Annoncé lors de l’Android Show 2026, Googlebook marque le plus grand changement stratégique de Google dans l’univers des laptops depuis quinze ans de Chromebooks. Google ne parle plus vraiment d’« OS » mais de « système d’intelligence » : l’ordinateur ne doit plus seulement exécuter des applications, il doit anticiper les intentions de l’utilisateur, avec Gemini au centre de l’expérience. La plateforme repose sur la pile Android — connue avant le lancement sous le nom d’Aluminium OS, tandis que Google parle désormais de « Googlebook OS » — et les applications Android y tournent nativement, sans la virtualisation des Chromebooks. Google promet jusqu’à dix ans de mises à jour.
Le lancement a eu lieu en trois temps. Google a réuni la presse à New York le 15 septembre, confirmé l’ouverture des précommandes pour le 21 septembre, puis dévoilé les machines et les conditions de précommande. Les Googlebooks sont vendus au Google Store, chez Best Buy et chez des revendeurs, avec une disponibilité en magasin le 4 octobre aux États-Unis et le 5 octobre au Canada, au Royaume-Uni, en Irlande, en France, en Allemagne et en Australie.
Cinq constructeurs sont présents dès le départ : Acer, ASUS, Dell, HP et Lenovo. Google impose un socle premium — au moins 16 Go de RAM, 256 Go de stockage, un écran tactile, jusqu’à 14 heures d’autonomie, un NPU de plus de 45 TOPS — et un signe distinctif, la Glowbar, une bande lumineuse qui affiche notamment le niveau de batterie. Cette première vague repose sur des Intel Core Ultra Series 3 et des Snapdragon X Elite.
Côté prix, Google annonce un départ à 899 dollars aux États-Unis ; en France, les tarifs annoncés vont de 1 099 € (HP Googlebook 14) à 1 399 € (ASUS Googlebook 14). Il ne s’agit pas de remplacer les Chromebooks abordables mais d’ouvrir un front face aux ultraportables Windows et au MacBook Air. Chaque machine inclut 12 mois de Google AI Pro (5 To de stockage), 12 mois de GeForce NOW, 3 mois de YouTube Premium et 3 mois d’Adobe Photoshop.





L’intelligence artificielle est le principal argument, comme le détaille Google : Gemini Intelligence, Magic Pointer (agiter le curseur pour interroger Gemini sur ce qui est à l’écran), Rambler (dictée qui organise vos idées), Create My Widget (widgets créés à partir d’une simple description) et Google Antigravity pour développer et déployer des applications, avec un terminal Linux compatible avec Claude Code. Gemini Spark peut même traiter des demandes complexes laptop fermé.

L’autre pilier est le smartphone : Continue On reprend sur le PC une activité commencée sur le téléphone, donne accès aux fichiers mobiles et diffuse certaines applications. Reste la grande inconnue du logiciel : Photoshop et Lightroom arrivent, Google revendique des milliers de jeux Android (la moitié des 100 jeux les plus populaires), mais les logiciels professionnels spécifiques devront être vérifiés un à un.

Côté Chromebooks, certains modèles pourront migrer par mise à jour du firmware, sans liste publiée pour l’instant. Pour aller plus loin, voir le dossier « Googlebook : tout ce que l’on sait ».