Lancé fin 2023 par xAI, l’entreprise fondée par Elon Musk pour rivaliser avec OpenAI, Google DeepMind et Anthropic, Grok est un assistant conversationnel dont l’objectif affiché est de « comprendre profondément l’univers » — son nom est inspiré du roman Stranger in a Strange Land.
Ce qui distingue Grok des autres IA, c’est son ton volontairement irrévérencieux, sa connexion directe au réseau social X (anciennement Twitter), et son intégration à l’écosystème Musk (Tesla, StarlinkStarlink est le service Internet par satellite de SpaceX : une constellation de plus de 10 000 satellites en orbite basse qui apporte du haut débit à faible latence là où la fibre n'arrive pas — et qui vise désormais le smartphone avec le direct-to-cell. Lire la fiche, etc.). Plutôt qu’un assistant « lisse », xAI revendique une IA plus libre, plus provocante et connectée à l’actualité en temps réel.
Comme toute IA générativeL'IA générative est une intelligence artificielle qui crée du texte, des images, des vidéos, du son ou du code à partir d'une simple demande écrite. Lire la fiche, Grok ne « comprend » pas au sens humain : il prédit la suite la plus probable d’un texte à partir d’immenses corpus. Voici, point par point, ce qu’il faut savoir avant de l’utiliser.
Depuis février 2026, xAI a changé de dimension : SpaceX a racheté l’entreprise, X (l’ancien Twitter) inclus, pour former SpaceXAI, un ensemble valorisé autour de 1 250 milliards de dollars et pensé pour unifier IA, infrastructure spatiale et réseau social. Le modèle a lui aussi beaucoup progressé depuis : la génération actuelle, Grok 4.6 (août 2026), cible en priorité le code et les agents IAL'IA agentique désigne les systèmes d'intelligence artificielle capables de planifier puis d'exécuter eux-mêmes des tâches complexes — réserver, coder, naviguer sur le Web, piloter des logiciels — plutôt que de se contenter de répondre à une question. Lire la fiche longue durée, épaulée par Grok Bot, un agent autonome capable d’exécuter des tâches de bout en bout.
Début octobre 2026, SpaceXAI envisagerait, selon un document consulté par Bloomberg, de regrouper Grok et X dans une grille d’abonnements à quatre niveaux, de la formule gratuite à un forfait Ultra à 100 dollars par mois : un niveau « Lite » à 8 dollars ajouterait l’accès à Grok, une coche de vérification et moins de publicités, et l’offre Ultra inclurait Grok Bot ; le quatrième niveau n’est pas détaillé et le projet est encore à l’étude. De son côté, Grokipedia, l’encyclopédie en ligne alimentée par l’IA de SpaceXAI, semble reprendre ses mises à jour après des mois d’inactivité, sans qu’on puisse parler de reprise générale.
Depuis, la documentation de l’API xAI liste Grok 4.7 (septembre), présenté pour le code, les tâches d’agent et le travail de connaissance : contexte de 500 000 tokens, texte et images en entrée, texte en sortie, à 2 dollars l’entrée et 6 dollars la sortie par million de tokens sous 200 000 tokens de prompt (4 et 12 dollars au-delà). Grok Voice 3.0, en parole à parole, a remplacé Grok Voice 2.0 en octobre au même prix. Côté image et vidéo, xAI a publié fin octobre « Odyssey », un premier épisode de sept minutes réalisé avec Grok Imagine par Wonder Studios et le réalisateur Dev Walker : visuellement convaincant mais sans véritable récit, selon notre analyse.
Côté abonnés, Grok Bot, le service d’agent autonome, a connu un début de novembre tendu : des abonnés ont vu leurs quotas hebdomadaires fondre en quelques jours, et Elon Musk a répondu sur X que le coût de service de Grok Bot était « insoutenablement élevé par rapport aux revenus », sans chiffre ni détail sur les nouvelles limites, d’après The Next Web. La présidente de SpaceX, Gwynne Shotwell, avait pourtant évoqué 800 000 abonnés payants hebdomadaires début octobre, plus du double du mois précédent ; les forfaits montent jusqu’à 200 dollars par mois.