À force d’intégrer Gemini partout, Google finit par toucher l’un de ses terrains les plus stratégiques : la mobilité du quotidien. Cette semaine, Google Maps bascule un cran plus loin — non plus seulement guider, mais converser, pendant que vous marchez ou pédalez.
Google Maps : Une mise à jour qui change la nature de Maps
Google déploie l’accès mains libres à Gemini dans Google Maps pendant la navigation à pied et à vélo. L’idée est simple : éviter le réflexe dangereux (ou simplement pénible) de s’arrêter pour taper, et transformer l’écran de navigation en interface de dialogue.
Concrètement, Gemini peut répondre à des questions « en situation » — « Parle-moi du quartier où je suis », « Qu’est-ce qu’il faut absolument voir sur le chemin ? », « Trouve un café avec toilettes sur mon itinéraire » — sans quitter l’expérience de guidage. Sur un vélo, l’angle est encore plus clair : garder les yeux et les mains là où ils doivent être, et déléguer le reste à la voix.
Ce que Gemini apporte (vraiment) à pied et à vélo
L’intérêt n’est pas juste de « poser une question ». C’est la continuité : Google insiste sur la capacité à enchaîner des questions de suivi pour préciser une demande (budget, options vegan, détour raisonnable, parking, etc.), comme dans un chat — mais ancré dans l’itinéraire et le contexte de déplacement.
Et, Google Maps commence à ressembler à une interface qui « sait travailler » avec vos usages : demander une date d’arrivée estimée, comprendre votre contrainte de temps, voire aider à prévenir quelqu’un que vous aurez du retard (dans les limites de ce que l’utilisateur valide).
Une stratégie cohérente : de la conduite à la « navigation conversationnelle »
Ce mouvement prolonge la trajectoire amorcée fin 2025, quand Google avait déjà présenté une navigation plus « conversationnelle » avec Gemini, d’abord pensée pour la conduite. Dans le même paquet, Google avait aussi commencé à enrichir l’expérience avec des repères plus « humains » (landmarks) et des interactions plus naturelles autour des lieux. Sur le fond, la promesse est la même : Maps ne veut plus être un GPS, mais un assistant de terrain.
Derrière la démo, on voit surtout un changement de design logiciel : Google pousse l’idée que l’utilisateur ne devrait plus « piloter une app », mais exprimer une intention (« je veux un endroit sympa », « je suis pressé », « je veux éviter la foule ») et laisser le système faire le tri.
C’est aussi une réponse directe à la montée des interfaces agentiques sur bureau (et des navigateurs qui promettent de faire le Web à votre place). Google aligne ses pièces : Search, Chrome, Maps… tout converge vers une même grammaire conversationnelle.
Disponibilité : iOS d’abord, Android ensuite
Le déploiement annoncé est mondial sur iOS (là où Gemini est disponible), avec une arrivée progressive sur Android.

