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iPhone 18 Pro : le démontage d’iFixit confirme les batteries et révèle un écran délicat à retirer

Décryptage

iPhone 18 Pro : le démontage d’iFixit confirme les batteries et révèle un écran délicat à retirer

L'ESSENTIEL
  • La confirmation de batteries de 4 288 mAh et 5 567 mAh faciles à détacher grâce à un support vissé.
  • Une ouverture variable complexe à six lamelles pour ajuster la lumière du capteur principal.
  • Un Face ID partiellement intégré sous l'écran qui conserve toujours sa fameuse Dynamic Island.
  • Un cadre plastique d'écran fragile qui s'est fissuré sur une majorité des modèles testés.
  • Un score de réparabilité provisoire encourageant de 7 sur 10 malgré quelques zones délicates.

Les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max viennent de passer entre les mains d’iFixit, et leur démontage permet enfin de vérifier plusieurs rumeurs qui circulaient depuis des mois. Les capacités exactes des batteries sont confirmées, tout comme l’arrivée de l’ouverture variable sur l’appareil photo et une intégration seulement partielle de Face ID sous l’écran.

Le démontage révèle toutefois une surprise moins rassurante pour les réparations : sur trois des quatre appareils ouverts par iFixit, le cadre plastique entourant l’écran s’est fissuré ou partiellement désolidarisé pendant l’opération. Un constat à relativiser étant donné le faible nombre d’exemplaires testés, mais qui pourrait compliquer une intervention pourtant devenue plus simple une fois la batterie atteinte.

Les batteries de 4 288 et 5 567 mAh sont confirmées

Les certifications apparues cet été avaient donné des chiffres extrêmement précis. iFixit les confirme désormais directement sur les composants : l’iPhone 18 Pro américain exclusivement eSIM embarque une batterie de 4 288 mAh, tandis que l’iPhone 18 Pro Max monte à 5 567 mAh.

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Apple conserve également l’une des évolutions les plus intéressantes introduites précédemment dans la conception interne de ses smartphones. La batterie reste installée dans un support métallique fixé par des vis, plutôt que maintenue uniquement par des adhésifs difficiles à retirer.

Pour une réparation, cette architecture constitue un progrès concret. Une fois le téléphone correctement ouvert, le technicien peut retirer le module de batterie sans devoir lutter contre de longues bandes adhésives ou utiliser des produits destinés à les ramollir.

Le problème se situe justement avant cette étape. Sur les iPhone 18 Pro, l’accès à la batterie passe toujours par le démontage de l’écran, lui-même solidement fixé au châssis. Et c’est précisément à cet endroit qu’iFixit a rencontré ses principales difficultés.

Un cadre d’écran endommagé sur trois des quatre iPhone démontés

Pendant ses démontages, iFixit indique que le cadre plastique entourant l’écran s’est fissuré ou séparé sur trois des quatre appareils ouverts. Un seul écran aurait pu être retiré proprement. Quatre smartphones constituent évidemment un échantillon beaucoup trop limité pour parler d’un défaut généralisé ou établir un taux de défaillance. Le résultat mérite néanmoins d’être surveillé, car cette pièce se trouve directement sur le chemin d’une des réparations les plus courantes au cours de la vie d’un smartphone : le remplacement de sa batterie.

iPhone 18 TD 1066

La situation crée ainsi un paradoxe. Apple a conçu un système de fixation de la batterie particulièrement intéressant pour la maintenance, mais celui-ci n’apporte tout son bénéfice qu’après avoir franchi une étape potentiellement délicate. Une batterie facilement démontable perd une partie de son intérêt si son accès expose l’écran à des dommages.

Pour l’instant, iFixit attribue aux deux modèles une note provisoire de réparabilité de 7 sur 10. Toutefois, les problèmes observés autour du cadre de l’écran ne sont pas encore intégrés à cette évaluation. D’autres démontages seront nécessaires pour déterminer s’il s’agit d’incidents isolés liés aux premiers exemplaires ou d’une fragilité plus systématique.

Cette question prend d’autant plus d’importance qu’une batterie est une pièce d’usure. Même un smartphone parfaitement fonctionnel peut nécessiter son remplacement après plusieurs années, simplement en raison de la dégradation naturelle des cellules.

Face ID sous l’écran : Apple n’a fait que la moitié du chemin

Le démontage permet également de clarifier l’une des principales rumeurs entourant les iPhone 18 Pro. Apple a bien commencé à déplacer certains composants de Face ID sous la dalle, mais l’ensemble du système n’a pas disparu derrière l’écran. La caméra infrarouge se trouve désormais sous la dalle. En revanche, le projecteur de points reste logé dans la Dynamic Island aux côtés de la caméra frontale. Apple a donc réduit l’espace occupé par certains composants visibles sans parvenir — ou sans chercher cette année — à dissimuler totalement le système de reconnaissance faciale.

Cette architecture explique pourquoi la Dynamic Island est toujours présente malgré les nombreuses rumeurs annonçant un Face ID entièrement intégré sous l’écran. Elle montre également la difficulté de cette transition : les différents éléments du système TrueDepth n’ont pas les mêmes contraintes optiques et ne peuvent pas nécessairement être placés derrière une dalle avec la même facilité.

Autre rumeur partiellement confirmée : celle du modem C2 développé par Apple. Celui-ci équipe les différentes variantes des iPhone 18 Pro, à une exception notable. La version américaine de l’iPhone 18 Pro Max utilise toujours un modem Qualcomm, une situation qui serait liée aux accords existants entre Apple et son fournisseur jusqu’en 2026.

L’iPhone 18 Pro illustre ainsi une transition progressive plutôt qu’une rupture complète. Apple réduit sa dépendance aux composants externes et déplace peu à peu davantage de technologies sous l’écran, mais certaines contraintes industrielles et techniques restent encore visibles dans le produit final.

L’ouverture variable repose sur six minuscules lamelles

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La grande nouveauté mécanique du système photo est, elle, bien présente. iFixit a pu observer le mécanisme d’ouverture variable composé de six lamelles, chacune étant approximativement aussi fine qu’un cheveu humain. Cette conception permet au capteur principal de modifier physiquement son ouverture plutôt que de simuler uniquement le résultat par traitement logiciel. Le mécanisme peut notamment passer d’une ouverture maximale de f/1,48 à une ouverture beaucoup plus réduite, modifiant la quantité de lumière atteignant le capteur.

L’intérêt est particulièrement évident dans certaines conditions lumineuses. Entre f/1,48 et f/4,0, la quantité de lumière admise varie fortement, ce qui permet à l’appareil de mieux adapter son comportement à la scène.

Il ne faut toutefois pas transposer directement les effets observés sur un appareil photo traditionnel. Comme le rappelle iFixit, le nombre f correspond à un rapport entre la longueur focale et le diamètre de l’ouverture. Sur l’iPhone, l’ouverture physique à f/1,48 ne mesure qu’environ 4,6 mm, très loin de celle d’un objectif de 50 mm sur un appareil photo plein format à ouverture équivalente.

L’ouverture variable peut donc être utile pour contrôler la lumière et certains paramètres de prise de vue, mais son influence sur la profondeur de champ reste plus limitée que sur un grand capteur associé à une longue focale. Autrement dit, son intérêt devrait être davantage photographique et technique qu’un moyen de produire systématiquement un arrière-plan naturellement très flou.

Une prouesse mécanique qui pourrait devenir difficile à réparer

Aperture 4x3 1

Le mécanisme impressionne surtout par sa miniaturisation. Faire fonctionner six lamelles mobiles dans l’espace extrêmement réduit d’un module photo de smartphone demande une précision considérable. Mais cette sophistication ajoute également une nouvelle pièce mécanique susceptible de s’user ou de se bloquer.

iFixit considère d’ailleurs le système comme extrêmement difficile à réparer indépendamment. En cas de défaillance du diaphragme, le remplacement complet du module photo pourrait donc être beaucoup plus réaliste qu’une intervention sur le mécanisme lui-même.

L’histoire des smartphones montre que le concept n’est pas entièrement nouveau. Samsung avait notamment utilisé une ouverture variable sur les Galaxy S9 et Galaxy S10 avant d’abandonner cette technologie. Certains utilisateurs avaient également signalé des mécanismes bloqués sur ces générations.

Cela ne permet évidemment pas de conclure que l’iPhone 18 Pro rencontrera le même problème. La conception d’Apple est différente et aucun défaut de ce type n’est établi à ce stade. Mais le retour d’une pièce mécanique dans un module photo rappelle un compromis classique : ajouter davantage de contrôle matériel peut améliorer les possibilités photographiques tout en augmentant la complexité de la réparation.

Une réparabilité encourageante, à condition de pouvoir atteindre la batterie

Au final, le démontage des iPhone 18 Pro raconte deux histoires presque opposées. À l’intérieur, Apple continue d’améliorer certains aspects de la maintenance avec une batterie placée dans un support métallique vissé et une architecture relativement organisée. Dans le même temps, l’accès à ces composants reste dépendant d’un écran dont le démontage s’est révélé problématique sur plusieurs exemplaires testés par iFixit.

Cette contradiction sera particulièrement importante à long terme. Apple facture désormais 149 dollars le remplacement de la batterie sur les nouveaux modèles, soit 10 euros de plus que sur la génération précédente. Pour les utilisateurs souhaitant conserver leur iPhone plusieurs années, la facilité avec laquelle cette opération peut être réalisée compte presque autant que la capacité initiale de la batterie.

Il faudra donc attendre davantage de démontages et de réparations réelles avant de tirer des conclusions sur la résistance du cadre d’écran. Le score provisoire de 7 sur 10 reste plutôt favorable, mais l’expérience des réparateurs permettra de savoir si cette note résiste au temps.

Apple a déjà résolu une partie de l’équation en rendant la batterie elle-même plus simple à retirer. Le prochain progrès pourrait être beaucoup plus élémentaire : permettre d’y accéder sans faire de l’écran, l’un des composants les plus coûteux du smartphone, le passage obligé de chaque remplacement.

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