Google renforce sa présence dans la santé féminine en prenant une participation dans Flo Health, l’application de suivi du cycle menstruel et de la santé reproductive. Les deux entreprises ont annoncé un partenariat pluriannuel qui doit rapprocher les données de Flo de l’écosystème Google Health, notamment des appareils Fitbit et de son coach de santé dopé à l’intelligence artificielle. Le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé.x
À partir de début 2027, les utilisatrices pourront synchroniser Flo Health avec l’application Google Health. Les données collectées par les appareils Fitbit, notamment le sommeil, la fréquence cardiaque et la température cutanée, pourront alors alimenter les prédictions du cycle menstruel. En retour, les analyses de Flo Health devraient enrichir les recommandations personnalisées du coach de santé IA payant de Google.

Des objets connectés dédiés à la santé féminine
Le partenariat ne se limitera pas à la synchronisation des applications. Google et Flo prévoient également de développer des produits connectés co-marqués, combinant les algorithmes de suivi de Flo avec les capteurs et les appareils portables de Google. Aucun produit, prix ou calendrier de commercialisation n’a encore été annoncé.
Les deux entreprises lanceront aussi un programme de recherche commun consacré à la santé féminine. Les travaux porteront notamment sur la détection précoce de signes de périménopause et sur l’identification de profils de symptômes associés à des pathologies comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et l’endométriose.
L’objectif est d’exploiter les données physiologiques collectées au quotidien pour compléter le suivi des symptômes et affiner les informations proposées aux utilisatrices. Ces outils devront néanmoins être évalués pour déterminer dans quelle mesure ils peuvent fournir des indications médicales fiables.
La confidentialité au cœur du partenariat
Les données liées au cycle menstruel et à la santé reproductive sont particulièrement sensibles. Google et Flo Health affirment que les données ne seront transférées entre les applications qu’avec le consentement explicite des utilisatrices, demandé séparément pour chaque catégorie d’informations. Flo précise également que ces données ne seront ni vendues ni utilisées à des fins publicitaires.
Ces engagements interviennent dans un contexte délicat pour Flo. En 2021, l’entreprise avait conclu un accord avec la Federal Trade Commission (FTC) américaine après des accusations concernant le partage de données sensibles avec des tiers, notamment Facebook et Google, malgré ses promesses de confidentialité.
Flo Health affirme que son application a été téléchargée par 500 millions de personnes et compte plus de 80 millions d’utilisatrices mensuelles. Pour Google, ce partenariat constitue une nouvelle étape dans le développement de ses services de santé connectée, après le lancement du Fitbit Air, un bracelet sans écran associé à un coach de santé basé sur l’IA.

L’enjeu sera désormais de démontrer que le rapprochement entre données menstruelles, capteurs physiologiques et intelligence artificielle peut améliorer le suivi de la santé féminine sans compromettre la confidentialité des informations personnelles.