Après avoir fait le buzz en 2025 avec Nano Banana puis Nano Banana Pro, Google accélère à nouveau : Nano Banana 2 est en train d’arriver dans l’application Gemini, avec une promesse très « Flash » — plus rapide, moins coûteux, et suffisamment bon pour devenir le nouveau standard de la génération et de l’édition d’images.
Petit rappel de l’ampleur du phénomène Nano Banana : le premier modèle, lancé en août 2025, a explosé en adoption, au point de devenir l’un des moteurs d’imagerie les plus utilisés dans l’univers Gemini. Fin 2025, Nano Banana Pro (adossé à Gemini 3 Pro Image) avait ensuite poussé la précision d’édition et la constance à un niveau « studio », mais avec un coût et une latence plus élevés.
Nano Banana 2, lui, vise autre chose : faire passer le « niveau Pro » dans un usage plus quotidien, plus scalable.
Ce qu’est Nano Banana 2 : Gemini 3.1 Flash Image, version grand public
Selon Google, Nano Banana 2 correspond à Gemini 3.1 Flash Image : un modèle orienté vitesse et coût, conçu pour itérer rapidement (génération, retouche, variations) tout en améliorant la fidélité et l’obéissance au prompt.

Et surtout, il est en cours de déploiement dans Gemini, avec une disponibilité qui s’élargit fortement, y compris côté accès gratuit selon les régions et modalités de l’app.
Google et la presse qui a pu observer le rollout mettent l’accent sur quelques points clés :
- Meilleure gestion du texte (un vieux talon d’Achille de l’image générative) et meilleure adhérence au prompt.
- Vitesse/latence : l’ADN « Flash » sert précisément à enchaîner les essais sans attendre, ce qui change la manière de créer (on passe du « prompt parfait » au « prototype rapide »).
- Qualité et contrôle : Google parle d’un modèle qui combine « rapidité » et capacités avancées, avec davantage de contrôle créatif et de cohérence.
Nano Banana 2 devient assez robuste pour gérer des scènes plus denses (plusieurs objets/personnages cohérents) et viser des rendus plus « utilisables » pour des besoins concrets (créa, illustration, maquettes, contenus).
Où Nano Banana 2 arrive : Gemini, mais pas seulement
Ce lancement n’est pas un « petit toggle » dans une app. Google étend Nano Banana 2 à plusieurs surfaces : Gemini (app/web), Google Search/AI Mode et Lens (selon les marchés), et même des briques liées aux outils créatifs vidéo comme Flow (où l’image sert de matière première).
En parallèle, Google met aussi en avant ses efforts de traçabilité (SynthID, C2PA Content Credentials) autour des contenus générés, signe que l’entreprise veut industrialiser l’image générative sans laisser le sujet de l’authenticité lui exploser au visage.
Google joue la « commoditisation » de l’image IA
Avec Nano Banana 2, Google fait un choix très stratégique : transformer l’image générative en commodité, un outil par défaut intégré partout, plutôt qu’un « super pouvoir premium » réservé aux abonnés.
Flash sert à abaisser le coût psychologique de la création : on teste plus, on corrige plus, on itère plus vite. La qualité devient « suffisamment haute » pour que l’utilisateur moyen ne ressente plus le besoin de basculer sur un modèle Pro… sauf pour des tâches exigeantes (typo complexe, maquettes produit, retouches chirurgicales). Enfin, en le déployant largement, Google place Nano Banana 2 comme standard de facto dans son écosystème — ce qui est un avantage décisif face aux concurrents : l’outil le plus utilisé finit souvent par être « le meilleur », au moins dans l’imaginaire collectif.
En clair, Nano Banana 2 n’est pas seulement une mise à jour. C’est une étape vers une idée plus large — l’image IA comme fonction native d’Android, de Search et de Gemini, au même titre que la traduction ou la dictée.






