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Design & CSS

Google Glimmer : Les futures directives de conception de design d’Android XR pour lunettes IA

Google Glimmer : le nouveau design « sans écran » de Android XR pour des lunettes IA à affichage transparent
Google Glimmer : le nouveau design « sans écran » de Android XR pour des lunettes IA à affichage transparent

Quand Google parle de Android XR, il ne vend pas seulement un nouveau gadget. Il tente de réécrire une règle de base de l’informatique personnelle : l’interface n’est plus un rectangle lumineux qu’on regarde, mais une couche d’information qui doit cohabiter avec le réel.

Avec Glimmer, ses nouvelles directives de conception pour lunettes à affichage transparent, Google assume cette bascule et propose une philosophie radicale : des éléments brefs, lisibles, non intrusifs, qui « apparaissent uniquement quand c’est nécessaire ».

Google Glimmer : Une interface conçue pour l’optique, pas pour le mobile

Le principe fondateur de Glimmer est presque contre-intuitif pour quiconque vient du smartphone : l’UI n’est pas pensée « sur une dalle », mais pour un affichage offrant une transparence optique, où la lumière s’ajoute au monde réel.

Résultat : Google pousse une UI consultable d’un coup d’œil, avec des surfaces sombres, un contenu lumineux, des formes arrondies et des tuiles flottantes — tout ce qui aide à éviter la fatigue visuelle et la distraction en situation.

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Dans la documentation Android dédiée aux lunettes, Google insiste sur le fait que l’interface doit « s’harmoniser » avec l’environnement, et surtout mériter l’attention sans la capturer. C’est une rupture nette avec l’héritage Material, conçu pour des écrans opaques et saturés.

Voice, gestes, regard : l’input devient le vrai « centre » du design

Glimmer s’inscrit dans une logique où l’utilisateur ne veut plus toucher un écran : l’interaction repose sur un trio voix + gestes + regard, avec une UI capable de rester minimale tant qu’elle n’est pas sollicitée. Cette approche « ambient » colle à l’idée d’une IA toujours disponible : ce n’est pas l’utilisateur qui va à l’app, c’est l’assistant qui vient à lui — mais à la condition de ne pas parasiter son champ visuel.

Le plus révélateur, c’est que Glimmer n’est pas un simple manifeste. Google publie déjà une boîte à outils :

  • Jetpack Compose Glimmer, un toolkit UI dédié aux expériences lunettes, avec composants, thème et comportements gérant en partie la complexité à la place du dev.
  • Des guides de styles (ancrage, hiérarchie, lisibilité sur fond réel) et des recommandations « UI made for AI glasses ».
  • Et un travail de fond expliqué dans un article Google Design sur les contraintes des écrans transparents (perception, contraste, lisibilité).

Autrement dit : Google veut éviter l’erreur classique des nouvelles plateformes — annoncer une vision sans fournir l’écosystème d’outillage. Ici, la stack design arrive avec l’initiative Android XR.

Glimmer, c’est le « design système » d’une IA qui doit rester polie

Dans les lunettes, une UI trop présente n’est pas seulement « moche » : elle est dangereuse (distraction), épuisante (fatigue visuelle) et contre-productive (rejet). Glimmer traduit donc un compromis stratégique : rendre l’IA omniprésente… sans donner l’impression d’un HUD cyberpunk permanent.

Et c’est là que l’ambition de Google se lit entre les lignes : si Android XR veut rivaliser avec Meta et d’autres acteurs sur les lunettes, l’enjeu n’est pas uniquement l’affichage. C’est la capacité à livrer une interface qui tient toute la journée, dans la rue, au bureau, dans les transports — bref, une interface qui ne déclenche pas le réflexe « je l’éteins ».

Tags : Android XRGlimmerGoogle
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.