Aller au contenu principal
BlogNT
Galaxy S26 : Samsung pourrait augmenter ses prix de 100 € en pleine crise de la mémoire

Décryptage

Galaxy S26 : Samsung pourrait augmenter ses prix de 100 € en pleine crise de la mémoire

L'ESSENTIEL
  • Une augmentation potentielle de 100 euros (environ 149 600 wons) envisagée dès le 1er octobre en Corée du Sud.
  • Une révision tarifaire inhabituelle touchant des smartphones déjà commercialisés depuis environ sept mois.
  • Une flambée des coûts de la mémoire, propulsée par la forte demande en intelligence artificielle, qui dépasse désormais le prix des processeurs.
  • Une stratégie similaire déjà adoptée par Apple lors du renouvellement de son catalogue de rentrée.
  • Une remise en question de la stratégie d'achat traditionnelle qui consistait à attendre pour profiter de baisses de prix.

Acheter un smartphone plusieurs mois après son lancement signifie généralement profiter d’un prix plus bas. Samsung pourrait pourtant inverser cette logique avec la gamme Galaxy S26, commercialisée depuis environ sept mois. Le constructeur étudierait une augmentation du tarif de ses flagships déjà disponibles afin de compenser l’explosion du coût de la mémoire.

En Corée du Sud, une hausse uniforme d’environ 149 600 wons, soit 100 €, serait envisagée à partir du 1er octobre. Samsung reconnaîtrait étudier sa politique tarifaire en raison de l’augmentation du prix des composants, mais aucune décision définitive n’a encore été prise.

Samsung pourrait augmenter le prix des Galaxy S26 dès octobre

Selon plusieurs informations provenant de Corée du Sud, Samsung examine actuellement la possibilité d’augmenter le prix de vente de ses smartphones déjà commercialisés.

Publicité

Les Galaxy S26, Galaxy S26+ et Galaxy S26 Ultra seraient directement concernés. Une hausse d’environ 149 600 wons par modèle est évoquée sur le marché coréen, ce qui représente approximativement 95 à 100 euros. Si elle est validée, cette nouvelle grille tarifaire pourrait entrer en vigueur dès le 1er octobre.

Samsung aurait confirmé qu’une révision des prix était effectivement étudiée en interne en raison de la hausse du coût des composants. Le groupe insiste cependant sur le fait qu’aucune décision n’a encore été arrêtée, pas plus que le montant d’une éventuelle augmentation.

Il est également impossible de savoir pour le moment si une telle mesure dépasserait le marché sud-coréen. Les prix sont établis différemment selon les régions, les taxes, les taux de change et les stratégies commerciales locales.

La mémoire est devenue plus chère que le processeur

La principale cause de cette situation se trouve du côté de la mémoire. Selon les chiffres rapportés, le coût de la mémoire destinée aux smartphones aurait progressé de plus de 80 % au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent. Certaines estimations évoquent même des prix environ trois fois supérieurs à ceux observés à la même période l’année dernière.

L’ampleur de cette hausse bouleverse la structure de coût d’un smartphone premium. La mémoire serait désormais devenue le composant individuel le plus coûteux, devant même le processeur qui occupait traditionnellement une place majeure dans la nomenclature matérielle.

Samsung est dans une position particulière face à cette inflation. Le groupe fabrique lui-même une grande partie des composants mémoire utilisés par l’industrie, mais sa division mobile achète ces composants selon une logique comptable et commerciale distincte.

Au premier semestre, cette dernière aurait payé environ 211 % de plus pour sa mémoire mobile que sur la même période un an auparavant. Dans le même temps, l’activité smartphone aurait enregistré une perte opérationnelle d’environ 700 milliards de wons au deuxième trimestre, accentuant la pression pour restaurer les marges.

La situation illustre ainsi le paradoxe d’un groupe verticalement intégré : l’explosion de la demande en mémoire peut bénéficier à une branche de Samsung tout en pénalisant fortement celle qui fabrique les Galaxy.

Augmenter le prix d’un smartphone déjà commercialisé serait inhabituel

Les constructeurs répercutent généralement une augmentation du coût des composants lors du lancement d’une nouvelle génération. Cette méthode est beaucoup plus facile à accepter commercialement. Un smartphone inédit apporte un nouveau processeur, de nouvelles caméras ou différentes fonctions qui permettent d’accompagner le changement de prix d’une évolution du produit.

Modifier le tarif conseillé d’un appareil sept mois après sa sortie est beaucoup plus délicat. Le consommateur obtient exactement le même Galaxy S26 qu’auparavant, mais doit simplement le payer davantage.

La hausse actuelle de la mémoire pourrait néanmoins contraindre les fabricants à remettre en question cette pratique. Si les coûts augmentent suffisamment vite, continuer à vendre pendant plusieurs mois un smartphone à un tarif calculé sur une structure de coûts devenue obsolète peut fortement réduire les marges.

Les marques disposent alors de trois principales options : absorber la différence, réduire les promotions ou relever directement les prix. Dans le cas des Galaxy S26, Samsung semble désormais étudier cette troisième possibilité.

Une hausse du tarif officiel ne signifie toutefois pas nécessairement que tous les consommateurs paieront immédiatement 110 dollars supplémentaires. Les remises des revendeurs, reprises, promotions opérateurs et offres ponctuelles peuvent continuer à faire évoluer fortement le prix réellement payé.

Apple a déjà commencé à répercuter cette inflation

Samsung ne serait pas le premier grand constructeur à augmenter ses prix dans ce contexte. Lors de son événement du 9 septembre, Apple a retiré les iPhone 17 Pro de son catalogue et relevé de 130 euros en France le prix de plusieurs modèles restant commercialisés, notamment les iPhone 16, iPhone 17e, iPhone 17 et iPhone Air.

Les nouveaux iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max ont également augmenté de 100 euros par rapport à leurs prédécesseurs, avec des prix de départ respectifs de 1 479 et 1 629 euros.

La comparaison avec Samsung est particulièrement intéressante parce que les deux entreprises ne se trouvent pas exactement au même stade de leur cycle produit. Apple vient de renouveler sa gamme premium et peut donc intégrer une augmentation au moment du lancement. Samsung envisagerait au contraire de modifier les tarifs d’une génération déjà bien installée sur le marché.

Les premières rumeurs concernant les futurs Galaxy S27 évoquaient déjà une augmentation de prix. Si Samsung relève finalement les tarifs des S26 dès octobre, cela pourrait signifier que le groupe estime ne plus pouvoir attendre sa prochaine génération pour répercuter l’inflation des composants.

L’IA transforme aussi le marché mondial de la mémoire

Cette flambée ne peut pas être comprise uniquement à travers le marché du smartphone. La demande massive générée par les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle pousse les fabricants de mémoire à privilégier les produits et marchés les plus rentables. Les capacités industrielles ne peuvent pas être réorientées instantanément, ce qui crée des tensions sur d’autres segments.

Pour les fabricants de smartphones, cette nouvelle concurrence est particulièrement problématique. Les appareils haut de gamme utilisent eux-mêmes davantage de RAM et de stockage afin de gérer des fonctions d’IA locales, des modèles plus volumineux et des contenus photo ou vidéo toujours plus lourds.

d2f84980 1c29 11f1 ad78 f50e013bd5dd

Le smartphone se retrouve donc pris entre deux tendances : il a besoin de davantage de mémoire au moment même où celle-ci devient plus chère.

Cette pression pourrait également favoriser une segmentation plus agressive des configurations. Les constructeurs peuvent limiter la quantité de RAM des modèles d’entrée de gamme, facturer davantage les capacités de stockage supérieures ou ralentir l’augmentation des spécifications afin de contenir leurs coûts.

Le prix des smartphones pourrait devenir beaucoup moins prévisible

Samsung n’a pour l’instant rien décidé officiellement, et une augmentation des Galaxy S26 en dehors de Corée du Sud reste encore plus incertaine. Mais le simple fait qu’une révision du prix de smartphones déjà commercialisés soit envisagée montre à quel point la situation des composants est devenue inhabituelle.

Cette évolution pourrait aussi modifier les habitudes d’achat. Attendre six ou huit mois après le lancement d’un flagship était jusqu’ici une stratégie relativement sûre pour bénéficier de promotions plus importantes. Dans un environnement où le prix conseillé peut remonter en cours de génération, ce calcul devient moins évident.

Tout dépendra désormais de la durée de la flambée de la mémoire. Une stabilisation rapide permettrait aux fabricants de continuer à absorber une partie des coûts. Une hausse prolongée pourrait au contraire rendre les augmentations beaucoup plus fréquentes, y compris sur des produits déjà dans les rayons.

Après des années où le smartphone perdait presque mécaniquement de la valeur après son lancement, l’industrie pourrait ainsi entrer dans une période beaucoup plus étrange : celle où attendre quelques mois ne garantit plus de payer moins cher, et où le prix d’un flagship dépend autant du marché mondial de la mémoire que de sa propre fiche technique.

Retrouvez BlogNT en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos analyses et tests remontent en tête de votre fil Google Actualités et de la recherche.

Ajouter BlogNT comme source préférée
Publicité
Décryptage