Samsung pourrait revoir sa stratégie concernant le processeur du Galaxy S27 Ultra. Alors que le prochain smartphone haut de gamme du constructeur devrait initialement embarquer une puce Qualcomm Snapdragon de nouvelle génération, des problèmes de surchauffe et de baisse de performances lors des tests pourraient remettre ce choix en question.
Selon la presse sud-coréenne, Samsung envisagerait de se tourner vers son propre Exynos 2700 si Qualcomm ne parvient pas à résoudre ces difficultés.
Cette éventualité marquerait un changement important pour la gamme Ultra, qui utilise exclusivement des processeurs Snapdragon depuis le Galaxy S23 Ultra. Pour l’instant, aucune décision définitive n’a été annoncée et les discussions entre Samsung et Qualcomm se poursuivraient.
Le Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 confronté à des problèmes thermiques
Selon le quotidien sud-coréen Seoul Economic Daily, Samsung aurait rencontré des difficultés lors des tests du Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 destiné au Galaxy S27 Ultra. Le processeur dépasserait les limites de température fixées pendant des charges de travail prolongées, entraînant une réduction automatique de ses fréquences et donc de ses performances.
Samsung aurait demandé à Qualcomm de corriger ces problèmes d’ici à la mi-octobre. Les deux entreprises continueraient néanmoins à travailler ensemble pour améliorer la stabilité thermique et les performances de la puce.
Ces informations restent à prendre avec prudence : elles proviennent de fuites relayées par la presse sud-coréenne et n’ont pas été confirmées officiellement par les deux fabricants. Si les difficultés persistent, Samsung pourrait toutefois devoir revoir ses plans avant de finaliser la configuration de son prochain smartphone premium.
Le Exynos 2700 pourrait revenir sur le modèle Ultra
L’alternative envisagée serait le Exynos 2700, une puce développée par la division System LSI de Samsung et fabriquée par Samsung Foundry avec le procédé de gravure 2 nm SF2P de deuxième génération.
Ce processeur serait conçu pour améliorer les performances de calcul et l’efficacité énergétique par rapport à son prédécesseur. Son adoption dans le Galaxy S27 Ultra permettrait à Samsung de réintroduire ses propres puces dans son modèle phare, après plusieurs générations reposant exclusivement sur Qualcomm.
Le Galaxy S22 Ultra, commercialisé en 2022, était le dernier modèle Ultra à proposer une variante Exynos, notamment en Europe avec l’Exynos 2200. Depuis le Galaxy S23 Ultra, Samsung a privilégié Snapdragon sur ses marchés mondiaux.
Le retour d’Exynos ne signifie cependant pas que Samsung abandonnerait Qualcomm. Une précédente fuite évoquait plutôt une répartition régionale, avec des Galaxy S27 Ultra équipés de l’Exynos 2700 sur certains marchés, notamment en Corée du Sud, et des versions Snapdragon aux États-Unis. Rien ne confirme encore que Samsung envisage une stratégie Exynos à l’échelle mondiale.
Un choix qui pourrait aussi réduire les coûts
Au-delà des performances, le choix du processeur représente un enjeu financier pour Samsung. Selon le Seoul Economic Daily, les achats de processeurs mobiles du groupe ont atteint 13 830 milliards de wons en 2025.
Une utilisation plus importante des puces Exynos pourrait réduire la dépendance de Samsung envers les fournisseurs externes et améliorer le taux d’utilisation de ses propres capacités de fabrication avancée. Le groupe pourrait ainsi tirer parti de ses investissements dans les procédés de gravure de nouvelle génération.
Cette stratégie comporte néanmoins un impératif : les performances et la stabilité thermique doivent répondre aux exigences d’un smartphone haut de gamme. Si les problèmes rencontrés avec le Snapdragon sont confirmés, Samsung devra déterminer si son Exynos 2700 constitue une solution suffisamment aboutie pour le Galaxy S27 Ultra.
Samsung doit encore trancher
Le choix du processeur du Galaxy S27 Ultra dépendrait donc en partie de la capacité de Qualcomm à résoudre les difficultés thermiques signalées pendant les tests. L’Exynos 2700 apparaît comme une alternative possible, mais son adoption et la répartition des puces selon les régions restent incertaines.
Pour Samsung, l’enjeu dépasse le seul lancement du prochain Galaxy Ultra : il concerne aussi la place de ses propres processeurs dans ses smartphones premium et la rentabilité de sa division de fabrication de semi-conducteurs. La décision finale devra encore être confirmée par le constructeur.