La PS5 a cinq ans. Comme à chaque cycle, la question de sa remplaçante s’invite bien avant toute annonce officielle : Sony n’a ni nommé, ni montré, ni daté sa prochaine console de salon, que la presse spécialisée désigne par commodité « PS6 ». Mais deux faits changent la donne cette année : Sony a confirmé publiquement des choix structurants pour l’avenir de la gamme, et son partenaire AMD a présenté en public les briques technologiques qui l’équiperont.
Ce dossier distingue ce qui relève de la communication officielle, ce qui est corroboré par plusieurs fuites sérieuses, et ce qui reste de la pure spéculation — y compris quand les chiffres se contredisent d’une source à l’autre.
Rien n’est officiel, mais Sony regarde déjà loinSolide
En juin 2026, Sony Interactive Entertainment a publiquement confirmé « poursuivre ses investissements dans l’avenir de l’écosystème PlayStation », en citant explicitement « la prochaine génération de sa plateforme et les contenus associés ». Une formule prudente, mais un engagement inédit à ce stade d’un cycle.
Sony a aussi confirmé avoir reconduit AMD comme partenaire pour la puce de sa prochaine console, à l’issue d’une compétition qui avait vu Intel figurer parmi les finalistes. En octobre 2025, Sony et AMD ont présenté ensemble trois technologies destinées à cette future génération, sous le nom de code « Project Amethyst » : les Neural Arrays (reconstruction d’image assistée par IA), les Radiance Cores (accélération matérielle du ray et path tracing) et la Universal Compression (optimisation de la bande passante mémoire).
Mark Cerny a précisé que ces briques arriveraient « dans quelques années », sans annoncer la PS6 elle-même.
Le tout-numérique, ça c’est officielSolide
C’est la décision la plus concrète annoncée à ce jour : Sony a déclaré en juillet 2026 que la production de disques physiques pour les jeux PlayStation cesserait à partir de janvier 2028. Au-delà de cette date, les nouveaux titres PlayStation ne sortiraient plus qu’en dématérialisé ou sous forme de code à acheter en boutique.
Le calendrier de cette bascule coïncide avec les fenêtres de lancement évoquées pour la PS6, sans que Sony ait établi de lien explicite entre les deux.
La puce : Zen 6, RDNA 5, et un bond en ray tracingPrudence
Les fuites matérielles convergent sur les grandes lignes : un CPU AMD Zen 6 à 8 cœurs, un GPU RDNA 5 doté de 40 à 48 unités de calcul, pour une puissance brute annoncée jusqu’à 40 TFLOPS — environ trois fois la puissance de calcul de la PS5. Le ray tracing profiterait directement des Radiance Cores présentées par AMD, avec un gain annoncé de 6 à 12 fois par rapport à la PS5 selon les sources.

Sur la mémoire en revanche, les chiffres divergent franchement selon les rapports : certains évoquent 30 Go de GDDR7 à 640 Go/s de bande passante, d’autres montent jusqu’à 40 Go. Cet écart n’est pas anodin — il conditionne directement le coût de fabrication et donc le prix final — et Sony n’a rien confirmé à ce stade.
FSR plutôt que PSSR ?À vérifier
Autre point disputé : la technologie de reconstruction d’image. Plusieurs fuites affirment que la PS6 s’appuierait sur une version du FSR d’AMD plutôt que sur une évolution du PSSR maison, introduit avec la PS5 Pro — une bascule qui serait cohérente avec les Neural Arrays co-développées avec AMD.
D’autres sources maintiennent qu’un PSSR de nouvelle génération resterait au cœur de l’offre. Aucune des deux hypothèses n’est confirmée par Sony.
Une PS6 portable en approche : Project CanisPrudence
À côté de la console de salon (désignée en interne, selon les fuites, sous le nom de code Project Orion), une version portable circule sous le nom de code Project Canis. Elle embarquerait environ 24 Go de LPDDR5X, 4 cœurs Zen 6 et 12 à 20 unités RDNA 5, pour une puissance effective de 10 à 14 TFLOPS — de quoi faire tourner nativement les jeux PS5. L’écran serait nativement en 540p, upscalé en 1080p via une version future du PSSR, avec un système hybride capable de se docker sur un téléviseur.
Rien de tout cela n’est confirmé par Sony, qui n’a jamais mentionné publiquement un appareil portable pour cette génération.
Rétrocompatibilité : une continuité très probablePrudence
La reconduction de l’architecture AMD rend la rétrocompatibilité avec les jeux PS5, et probablement PS4, hautement plausible — c’est d’ailleurs la pratique de Sony depuis la PS5. Mais l’entreprise n’a formulé aucune garantie officielle sur ce point pour sa prochaine console.
Une date qui n’en finit pas de reculerPrudence
La fenêtre de lancement fait l’objet des versions les plus contradictoires du dossier. Le PDG de Sony lui-même a indiqué que la date n’était fixée même en interne. Bloomberg évoque une crise du prix de la mémoire — portée par la demande liée à l’IA — qui repousserait un lancement initialement visé pour 2027 vers 2028, voire les fêtes de fin d’année 2028. Des sources proches du matériel maintiennent au contraire un lancement fin 2027. Les deux versions coexistent au moment de la publication de ce dossier.
Ce que Sony n’a toujours pas ditÀ vérifier
À peu près tout ce qui ferait de ce dossier un vrai lancement : le nom définitif de la console (« PS6 » n’est qu’un raccourci journalistique), la date, le prix — les estimations tournent autour de 699 à 750 dollars, contre 799 dollars pour la PS5 Pro, mais rien n’est communiqué — et la configuration mémoire exacte.
La console portable Project Canis n’a, elle, jamais été évoquée publiquement.
Dossier arrêté au 29 septembre 2026, à plusieurs mois — voire plus d’un an — du lancement. Sony n’ayant rien confirmé sur la console elle-même, ce dossier sera largement révisé au fil des prochaines fuites puis de la présentation officielle.