Pendant longtemps, la mémoire de ChatGPT a ressemblé à une promesse à moitié tenue : vos conversations étaient bien là, mais les retrouver — et surtout les réutiliser intelligemment — relevait parfois du hasard.
Depuis le 15 janvier 2026, OpenAI franchit un cap : ChatGPT peut désormais retrouver plus fiablement des détails précis dans vos anciennes discussions et les citer comme sources, à condition d’avoir activé l’option de référence à l’historique.
ChatGPT : Une « mémoire » plus utile, parce qu’elle devient vérifiable
Le changement le plus important n’est pas seulement la capacité à retrouver une info… c’est la traçabilité. Désormais, toute conversation passée utilisée pour répondre apparaît comme une « source » cliquable, que vous pouvez ouvrir pour vérifier le contexte d’origine. C’est une petite touche de design, mais une grande bascule de confiance : on passe du « crois-moi » au « regarde d’où ça vient ».

OpenAI précise aussi le périmètre : l’amélioration vise la recherche de détails dans vos discussions passées quand la fonction « Historique des chats » est activée, et elle est déployée globalement pour les abonnés Plus et Pro.
Ce que ça change au quotidien : moins de « recontextualisation », plus de continuité
L’intérêt, c’est la fin d’un rituel fatigant : recopier des morceaux d’anciens échanges, réexpliquer un projet, remettre les contraintes à plat. Dans les usages « réels » (recettes, programme sportif, brouillons d’articles, roadmap produit, suivi d’apprentissage), ChatGPT peut aller chercher la bonne brique… sans que vous ayez à fouiller manuellement. C’est précisément l’angle mis en avant par plusieurs retours presse autour de cette mise à jour.
À noter : la recherche manuelle dans l’historique (barre de recherche) existe déjà, mais OpenAI rappelle qu’elle fonctionne par mots-clés et correspondances — utile, mais pas toujours suffisante quand vos discussions se ressemblent.
ChatGPT suit — et rattrape — la trajectoire de Gemini
L’idée d’un assistant qui s’appuie sur vos conversations passées n’est pas nouvelle. Google a activé cette logique sur Gemini pour les abonnés Advanced dès février 2025, en mettant en avant une assistance plus « continue » (résumer, reprendre un fil, poursuivre un projet).
La différence, ici, c’est l’exécution « produit » : OpenAI insiste sur le fait que les discussions utilisées apparaissent comme sources consultables. Une manière de répondre à une critique structurelle des IA conversationnelles : leur capacité à « se souvenir » est puissante… mais peut vite devenir opaque.
L’enjeu stratégique : l’assistant devient un système, pas une session
Cette mise à jour arrive à un moment où OpenAI transforme ChatGPT en plateforme (plans, modèles, mémoire, connecteurs, recherche, désormais publicité). Quand un chatbot sait relier vos échanges, il cesse d’être un onglet : il devient une interface de travail.
Et, cela impose une condition non négociable : le contrôle utilisateur. Sur ce point, OpenAI rappelle via sa documentation que la mémoire dépend de réglages (mémoire activée + référence à l’historique), et que l’utilisateur garde la main sur ce qu’il laisse « persistant ».
La prochaine bataille est évidente : convaincre que cette continuité n’est pas une surveillance — mais un confort choisi.



