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ChatGPT Translate : OpenAI lance son site de traduction pour détrôner Google

ChatGPT Translate : OpenAI lance son site de traduction pour détrôner Google
ChatGPT Translate : OpenAI lance son site de traduction pour détrôner Google

OpenAI vient d’ajouter une nouvelle pièce à l’écosystème ChatGPT : ChatGPT Translate, une page Web de traduction autonome qui reprend le geste le plus universel du Web — coller un texte, obtenir une version dans une autre langue — tout en essayant de le faire basculer dans un flux « rédactionnel » plus intelligent.

Visuellement, la ressemblance avec Google Traduction est assumée. Mais, la philosophie, elle, vise autre chose qu’un simple résultat unique.

ChatGPT Translate : Un clone d’interface, un produit différent dans l’intention

Deux champs, deux menus déroulants, détection automatique : ChatGPT Translate coche les cases attendues et annonce la prise en charge de 50+ langues.

Là où l’outil se distingue, c’est sur la « suite » : des préréglages permettent d’orienter immédiatement la sortie (« plus business », « plus fluide », etc.), et l’interface encourage à transformer la traduction en point de départ pour une réécriture via ChatGPT. C’est une nuance produit importante : OpenAI ne vise pas seulement la traduction, mais la mise en forme du message.

Les limites actuelles : texte d’abord, le reste plus tard

Sur le papier, la page indique pouvoir traduire « texte, voix, images ». Dans les faits, aujourd’hui :

  • sur bureau, l’usage est essentiellement texte ;
  • sur mobile, la voix via micro est accessible ;
  • l’image est mentionnée, mais n’est pas encore proposée comme fonctionnalité pleinement disponible selon les premiers constats relayés.

Autre point : contrairement à Google Traduction, il n’y a pas d’app dédiée repérée à ce stade sur les stores, et OpenAI n’a pas communiqué officiellement sur le modèle exact derrière l’outil.

Face à Google Traduction : OpenAI joue le « ton », Google garde la « couverture »

La comparaison est inévitable. Google Traduction reste plus large dans les « modes » : documents, sites Web, conversation, et un arsenal mobile très mature. Et Google n’est pas immobile : en décembre 2025, Google a annoncé des améliorations de traduction propulsées par Gemini (meilleure gestion des idiomes et du langage familier), ainsi qu’une bêta de traduction en temps réel dans les écouteurs.

OpenAI, lui, attaque un angle plus éditorial : la traduction comme intention (formel, simple, académique), pas seulement comme conversion linguistique. Sur les usages pro, c’est potentiellement redoutable : la plupart des « traductions » qu’on envoie sont en réalité des messages à calibrer.

Ce que ça révèle de la stratégie d’OpenAI

ChatGPT Translate ressemble à un mouvement simple, mais très structurant : décliner ChatGPT en outils spécialisés, qui capturent des comportements existants (ici, « je colle un texte ») et les ramènent dans l’écosystème. C’est moins une guerre de dictionnaires qu’une guerre de workflow.

Si OpenAI ajoute réellement l’import d’images et de documents, élargit la couverture linguistique, et surtout clarifie l’intégration mobile, la rivalité avec Google Translate pourrait devenir très tangible. D’ici là, la règle est limpide : ChatGPT Translate quand vous tenez à la façon dont le message tombe ; Google Translate quand vous avez besoin de la boîte à outils complète.

Tags : ChatGPT Translate :OpenAI
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.