Microsoft profite du Snapdragon Summit 2026 pour renouveler ses deux Surface les plus accessibles. Les nouvelles Surface Pro 12 pouces et Surface Laptop 13 pouces passent au Snapdragon X2 Plus de Qualcomm, avec à la clé un bond important des performances CPU, graphiques et surtout de l’intelligence artificielle locale.
Microsoft annonce notamment plus de 60 % de performances graphiques supplémentaires et jusqu’à 95 % de performances en plus pour l’IA exécutée localement. Les écrans deviennent également 25 % plus lumineux et l’autonomie annoncée atteint jusqu’à 22,5 heures sur le Surface Laptop.
Mais cette montée en gamme s’accompagne d’une hausse tarifaire pour le Surface Pro 12 pouces : son prix passe à 1 259
euros. Microsoft complète ses annonces avec une nouvelle Surface Mouse à 89,99 euros, première souris de la marque à exploiter les retours haptiques avancés de Windows 11.
Le Snapdragon X2 Plus remplace le X Plus
Le principal changement se trouve naturellement à l’intérieur des deux machines. Microsoft abandonne le Snapdragon X Plus de la précédente génération au profit du nouveau Snapdragon X2 Plus. La fréquence passe notamment de 1,25 GHz à 1,7 GHz dans la comparaison communiquée autour de ces modèles.
Mais, Qualcomm améliore également considérablement les capacités consacrées à l’intelligence artificielle. Le NPU peut désormais atteindre 85 TOPS, contre 45 TOPS sur la génération précédente. Cela représente presque deux fois la puissance théorique disponible pour les traitements IA exécutés directement sur le PC.
Microsoft annonce jusqu’à 95 % d’amélioration des performances pour les traitements IA locaux. Cette puissance supplémentaire doit notamment profiter aux fonctionnalités Copilot+ PC et aux applications capables d’utiliser directement le NPU.
L’intérêt est de réaliser davantage de traitements sur la machine plutôt que d’envoyer systématiquement les données vers des serveurs distants. Les applications compatibles peuvent ainsi bénéficier d’une latence réduite et continuer à exploiter certaines fonctions IA sans connexion permanente au cloud.
Avec 85 TOPS, ces nouvelles Surface dépassent largement le seuil qui avait initialement permis à Microsoft de définir la catégorie Copilot+ PC.
Plus de 60 % de performances graphiques supplémentaires
Le Snapdragon X2 Plus ne se contente pas d’améliorer l’intelligence artificielle. Microsoft annonce également plus de 60 % de performances graphiques supplémentaires par rapport aux premières versions de ces deux ordinateurs. Cette progression pourrait être particulièrement importante pour les usages qui avaient montré les limites des premières machines Snapdragon les plus accessibles.
Ces Surface ne deviennent pas pour autant des PC gaming. Elles devraient surtout gagner en confort pour les applications graphiques, les interfaces complexes et certaines charges de création.
Les designs ne changent pratiquement pas
Microsoft ne profite pas de cette nouvelle génération pour revoir profondément ses machines. Le Surface Pro conserve son écran de 12 pouces, tandis que le Surface Laptop reste sur une diagonale de 13 pouces.
Le design extérieur reste globalement identique. L’évolution concerne essentiellement les composants internes et l’écran. Microsoft annonce désormais une luminosité de 500 nits, soit une progression de 25 %. Cette augmentation devrait surtout améliorer le confort d’utilisation dans les environnements très lumineux.

Ink Canvas arrive sur le Surface Pro
La Surface Pro bénéficie également d’une nouvelle fonction logicielle baptisée Ink Canvas. Elle combine la prise de notes et le dessin au stylet avec des fonctions d’intelligence artificielle. Ink Canvas peut notamment utiliser l’IA pour générer des images ou produire des résumés à partir du contenu manipulé. La fonctionnalité ne restera toutefois pas exclusive au nouveau Surface Pro.
Microsoft prévoit de la déployer sur d’autres appareils compatibles à partir du lancement de la machine.
Jusqu’à 15,5 heures pour le Surface Pro
Microsoft annonce jusqu’à 15,5 heures d’autonomie pour le nouveau Surface Pro 12 pouces. Le Surface Laptop 13 pouces fait sensiblement mieux avec une autonomie pouvant atteindre 22,5 heures. Ces valeurs restent naturellement celles communiquées par Microsoft et dépendront fortement des usages.
L’efficacité énergétique constitue néanmoins l’un des principaux arguments des PC Windows basés sur les plateformes Snapdragon. L’arrivée du X2 Plus doit permettre d’augmenter les performances sans sacrifier cet avantage.

Microsoft proposera également une option 5G pour le Surface Pro for Business. Cette déclinaison permettra de rester connectée sans dépendre d’un réseau Wi-Fi ou du partage de connexion d’un smartphone. La connectivité cellulaire reste donc principalement positionnée comme une fonction professionnelle.
Le modèle grand public ne semble pas bénéficier de cette option dans les configurations annoncées.
Une connectique toujours assez limitée
La connectique ne connaît pas de révolution. Le Surface Laptop 13 pouces conserve deux ports USB-C, tout comme la Surface Pro qui dispose également d’une connectique relativement minimaliste. Microsoft ne fait toujours pas de l’abondance des ports un argument de cette gamme. Les modèles restent par ailleurs privés de certaines caractéristiques disponibles sur les Surface plus haut de gamme, notamment l’USB4.
C’est l’un des compromis permettant à Microsoft de conserver une séparation entre ses différentes gammes.
Les deux machines disposent d’une caméra frontale 1080p présentée comme optimisée pour l’IA. La Surface Pro ajoute une caméra HD à l’arrière. La puissance accrue du NPU doit notamment faciliter les traitements vidéo exécutés localement, comme les différents effets utilisés pendant les visioconférences.
Microsoft continue ainsi à rapprocher progressivement les fonctions Copilot+ PC du fonctionnement quotidien de Windows plutôt que de les présenter comme des applications IA séparées.
La Surface Pro prend 310 euros
C’est probablement le changement le plus difficile à ignorer. La nouvelle Surface Pro 12 pouces débute en France à 1 259 €. Sa prédécesseure était commercialisée à partir de 949 euros. Cela représente donc une augmentation de 310 euros, soit environ 35 %.
Toutefois, Microsoft améliore la configuration de base. En effet, la machine dispose désormais de 16 Go de RAM et 256 Go de stockage, et une version équipée d’un SSD de 512 Go sera également proposée. À noter que l’ancien modèle démarrait avec 8 Go de RAM et 256 Go de stockage.
Malgré cette augmentation importante du prix, le clavier de la Surface Pro reste optionnel. C’est un élément important pour comparer réellement son tarif à celui d’un ordinateur portable traditionnel. Une Surface Pro utilisée comme véritable PC portable nécessite généralement l’achat du clavier en supplément. Le positionnement « abordable » du modèle devient donc assez relatif.
Elle reste moins cher que les Surface haut de gamme, mais son prix se rapproche désormais de celui de nombreux ultraportables premium.
Le Surface Laptop reste sous les 1 320 euros
La situation est un peu différente pour le Surface Laptop 13 pouces. Son prix de départ est fixé à 1 320 euros. Il bénéficie lui aussi de 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage dans sa configuration de base, avec une option 512 Go.
Il conserve ainsi un positionnement plus facile à comprendre : un PC portable Surface relativement compact proposant l’expérience Windows de référence de Microsoft sans atteindre les tarifs des modèles les plus haut de gamme.
Les deux ordinateurs seront disponibles à partir du 13 octobre.
Une nouvelle Surface Mouse avec retour haptique

Microsoft accompagne ses PC d’une nouvelle version de la Surface Mouse. Son évolution la plus intéressante concerne l’intégration des retours haptiques avancés de Windows 11. La souris peut produire des sensations tactiles lorsque l’utilisateur effectue certaines opérations dans l’interface. Cela peut par exemple se produire lors du redimensionnement d’une fenêtre, d’un glisser-déposer ou de l’alignement de différents objets.
L’objectif est d’ajouter une information tactile aux interactions traditionnellement uniquement visuelles.
Windows 11 devient tangible
Le principe rappelle certains trackpads haptiques, mais Microsoft l’intègre ici directement à une souris. L’intérêt dépendra fortement de l’adoption de ces interactions par Windows et les applications. Une vibration subtile indiquant qu’un objet vient de s’aligner précisément peut par exemple être utile. À l’inverse, des retours haptiques trop fréquents pourraient rapidement devenir gênants.
Cette Surface Mouse sert donc également de démonstration de ce que Microsoft imagine pour les interactions haptiques avec Windows 11.
Un bouton Action personnalisable
La souris ajoute également un bouton Action placé au-dessus de la molette mécanique. Il peut être configuré pour déclencher différentes fonctions courantes. Microsoft permet d’attribuer des commandes distinctes selon le type d’interaction, notamment avec un double-clic ou un appui prolongé.
L’idée rappelle les boutons personnalisables présents sur certains smartphones récents : une même commande physique peut devenir un raccourci vers plusieurs fonctions.
Un design toujours ambidextre
Microsoft conserve largement le design ambidextre de la précédente Surface Mouse. La partie supérieure utilise désormais du silicone souple afin d’améliorer la prise en main et le confort. La nouvelle Surface Mouse sera commercialisée 89,99 euros. Ce tarif la place face à de nombreuses souris plus spécialisées proposées par Logitech et d’autres fabricants.
Mais Microsoft cherche surtout à proposer sa propre vision du périphérique parfaitement intégré à Windows.
Les Surface abordables montent progressivement en gamme
Ces nouvelles Surface illustrent finalement une évolution intéressante de la gamme Microsoft. La Surface Pro 12 et le Surface Laptop 13 restent techniquement les modèles les plus accessibles de leurs familles respectives. Mais leurs caractéristiques se rapprochent progressivement de celles des machines plus coûteuses.
Le Snapdragon X2 Plus apporte un NPU de 85 TOPS et un bond important du GPU, tandis que les écrans gagnent en luminosité. En contrepartie, certaines concessions subsistent : écrans moins avancés, possibilités de configuration réduites et absence d’USB4. Et surtout, la Surface Pro 12 pouces n’est plus vraiment une machine d’entrée de gamme à 1 300 euros, avant même d’ajouter son clavier.
Microsoft améliore donc considérablement les performances de ses Surface les moins chères. Mais cette génération montre également que la hausse du coût des composants commence à sérieusement remettre en question la notion de PC Windows « abordable ».