau).
  • Des règles peuvent être définies au niveau projet/équipe pour autoriser certains commandes « élevées » sans redemander à chaque fois.

C’est l’équilibre qui se dessine partout dans l’agentic IA : si vous autorisez tout, vous gagnez du temps… jusqu’au jour où vous en perdez des semaines. L’ambition ici, c’est de rendre la délégation possible sans remettre les clés de la maison d’un seul coup.

Disponibilité : qui peut l’utiliser, et comment

L’app est disponible « dès aujourd’hui » sur macOS. Codex est inclus pour les abonnés ChatGPT Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu (avec possibilité d’acheter des crédits supplémentaires si besoin).

OpenAI indique aussi une fenêtre promo : Codex est temporairement accessible aux utilisateurs Gratuit et Go, et les limites de débit sont doublées sur les plans payants pendant cette période.

Le mouvement est clair : on passe d’une IA qui « complète » à une IA qui exécute, et d’un développeur qui tape à un développeur qui supervise. L’IDE ne disparaît pas — mais il perd son monopole symbolique. Le logiciel ne se construit plus seulement au clavier : il se construit en files de tâches, en boucles d’itération, en revues rapides et fréquentes.

Reste la vraie question : dans un monde d’agents parallèles, l’avantage compétitif ne sera pas seulement le modèle. Ce sera la capacité à faire confiance, à auditer, à industrialiser les bonnes pratiques — et à garder l’humain au centre, non pas comme opérateur, mais comme arbitre.

Tags : CodexMacOSOpenAI
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.