Samsung officialise le Galaxy A18 4G, nouveau représentant de sa gamme abordable, avec une surprise sous le capot. Alors que les premières informations annonçaient une nouvelle utilisation du MediaTek Helio G99, le constructeur a finalement choisi son propre Exynos 1610, une puce encore largement inconnue.
Pour le reste, Samsung joue la carte de la continuité : écran Super AMOLED 90 Hz, appareil photo principal de 50 mégapixels, batterie de 5 000 mAh et quelques fonctions Galaxy AI. Surtout, le smartphone bénéficiera de six années de mises à jour, un argument particulièrement important sur ce segment.
Le Exynos 1610 remplace finalement le MediaTek Helio G99
Les premiers benchmarks apparus au mois d’août avaient laissé penser que Samsung allait une nouvelle fois utiliser le MediaTek Helio G99. Un choix qui n’aurait rien eu de surprenant : cette puce avait déjà équipé plusieurs générations de smartphones 4G du constructeur, notamment les Galaxy A15, A16 et A17. Samsung semblait donc prêt à prolonger encore sa durée de vie avec le Galaxy A18.
La version commercialisée prend finalement une autre direction. Samsung introduit le Exynos 1610, revenant ainsi à une puce développée en interne pour son nouveau modèle abordable.
Le constructeur reste toutefois très discret sur les caractéristiques de ce SoC. Son architecture CPU, son GPU, sa finesse de gravure ou encore ses performances exactes ne sont pas encore détaillés. Il faudra donc attendre davantage d’informations et surtout les premiers tests pour déterminer ce que cet Exynos apporte réellement face au Helio G99.
Ce changement est néanmoins intéressant d’un point de vue stratégique. Sur un appareil vendu en volumes importants, utiliser davantage de composants internes peut permettre à Samsung de mieux contrôler les coûts et l’intégration matérielle, tout en réduisant sa dépendance envers des fournisseurs externes.
Un écran Super AMOLED de 6,7 pouces à 90 Hz

Autour de cette nouvelle puce, la fiche technique reste proche de ce que les précédentes fuites annonçaient. Le Galaxy A18 4G embarque un écran Super AMOLED de 6,7 pouces avec un taux de rafraîchissement de 90 Hz. Samsung conserve donc l’un des principaux arguments de sa gamme A : proposer une dalle OLED sur un smartphone positionné bien en dessous des Galaxy S.
Le design reste relativement classique. Le smartphone utilise un cadre plat aux angles arrondis, tandis que la caméra frontale prend place dans une encoche en forme de goutte d’eau.
Cette dernière rappelle immédiatement le positionnement tarifaire de l’appareil. Samsung réserve toujours ses découpes plus modernes aux modèles supérieurs, mais privilégie ici la qualité de la technologie d’affichage plutôt qu’une façade particulièrement sophistiquée.
Le passage à 90 Hz permet également de conserver une meilleure fluidité dans les animations et le défilement sans viser les 120 Hz devenus habituels sur les appareils plus haut de gamme. Ce compromis peut aussi contribuer à maîtriser la consommation énergétique.
Un capteur principal de 50 mégapixels et une batterie de 5 000 mAh

La photographie repose sur une configuration à trois capteurs au dos. Le module principal affiche une définition de 50 mégapixels et est accompagné d’un ultra grand-angle de 5 mégapixels ainsi que d’un capteur macro de 2 mégapixels. À l’avant, Samsung utilise une caméra de 13 mégapixels pour les selfies et les appels vidéo.
Cette configuration reste très conventionnelle pour la catégorie. Le capteur principal devrait concentrer l’essentiel de l’intérêt photographique, tandis que les deux modules secondaires permettent surtout d’offrir davantage de polyvalence sur la fiche technique.
L’autonomie repose sur une batterie de 5 000 mAh, associée à une recharge filaire de 25 W. Samsung annonce qu’environ 30 minutes suffisent pour retrouver 50 % de batterie. Là encore, la marque ne cherche pas à rivaliser avec les systèmes de recharge très rapides proposés par certains constructeurs chinois. Elle conserve plutôt une capacité et une puissance déjà largement éprouvées dans sa gamme Galaxy A.
Le Galaxy A18 4G bénéficie par ailleurs d’une certification IP64. Il est donc protégé contre la poussière et les projections d’eau, sans pour autant être conçu pour supporter une immersion.
Galaxy AI descend encore dans la gamme A
Samsung continue également de démocratiser certaines fonctions logicielles initialement associées à ses smartphones premium. Le Galaxy A18 4G propose notamment Entourer pour chercher, qui permet de lancer une recherche à partir d’un élément affiché à l’écran en l’entourant ou en le sélectionnant.
Gemini est également intégré au système. L’assistant de Google peut être utilisé en langage naturel pour effectuer certaines actions, comme envoyer un message ou ajouter un événement au calendrier.
Toutes les capacités Galaxy AI disponibles sur les Galaxy S ne sont évidemment pas présentes sur ce modèle. Le positionnement du Exynos 1610 et les ressources matérielles disponibles imposent nécessairement des limites, notamment pour les fonctions exécutées localement.
L’arrivée de ces outils sur un appareil à 280 euros reste néanmoins révélatrice. Les fonctions d’IA ne constituent progressivement plus un argument réservé aux flagships et deviennent une composante standard de l’expérience Android, y compris sur les modèles beaucoup plus accessibles.
Six ans de mises à jour pour un smartphone à 280 euros

C’est probablement sur le support logiciel que Samsung dispose de son argument le plus solide. Le Galaxy A18 4G est livré avec One UI 9.0 basé sur Android 17 et bénéficiera de six années de mises à jour du système et de sécurité. Samsung reprend ainsi la politique introduite sur le Galaxy A17.
Cette durée change sensiblement la proposition d’un smartphone abordable. Historiquement, les modèles de cette catégorie pouvaient devenir obsolètes bien avant que leur matériel ne cesse réellement de fonctionner, simplement parce que les nouvelles versions d’Android et les correctifs de sécurité n’étaient plus proposés.
Six années de suivi rapprochent désormais la gamme A des politiques autrefois réservées aux appareils premium. La question sera évidemment de savoir comment le Exynos 1610 et les 4 Go de RAM du modèle de base supporteront les futures versions de One UI à mesure qu’elles deviendront plus exigeantes.
Samsung devra donc maintenir un équilibre entre l’ajout de nouvelles fonctions et la conservation de performances satisfaisantes sur un matériel vieillissant. Une longue promesse de support n’a réellement de valeur que si l’expérience reste utilisable jusqu’à son terme.
Le Galaxy A18 4G arrive à 280 euros en France
Le Samsung Galaxy A18 4G est commercialisé en noir, gris et bleu clair. La configuration de base associe 4 Go de RAM à 128 Go de stockage et est proposée à 280 euros en France.
À 280 euros, Samsung ne cherche donc pas nécessairement à remporter la bataille de la fiche technique. Certains concurrents proposent déjà davantage de RAM, une recharge plus rapide ou des configurations photographiques plus ambitieuses dans cette gamme de prix.
Le Galaxy A18 4G mise plutôt sur un ensemble cohérent : écran AMOLED, grande batterie, certification IP64, intégration des services Google et surtout six années de support.
Le véritable point d’interrogation reste finalement le Exynos 1610. En abandonnant au dernier moment le vieillissant Helio G99, Samsung donne à son nouveau Galaxy A18 une puce inédite ; reste maintenant à savoir si elle sera simplement moins chère à produire ou suffisamment performante pour accompagner réellement six années de mises à jour.