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Snapdragon C : Qualcomm promet des PC Windows à 300 dollars plus rapides et plus autonomes

Snapdragon C : Qualcomm promet des PC Windows à 300 dollars plus rapides et plus autonomes
Snapdragon C : Qualcomm promet des PC Windows à 300 dollars plus rapides et plus autonomes

Après avoir imposé Snapdragon X sur une partie du marché des PC premium, Qualcomm descend désormais d’un étage. Avec Snapdragon C, le groupe cible les ordinateurs Windows abordables, où autonomie et performances restent souvent sacrifiées sur l’autel du prix.

Et face aux petites puces Intel, la bataille pourrait devenir beaucoup plus intéressante.

Qualcomm s’attaque au maillon faible du PC Windows

Les PC portables d’entrée de gamme ont longtemps reposé sur le même compromis : accepter une machine relativement lente, dotée d’une autonomie moyenne, pour maintenir le tarif aussi bas que possible. Qualcomm veut précisément remettre en cause cette équation avec sa nouvelle plateforme Snapdragon C.

Présentée une première fois en mai 2026, la puce Snapdragon C de Qualcomm vise les ordinateurs commercialisés à partir d’environ 300 dollars. Qualcomm vient désormais d’en détailler davantage les caractéristiques techniques et, sur le papier, son positionnement est clair : transposer les avantages énergétiques de l’architecture ARM vers des machines beaucoup moins coûteuses.

Le Snapdragon C repose sur un CPU Kryo à huit cœurs, gravé en 6 nm et capable d’atteindre 3 GHz. Il embarque également un GPU Adreno culminant à 900 MHz et un NPU Hexagon consacré aux traitements d’intelligence artificielle. La plateforme prend en charge jusqu’à 16 Go de mémoire LPDDR5/LPDDR5X ou LPDDR4X, ainsi que du stockage NVMe PCIe 3.0 et UFS 2.2 ou 3.1. Côté connectivité, Wi-Fi 6/6E et Bluetooth 6.0 sont au programme.

Ce n’est donc pas une puce conçue pour rivaliser avec les processeurs premium. Toute sa pertinence réside ailleurs : offrir suffisamment de performances tout en consommant nettement moins d’énergie.

snapdragon c

Intel N250 directement dans le viseur

Qualcomm compare notamment son nouveau processeur au Intel N250, une puce que l’on retrouve justement dans certaines machines Windows économiques. Selon les mesures communiquées par le constructeur, le Snapdragon C pourrait offrir jusqu’à 67 % de performances supplémentaires lorsqu’un PC fonctionne sur batterie, tout en atteignant jusqu’à 2,1 fois l’efficacité énergétique de son concurrent.

Des chiffres impressionnants, mais qui devront naturellement être confrontés à des tests indépendants sur les premiers ordinateurs commercialisés.

Qualcomm avance également plusieurs comparaisons portant sur des usages quotidiens. Le constructeur revendique notamment d’importantes réductions de consommation lors du streaming vidéo, des appels Microsoft Teams ou lorsque certaines applications restent inactives en arrière-plan.

Snapdragon C vs. Intel N250 performance scaled 1

Le message est évident : Snapdragon C ne cherche pas seulement à rendre les PC bon marché plus rapides. Qualcomm veut surtout éviter le phénomène classique d’une machine dont les performances ou l’autonomie deviennent décevantes dès qu’elle quitte son chargeur. Et sur ce marché, quelques heures d’autonomie supplémentaires peuvent représenter un argument beaucoup plus concret qu’une poignée de points gagnés dans un benchmark.

L’IA descend elle aussi vers l’entrée de gamme

L’autre particularité du Snapdragon C est son NPU Hexagon dédié aux calculs d’intelligence artificielle. Il ne faut évidemment pas attendre d’un PC à 300 dollars les mêmes capacités locales qu’une machine premium équipée des Snapdragon X les plus puissants. Mais l’intégration d’un accélérateur spécialisé montre à quel point le NPU est en train de devenir un composant standard du PC moderne.

Qualcomm vise d’ailleurs un public extrêmement large : étudiants, familles, petites entreprises et professionnels ayant surtout besoin de navigation web, bureautique, visioconférence, streaming et applications professionnelles relativement légères.

Pour ces utilisateurs, le véritable enjeu n’est pas de disposer de performances spectaculaires. Il est d’obtenir une machine réactive, silencieuse et endurante, capable de tenir une journée de cours ou de travail sans devenir pénible à utiliser après quelques mois.

C’est précisément sur ce terrain que Snapdragon C pourrait trouver sa place.

Windows on ARM n’est plus le même qu’il y a quelques années

Reste l’éternelle question qui accompagne les processeurs Snapdragon sur PC : la compatibilité logicielle. Historiquement, Windows on ARM souffrait d’un catalogue d’applications natives trop limité et d’une émulation x86 pouvant produire des performances irrégulières. Cette faiblesse a longtemps empêché Qualcomm de véritablement menacer Intel et AMD.

Toutefois, la situation s’est considérablement améliorée.

Des applications extrêmement populaires comme Chrome, Excel, Spotify ou Zoom fonctionnent désormais dans cet environnement, tandis que Microsoft a largement renforcé Windows sur ARM et ses mécanismes de compatibilité.

Cela ne signifie pas que toutes les difficultés ont disparu. Certains logiciels professionnels anciens, périphériques spécialisés, pilotes ou jeux peuvent encore poser problème. Mais pour le public auquel Snapdragon C est destiné — navigateur, Office, streaming, visioconférence et applications courantes — l’obstacle logiciel devient progressivement moins déterminant.

Le PC à 300 dollars devient un nouveau champ de bataille

Qualcomm Snapdragon C app support

Le timing choisi par Qualcomm n’a rien d’anodin. Le marché du PC économique est en pleine recomposition. Les constructeurs cherchent à proposer des machines moins coûteuses sans sacrifier complètement l’expérience utilisateur, tandis que l’autonomie et les fonctions d’IA prennent une importance croissante dans les critères d’achat.

Acer, ASUS, HP et Lenovo préparent déjà des ordinateurs basés sur Snapdragon C. Cette adhésion des grands fabricants sera déterminante. Une puce peut être excellente sur le papier ; elle ne transforme un marché que lorsqu’elle se retrouve dans suffisamment de machines réellement disponibles, correctement configurées et vendues au bon prix.

Pour Qualcomm, Snapdragon C représente donc une étape stratégique. Après avoir tenté de prouver qu’ARM pouvait rivaliser sur les PC Windows haut de gamme, le constructeur veut désormais démontrer que cette architecture peut également réinventer l’entrée de gamme.

Et c’est peut-être là que la menace devient la plus sérieuse pour Intel. À 300 ou 400 dollars, les consommateurs ne recherchent pas le processeur le plus puissant du marché. Ils veulent simplement un ordinateur rapide au quotidien, capable de tenir longtemps sur batterie et suffisamment abordable pour ne pas nécessiter de compromis douloureux.

Si Snapdragon C tient réellement ces trois promesses dans les premiers PC commerciaux, Qualcomm pourrait transformer un segment longtemps considéré comme peu enthousiasmant en l’un des terrains les plus disputés de l’industrie.

Tags : ARMQualcommSnapdragon CWindows on ARM
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.