Depuis quelques semaines, les dates du Galaxy S26 semblaient flotter au gré des fuites. Mais, la convergence se fait enfin : plusieurs sources (en Europe comme en Corée) racontent désormais le même calendrier, avec un Unpacked attendu le 25 février à San Francisco et une disponibilité commerciale fixée au 11 mars.
Samsung n’a pas encore officialisé, mais l’écart entre rumeur et planning « probable » se réduit dangereusement.
Les dates qui reviennent partout : 25 février, précommandes, puis le 11 mars
Le schéma évoqué est limpide :
- Annonce (Unpacked) : 25 février (San Francisco)
- Précommandes : à partir du 26 février
- « Pré-vente » du 5 au 10 mars : un terme surtout lié au marché coréen (à relativiser hors Corée)
- Sortie mondiale : 11 mars
Autrement dit : pour la plupart des marchés, les deux dates qui comptent sont bien le 25 février et le 11 mars.
« Trop tard », vraiment ? Samsung a déjà commencé à décaler son tempo
Si le 11 mars paraît tardif, c’est parce que Samsung a habitué le public à des lancements plus précoces. Sauf que la dérive est déjà en cours depuis plusieurs générations :
- Galaxy S24 : annoncé le 17 janvier 2024, disponibilité large fin janvier (31 janvier sur plusieurs marchés)
- Galaxy S23 : disponibilité à partir du 17 février 2023
- Galaxy S25 : la fenêtre « fin janvier/début février » (avec un cycle de prévente très documenté en Corée)
Le message implicite : Samsung repousse doucement sa rentrée flagship, et le Galaxy S26 s’inscrirait dans cette tendance plutôt que dans une exception.
À partir de quand c’est « trop tard » ?
« Trop tard », ce n’est pas une date sur un calendrier — c’est une perte d’avantage.
- Trop tard, c’est quand l’iPhone a déjà refermé la conversation : Si Samsung arrive en mars avec un produit très proche du S25, il risque de parler dans le vide. Plusieurs fuites décrivent justement une génération « familière », avec des gains surtout concentrés sur le Ultra.
- Trop tard, c’est quand le prix devient impossible à défendre : Un lancement plus tardif n’est pas un problème… sauf s’il s’accompagne d’une hausse tarifaire sans saut d’expérience clair. Or, la question des prix reste ouverte, avec des signaux contradictoires selon les régions.
- Trop tard, c’est quand la disponibilité est fragmentée : Un calendrier tardif peut être un choix stratégique (production, stocks, arbitrage composants). Mais s’il se traduit par des ruptures ou des vagues d’arrivée par pays, l’effet « Unpacked » se dissout rapidement — et l’attention se déplace.
Au fond, le 11 mars n’est pas « trop tard » si Samsung arrive avec un modèle Ultra vraiment différenciant, une disponibilité solide, et une politique prix cohérente.
Le vrai enjeu : le Ultra comme locomotive (et le risque pour les modèles « vanilla »)
Plusieurs signaux pointent vers un Galaxy S26 Ultra qui porterait l’essentiel de l’attrait (fonctions d’écran orientées confidentialité, améliorations ciblées), pendant que les Galaxy S26/S26+ seraient plus timides.
Dans ce scénario, décaler la sortie peut même servir Samsung : laisser le temps d’aligner production et messages marketing, et vendre le modèle Ultra comme « le » flagship IA/écran/caméra, au risque de rendre le Galaxy S26 standard encore plus difficile à justifier face aux promotions du S25.
Et, c’est là que la date redevient politique : si l’innovation perçue est mince, chaque semaine de retard donne aux anciens modèles — et à la concurrence — une opportunité de plus pour grignoter la décision d’achat.


