OPPO commence à dévoiler les principales caractéristiques de sa OPPO Watch S2, quelques jours avant sa présentation officielle prévue le 22 septembre aux côtés de la série Find X10. La nouvelle montre conserve le format circulaire et ultrafin de la génération précédente, avec seulement 8,9 mm d’épaisseur pour un poids de 34,4 grammes sans bracelet.
Mais, les principales évolutions se trouvent à l’intérieur. OPPO introduit notamment un mode « FatMax » capable de personnaliser la zone cardiaque associée à la combustion des graisses, tout en annonçant des mesures plus précises grâce à une nouvelle génération de capteurs.
Une OPPO Watch S2 toujours aussi fine et légère
OPPO ne bouleverse pas la formule esthétique de sa montre. La OPPO Watch S2 conserve un cadran rond et un boîtier particulièrement discret, avec une épaisseur limitée à 8,9 mm.
Son poids atteint 34,4 grammes sans le bracelet, soit une valeur très proche de celle de la génération précédente. Le constructeur semble donc avoir privilégié la continuité plutôt qu’une refonte du design, avec toujours la même priorité : proposer une montre suffisamment légère pour rester au poignet toute la journée et pendant la nuit.

Ce choix devient particulièrement pertinent à mesure que les fonctions de suivi de la santé reposent sur des mesures continues. Une montre peut disposer de nombreux capteurs, mais leur intérêt diminue rapidement si son poids ou son épaisseur pousse l’utilisateur à la retirer pour dormir ou pendant certaines activités.
La OPPO Watch S2 sera proposée en Chine dans trois coloris baptisés Vibrant Orange, Misty Powder et Mountain Shadow Grey. Les précommandes sont déjà ouvertes avant sa commercialisation officielle.
FatMax veut mesurer la combustion des graisses pendant l’effort
La nouveauté la plus originale porte le nom de FatMax. Le principe consiste à déterminer la zone de fréquence cardiaque dans laquelle l’organisme de l’utilisateur favoriserait davantage l’utilisation des graisses pendant l’effort. OPPO prend pour cela en compte plusieurs informations personnelles, notamment la taille, le poids, l’âge, le sexe et le niveau d’activité physique.
La montre ne se contente toutefois pas d’établir une zone générique à partir de ces données. OPPO explique que FatMax continuera à ajuster son estimation au fur et à mesure que la OPPO Watch S2 accumule des informations sur son utilisateur.
Pendant une séance, la montre pourra afficher la zone cardiaque correspondante et proposer une estimation en temps réel de la quantité de graisse consommée, exprimée en grammes.
Cette donnée devra naturellement être interprétée comme une estimation algorithmique plutôt que comme une mesure directe. Une montre portée au poignet ne mesure pas directement la quantité de graisse métabolisée par l’organisme. Elle extrapole cette information à partir des données physiologiques disponibles et du modèle développé par OPPO.
L’intérêt de FatMax pourrait donc surtout résider dans son rôle de guide pendant l’entraînement. Plutôt que de présenter uniquement une fréquence cardiaque et des calories, la Watch S2 cherche à traduire les données en indications plus faciles à comprendre pour l’utilisateur.
ECG, température et SpO2 : OPPO renforce ses capteurs
Le suivi de la santé bénéficie également d’une évolution matérielle. La OPPO Watch S2 combine la mesure de la fréquence cardiaque, de l’oxygène dans le sang, de la température au poignet et un électrocardiogramme. Cette combinaison permet à OPPO de couvrir aussi bien le suivi quotidien que certaines données plus spécifiques.
Le constructeur met surtout l’accent sur la précision pendant les mouvements. Son nouveau capteur optique serait 75 % plus résistant aux interférences, selon les chiffres communiqués par OPPO.
La précision de la fréquence cardiaque pendant l’exercice atteindrait quant à elle 98,8 %. Il s’agit là encore d’une valeur annoncée par le constructeur, dont les conditions de test devront être examinées lorsque des évaluations indépendantes de la montre seront disponibles.

L’amélioration du suivi pendant l’effort est néanmoins importante. Les mouvements du poignet, la transpiration et les variations de contact avec la peau représentent des difficultés importantes pour les capteurs optiques des montres connectées.
Avec FatMax, la précision devient même centrale : si l’algorithme utilise la fréquence cardiaque pour déterminer une zone d’entraînement personnalisée, une mesure instable pourrait directement affecter les recommandations affichées.
Jusqu’à 10 jours d’autonomie malgré un boîtier de 8,9 mm
OPPO semble également avoir conservé l’un des points forts de la première OPPO Watch S : son autonomie. Le constructeur annonce jusqu’à 10 jours dans les conditions d’utilisation les plus économes. En usage considéré comme normal, la montre pourrait atteindre environ sept jours avant de nécessiter une recharge.
L’activation permanente de l’écran Always-On réduirait cette autonomie à environ quatre jours.
Ces chiffres devront évidemment être confrontés aux usages réels, notamment avec les fonctions de santé, les notifications et les séances sportives activées régulièrement. Ils restent néanmoins intéressants compte tenu de l’épaisseur limitée du boîtier.
OPPO cherche ainsi à maintenir un compromis différent de celui de certaines montres connectées très riches en applications, mais nécessitant une recharge beaucoup plus fréquente. Une autonomie de plusieurs jours facilite notamment le suivi du sommeil et des tendances physiologiques sur de longues périodes.
La OPPO Watch S2 reste connectée à deux smartphones
La montre conserve également sa fonction de connexion simultanée à deux appareils. Cette possibilité peut être utile pour les utilisateurs disposant, par exemple, d’un smartphone personnel et d’un téléphone professionnel. Plutôt que de changer constamment l’appareil associé, la OPPO Watch S2 peut maintenir les deux connexions.
OPPO reconduit parallèlement son système Watch Fluid Cloud, qui permet d’afficher sur la montre des informations actualisées provenant de différents services.
Le système peut notamment relayer l’état d’une livraison de repas, l’arrivée d’un véhicule réservé via une application de transport ou certaines informations de navigation. L’objectif est de présenter les données importantes directement au poignet sans obliger l’utilisateur à consulter constamment son téléphone.
Ce type de fonction illustre également le rôle que OPPO veut donner à sa montre. La OPPO Watch S2 ne cherche pas uniquement à être un appareil sportif : elle doit devenir une extension légère du smartphone, capable de filtrer les informations qui méritent réellement l’attention de l’utilisateur.
Oppo affine sa formule plutôt que de la réinventer
La première OPPO Watch S avait été lancée en Chine en octobre 2025 à partir de 1 499 yuans, avant d’arriver sur d’autres marchés autour de 229 euros. Avec la Watch S2, OPPO semble conserver les fondamentaux de cette génération : un boîtier fin, un poids contenu et une autonomie de plusieurs jours. L’évolution se concentre davantage sur la manière dont les données physiologiques sont mesurées et présentées.
FatMax est probablement le meilleur exemple de cette stratégie. Comme d’autres fabricants de montres connectées, OPPO cherche progressivement à passer de la collecte brute de données à leur interprétation. Une fréquence cardiaque devient une zone d’entraînement ; plusieurs paramètres personnels deviennent une recommandation ; une séance sportive produit une estimation directement compréhensible.
La pertinence de cette approche dépendra toutefois de la fiabilité des algorithmes et de la transparence avec laquelle OPPO explique leurs limites. Transformer une donnée complexe en un nombre simple est pratique, mais peut également donner une impression de précision supérieure à ce que le capteur est réellement capable de mesurer.
La OPPO Watch S2 sera officiellement présentée le 22 septembre en Chine, aux côtés de la série Find X10. Son prix définitif et les détails concernant une éventuelle commercialisation internationale restent encore à connaître.
OPPO ne cherche donc pas à transformer radicalement sa montre la plus fine. Avec la Watch S2, la marque préfère rendre ses capteurs plus fiables et ses données plus intelligibles — une évolution qui résume assez bien la prochaine bataille des wearables, où interpréter correctement le corps devient plus important que simplement accumuler des mesures.