Samsung rejoue la partition du « split » régional, mais avec une nuance importante en 2026 : le Ultra ne se discute plus. Le Galaxy S26 Ultra est Snapdragon partout, tandis que les Galaxy S26 et S26+ basculent sur Exynos dans une grande partie du monde.
Qui a quel chipset, et où ?
Répartition officielle/relayée par les sources les plus cohérentes à ce stade :
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Modèle |
Amérique du Nord + Chine + Japon |
Europe + « reste du monde » |
|---|---|---|
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Galaxy S26 |
Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy |
Exynos 2600 |
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Galaxy S26+ |
Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy |
Exynos 2600 |
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Galaxy S26 Ultra |
Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy |
Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy |
En clair, si vous voulez être certain d’avoir le Snapdragon, l’achat « sans prise de tête » reste le Galaxy S26 Ultra.
Snapdragon 8 Elite Gen 5 vs Exynos 2600 : les différences qui comptent
Gravure et philosophie : 3 nm TSMC contre 2 nm Samsung
- Snapdragon 8 Elite Gen 5 : gravure TSMC 3 nm, plateforme Qualcomm orientée efficacité globale + modem intégré X85.
- Exynos 2600 : gravure Samsung 2 nm GAA, avec la promesse de gains d’IA « on-device » et une nouvelle approche CPU/GPU maison.
À retenir : le « 2 nm » n’assure pas mécaniquement une supériorité. Ce sont les rendements, la gestion thermique et l’optimisation logicielle qui font la vérité en usage réel.
CPU : deux écoles d’architecture
- Snapdragon : CPU Oryon Gen 3, configuration 2 cœurs « prime » + 6 performance, avec des fréquences très élevées (jusqu’à ~4,6 GHz selon Qualcomm/médias).
- Exynos : architecture 10 cœurs autour d’un C1-Ultra + cœurs intermédiaires optimisés (Samsung insiste sur la réactivité et l’IPC).
Si Qualcomm a souvent l’avantage sur la constance en charge (jeux, vidéo, longues sessions), Samsung veut clairement démontrer que le Exynos 2600 n’est plus « l’option B ».

GPU : Adreno 840 vs Xclipse 960 (et l’angle « gaming »)
- Snapdragon : GPU Adreno (gains annoncés en performance gaming + meilleure efficacité).
- Exynos 2600 : GPU Xclipse 960, Samsung met en avant ses progrès, y compris sur des scénarios lourds (ray tracing/upscaling selon les implémentations).
Ce que ça peut changer pour vous : si vous jouez beaucoup, la différence se verra moins sur un score brut que sur la chauffe et la stabilité après 20–30 minutes.
IA/NPU : là où Samsung veut marquer des points
- Snapdragon : Hexagon NPU, Qualcomm annonce des gains significatifs pour l’IA on-device et les pipelines vidéo « augmentés ».
- Exynos : Samsung affirme une grosse progression IA (générative, latence, efficience) sur Exynos 2600.
Dans la pratique : si Galaxy AI est votre usage n° 1 (résumés, outils photo, fonctions contextuelles), l’écart se jouera sur le temps de réponse et la capacité à faire tourner certaines fonctions sans cloud.
Modem et réseau : avantage structurel au Snapdragon
C’est le point le plus concret, souvent sous-estimé :
- Snapdragon embarque le Qualcomm X85 (modem intégré + pile radio Qualcomm, généralement très solide).
- Exynos 2600 : la fiche comparée que vous citez mentionne un modem « externe/non précisé », ce qui suggère un choix de conception différent selon variantes. Samsung ne détaille pas toujours autant cet aspect côté grand public.
Autrement dit, si vous vivez dans une zone réseau compliquée, que vous faites beaucoup de partage de connexion, ou que vous comptez sur une accroche 5G agressive, le Snapdragon a historiquement un léger avantage (à confirmer sur tests S26).
Est-ce que ça « vaut le coup » de choisir Snapdragon plutôt que Exynos ?

Vous allez ressentir la différence surtout si…
- vous jouez longtemps (chauffe/stabilité GPU)
- vous filmez beaucoup (traitement vidéo + tenue thermique)
- vous êtes très sensible à la qualité radio (réseau/Wi-Fi/latence)
Vous pourriez ne pas la sentir si…
- votre usage est classique (réseaux sociaux, photo, streaming)
- vous changez de téléphone tous les 2–3 ans et vous restez dans l’écosystème Galaxy
- Samsung a réellement réussi son pari « Exynos 2600 = performance proche, IA mieux optimisée » (c’est en partie ce que la marque sous-entend).
Le choix est simple : le Galaxy S26 Ultra pousse le Snapdragon partout, donc aucune loterie. Pour les Galaxy S26/S26+, l’Europe (et une large partie du monde) passe sur Exynos 2600, et la vraie bataille se jouera sur les tests d’endurance (chauffe, autonomie réelle, constance IA) plus que sur les benchmarks du jour 1.



