Huawei repositionne ses écouteurs haut de gamme avec une promesse très simple — et très ambitieuse : plus de silence, plus de fidélité, et des appels qui restent nets même quand la ville hurle. Les FreeBuds Pro 5 inaugurent une approche « dual-engine » de la réduction de bruit, tout en poussant la transmission audio lossless via le codec maison L2HC 4.0 (jusqu’à 2,3 Mb/s).
Le segment des écouteurs sans fil premium est devenu un champ de bataille : AirPods Pro, Sony, Bose, Samsung… tout le monde promet l’ANC ultime. Huawei choisit une autre voie : décomposer le bruit (basses continues vs pics aigus) et traiter chaque famille différemment, avec une couche d’IA qui ajuste en permanence.
ANC dual-engine : deux « moteurs », une IA qui ajuste en temps réel
Huawei met en avant une architecture ANC à deux transducteurs :
- un driver dédié aux bruits constants et graves (moteur, roulement, métro)
- une membrane micro-planar pour les sons plus « irréguliers » et aigus (voix, claquements, pics soudains)
Le tout est piloté par un modèle de « détection » MIMO analysant l’environnement jusqu’à 400 000 ajustements par seconde, pour adapter l’annulation en quasi temps réel. On retrouve aussi un mode transparence et un réglage de volume adaptatif, pensés pour éviter l’effet « je monte le son sans m’en rendre compte » dans les rues bruyantes ou les transports.

Du hi-res au « lossless » (si votre appareil suit)
C’est l’autre argument fort : la transmission sans perte via L2HC 4.0, annoncée jusqu’à 2,3 Mb/s en 48 kHz/24 bits sur appareils compatibles. Huawei associe ça à une architecture Dual-Drive (séparation physique des registres graves/aigus) et à plusieurs profils sonores prédéfinis (Balanced, Voice, Classical, Bass selon les marchés/communications).

À noter : ce « lossless » dépendra fortement du téléphone (codec propriétaire). Sur d’autres appareils, l’expérience repassera sur des codecs plus standard (souvent AAC/LDAC selon écosystèmes et réglages).
Appels : micro + conduction osseuse pour rester intelligible
Huawei annonce un dispositif à trois microphones et un micro à conduction osseuse, avec traitement IA pour isoler la voix. La marque promet une intelligibilité jusqu’à 100 dB de bruit ambiant et une résistance au vent (chiffres variables selon communications).
Sur le papier, l’approche est cohérente : la conduction osseuse sert de « référence voix » plus stable quand les micros classiques sont noyés par l’environnement.
Les FreeBuds Pro 5 misent sur une connexion à deux appareils (multi-device), l’Audio Sharing (partage d’un flux avec un second casque compatible Huawei) et la personnalisation via application (iOS/Android).

Design et endurance : IP57 et boîtier plus compact
Côté produit, Huawei parle d’un design « Star Oval », d’un boîtier plus compact et d’une certification IP57 (poussière + immersion limitée).
Pour l’autonomie, une source spécialisée évoque jusqu’à 8 h sans ANC/33 h avec boîtier, ou 5 h avec ANC/22 h avec boîtier (valeurs typiques, à prendre comme indicatives selon volume, codecs et conditions).
Prix et disponibilité : 199,99 € et offres de lancement
En France, plusieurs publications indiquent un prix de lancement autour de 199,99 €, avec des promotions temporaires selon les canaux. Offre de lancement : jusqu’au 5 avril 2026, obtenez 30 € de remise immédiate sur la boutique en ligne Huawei.
Les FreeBuds Pro 5 ne cherchent pas à « tout faire mieux que tout le monde » — ils ciblent surtout trois usages où les écouteurs premium se jouent au quotidien :
- Transports/open space : l’ANC adaptatif est réellement utile s’il réduit les variations (voix, annonces, pics).
- Appels en environnement difficile : si la conduction osseuse est bien exploitée, c’est un vrai différenciateur.
- Écoute haute qualité : le 2,3 Mb/s est un marqueur fort… mais surtout pour les utilisateurs dans l’écosystème compatible.
Le pari est donc « premium pragmatique » : si vous avez un téléphone Huawei récent (ou un appareil supportant correctement L2HC), l’expérience peut devenir très convaincante. Sinon, vous paierez une partie d’une promesse (le lossless) que vous n’exploiterez peut-être pas pleinement — comme souvent avec les codecs propriétaires.







