NotebookLM n’a jamais été un outil de slides au sens classique du terme. Jusqu’ici, c’était surtout une machine à générer vite — puis à vous laisser seul dès que venait le moment pénible : itérer, corriger, livrer.
Avec une mise à jour centrée sur l’édition au prompt et l’export PPTX, Google transforme son « outil d’étude » en espace de rédaction beaucoup plus crédible pour le travail.
Une mise à jour qui vise le vrai goulet d’étranglement : l’itération
Le changement le plus utile est aussi le plus simple : vous pouvez désormais réviser des slides individuellement. Au lieu de régénérer tout le deck parce qu’une diapo est bancale, vous sélectionnez la slide et vous décrivez le correctif (« resserre le message », « réorganise en 3 points », « change l’angle », etc.).
Google documente déjà ce flux dans son aide officielle, avec une logique de « modifications en attente » et d’édition par slide via l’icône « révison ».
Ce détail compte parce que, dans la vraie vie, les retours arrivent en rafales : une première passe, puis une seconde, puis le fameux « on ajoute juste un slide » la veille. Le deck qui survit, c’est celui qui supporte l’usure.
Because you wouldn’t let it slide… these are rolling out today for our most requested feature:
Prompt-Based Revisions: Tweak, tailor, and tune your slides just by prompting the revisions you want
PPTX Support: You can now export your Slide Decks (Google Slides coming next!) pic.twitter.com/Uma36PZ9OF
— NotebookLM (@NotebookLM) February 17, 2026
L’export PPTX : le passage du « prototype » au « livrable »
L’autre nouveauté est le déblocage pratique : exporter un deck en. PPTX. Ce format reste la monnaie commune de la majorité des organisations (et une passerelle acceptable vers d’autres outils). Dans l’état, cela permet de récupérer votre structure générée dans NotebookLM, l’ouvrir dans PowerPoint (ou équivalent), appliquer une charte, des gabarits, des notes d’orateur, des règles d’entreprise, et finaliser sans tout reconstruire.
Google évoque aussi un export vers Google Slides « à venir », sans calendrier verrouillé — à traiter comme une intention plutôt qu’une garantie immédiate.
NotebookLM se repositionne comme atelier, pas comme gadget IA
Ce duo (édition ciblée + export PPTX) est un signal produit : NotebookLM ne veut plus seulement « impressionner en 30 secondes ». Il veut devenir l’endroit où l’on fabrique un deck avant la phase de polissage dans l’outil final.
Autrement dit, Google attaque le terrain le plus rentable de l’IA grand public : le travail de bureau — là où l’on paie volontiers pour gagner du temps, à condition que le résultat reste maîtrisable.
Le trade-off à surveiller : cohérence visuelle et dérive de mise en page
L’édition au prompt a un revers prévisible : plus vous retouchez, plus vous verrez si les layouts dérivent (titres, espacements, hiérarchie). C’est le moment où l’IA peut vous faire gagner 45 minutes… puis vous en reprendre 15 en nettoyage.
Et, c’est précisément là que l’export PPTX devient vital : il donne la sortie « propre » vers les outils où la mise en forme est reine.

